Marche républicaine du 11 janvier : IBK en vedette

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IBK Paris Charlie HebdoLe Président malien était véritablement l’une des vedettes de cette marche. D’abord, il était au premier plan de la manifestation, coude à coude avec Hollande et le Premier ministre Israélien, Benyamin Netanyahou, juste devant l’ancien Président français, Nicolas Sarkozy.

Il y avait d’autres grands du monde: l’Allemande Angela Merkel, le Britannique David Cameron, l’Italien Matteo Renzi, l’Espagnol Mariano Rajoy, le Belge Charles Michel, le Grec Antonis Samaras, Jean-Claude Junker, Président de la Commission Européenne, le Roi de Jordanie, Abdallah II, Mahmoud Abass de Palestine et plusieurs leaders d’organisations internationales…

La classe politique française était fortement représentée. Ensuite, tous les médias étrangers se sont intéressés à IBK, qui pour une photo, qui pour une interview. Même les chaînes anglaises se sont bousculées pour arracher un mot ou une petite phrase d’IBK. Certains sont allés jusque à son hôtel, dans le 9ème arrondissement, l’Intercontinental, pour tenter d’arracher une interview.

IBK était la coqueluche du 11 janvier 2015. Il était donc très ému. Les télévisions du monde entier ont montré un IBK pensif, très touché par les  évènements qui ont endeuillé Charlie Hebdo et l’Hyper Casher. Toute cette sympathie pour le Mali, à travers son Président, parce que notre pays, avant les tueries de Paris, a été occupé dans sa partie septentrionale par des terroristes, qui ont tué, pillé, volé, violé des femmes, dans la plus grande barbarie. Paris et Bamako sont donc unis dans la lutte contre le terrorisme, aujourd’hui plus qu’hier.

Ce sont plusieurs millions de personnes, de nombreuses nationalités, qui sont sorties ce jour-là, sous un froid glacial dont seul Paris a le secret, pour marcher et dire non aux terroristes. Sur les pancartes Place de la Bastille, où nous avons débuté la marche, on pouvait lire: «Je suis un Juif, je suis un policier, je suis Charlie», «La liberté d’expression d’abord; l’humain d’abord», «Ils n’ont pas tué les artistes, ils les ont rendu immortels»; «Liberté d’expression, laïcité et antiracisme, nous ne nous tairons pas!»;  «Je suis Juif, je suis Musulman, je suis Mécréant, la liberté de penser».

Le monde entier était représenté à cette marche, pour rendre hommage aux dix-sept victimes des terroristes djihadistes. Les Français étaient pour une rare fois unis. Ils se sont retrouvés pour la Liberté, l’Egalité et la Fraternité, la devise chère à la République française.

Rappelons que les attaques perpétrées par les frères Kouachi et Amedy Coulibaly (un Français d’origine malienne) étaient sans précédent dans l’histoire de France. En l’espace de trois jours, ces terroristes s’en sont pris à des symboles forts: des journalistes, des policiers et des Français de confession juive.

La France a eu peur. Elle a tremblé. Et le Président Hollande, très en colère, de déclarer: «nous sommes un peuple libre, qui ne cède à aucune pression, qui n’a pas peur…». En tout cas, une marée humaine contre les terroristes a pris d’assaut la Place de la Nation, via celle de la Bastille, pour gagner la Place de la République, pour rejeter le terrorisme et pour que les Musulmans n’aient pas honte de la France.

IBK, l’une des vedettes de cette manifestation, s’est déclaré très satisfait. «Nous sommes venus dire notre refus de l’horreur, de la barbarie, et mener notre plaidoyer positif pour un monde paix, de tolérance et de vivre ensemble»

Chahana Takiou, Envoyé spécial à Paris

 

Marche républicaine à Paris contre le terrorisme

«Le monde entier était convié à venir à Paris», a déclaré le Président IBK

Malgré l’heure tardive, le Président de la République a tenu à se confier à la presse sur le sens de sa participation à la mobilisation mondiale gigantesque du weekend dernier contre le terrorisme et l’intolérance.

«[…] Le monde entier était convié à venir à Paris, d’un front uni, signifier de la manière la plus claire, la plus nette, la volonté des peuples du monde à s’opposer, par tous les moyens, au terrorisme […]. Et dire également que nous sommes tous debout, sans frayeur, sans cette terreur précisément que l’on voudrait nous inculquer. [Nous tenions à] dire notre refus de l’horreur, de la barbarie, notre plaidoyer positif pour un monde de paix, pour un monde du vivre ensemble, pour un monde de fraternité entre les hommes et entre les religions du monde […]. Nous [le Mali] avons été convié, accueilli, considéré à hauteur de ce qu’est notre pays, le Grand Mali. Cela, le monde entier l’aura compris, l’aura vu. Nous étions en compagnie de Monarques régnant, de Chefs d’Etat éminents, de Chefs de gouvernement tout aussi importants. Pour autant, vous avez vu la place qui nous a été faite. Pas à nous personnellement, mais au Mali. C’est ça qui importe. Que le Mali soit à hauteur de respect, de considération, dus à son passé glorieux à tous égards. Ce passé dont nous voudrions être les dignes héritiers dans le temps ou nous vivons […]».

11 janvier: Une date, deux évènements historiques

«Ce grand Mali, certains l’ont oublié, moi pas. Dans un de ces curieux clins d’œil de l’histoire, il y a deux ans hier, jour pour jour, le 11 janvier 2013, que l’Opération Serval, venant de St Yser et de Ndjamena, fendant le ciel du Mali, a stoppé net les hordes terroristes qui avaient pour ambition saugrenue d’assujettir le Mali. Je ne l’ai pas oublié. Et, par un curieux hasard, ce hasard dont Dieu seul a le secret, ce jour-là, 11 janvier 2013, je me suis trouvé aussitôt après l’annonce faite par François Hollande de l’Opération Serval, sur le plateau de TV5, pour dire mon sentiment par rapport à cette intervention, cette décision politique courageuse, à tous égards, que François Hollande venait de prendre. Nous aurions pu célébrer autrement ce deuxième anniversaire. Hélas, il a plu au Ciel qu’il en soit autrement. […]. Il y avait là un triste anniversaire, une coïncidence, mais qui a vu le Mali désormais capable d’assumer et de dire son destin. Appelé à cette grande manifestation internationale de très haut niveau, et le Président du Mali marchant tête haute, car à la tête d’un pays de haute dignité, de grandeur éprouvée durant des siècles, de culture avérée, d’humanisme fécond, qui a toujours imprégné les berges du Niger. Ce pays était au coude à coude avec ceux qu’on considère comme les grands de ce monde. Cela n’est pas indigne du Mali, cela était requis et dû et cela a été […]».

Ibk à propos de Lassana Bathily: «Malien, musulman et sauveur de Français juifs»

«J’ai eu le bonheur, dès mon arrivée, d’entendre ce mot que l’on n’arrive pas souvent à entendre de la part d’un collègue étranger: «votre pays, Monsieur le Président, a été à l’honneur grâce à l’un des vôtres». Notre pays [le Mali] aurait pu souffrir de comportements inattendus que tout le Mali désapprouve. [Ces comportements] ont été posés au nom d’un Islam que nous ne connaissons pas et dont nous ne nous réclamons pas. Nous n’avons aucun complexe par rapport à cela, nous qui avons Tombouctou, Djenné, Gao et tant d’autres cités saintes et qui avons des Ulémas, des érudits à nuls autres pareils. Un pays auquel on n’apprend pas l’Islam. Nous ne sommes pas des néophytes au Mali, nous pouvons dire l’Islam [aux autres], pas le contraire. Et il s’est trouvé que c’était un jeune Malien. Le Premier Ministre israélien, mon voisin de droite, me l’a dit à répétition: «Monsieur le Président, votre pays a été à l’honneur, grâce à un jeune malien de 24 ans, Lassana Bathily, (qui a sauvé) des vies juives […], grâce à son courage, son intelligence, son savoir-faire, son sang-froid hors pair, dans l’Hyper Casher Porte de Vincennes. Cela, Monsieur le Président, nous restera très sensible au cœur». Voila ce Mali que j’ai eu l’honneur de représenter à Paris […]»

IBK aux jeunes issus de l’immigration:

«Vous n’avez pas à écouter les vendeurs d’illusions!»

«J’ai dit aux nôtres, il est souhaitable que ce message soit bien diffusé, qu’il soit compris par nos jeunes, [qu’ils] n’ont pas à écouter des vendeurs d’illusions. Ils doivent savoir que l’Islam, le nôtre, le vrai, prône la paix, la coexistence, la fraternité, non pas cette violence absurde, qui fauche des vies innocentes, par des gens endoctrinés de la pire des façons. Vous êtes dans un pays ouvert, fraternel, vous avez loisir à apprendre, apprenez pour mieux servir votre pays, votre patrie. Cela vous est demandé, pas autre chose! Dans les lieux de détention où certains d’entre vous viendraient à se trouver, faites en sorte également de ne pas prêter l’oreille complaisante à ces aumôniers d’un autre genre, qui viendraient susurrer à vos oreilles des messages de haine, de rejet de l’autre. Répondez que vous venez d’un pays de paix, d’un pays qui n’aspire qu’à la paix, d’un pays qui s’est toujours dédié à la paix, le Mali.

Voila, chers compatriotes, je reviens de cette mission que j’ai faite en votre nom, pour que le monde sache encore plus que vous êtes un peuple, un pays, de paix».

IBK aux groupes armés:

«Faites en sorte, mes frères, que nous étonnions le monde!»

«Nous continuons à demander et à prier pour que nos frères en Alger, ne l’oublient jamais, nous sommes un pays de fraternité, pays de convivialité, pays de communion au long des siècles. Que cela continue dans la paix, la sérénité la fraternité, telle est la demande de toujours du tréfonds du peuple malien. Faites en sortes, mes frères, que nous étonnions le monde, comme notre jeune compatriote Lassana l’a fait. Que nous étonnions le monde dans notre capacité à faire la paix au-dedans. Nous en avons tous les atouts, tous les éléments, toutes les clés. Ouvrons la porte à la paix!».

Source Présidence de la République

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6 COMMENTAIRES

  1. MOI, JE SUIS BAMBARA, BAMBARA DE SÉGOUKORO.
    J’ ADORE ET RESPECTE MES BOLI, MES DJO ET MES KOROTÉ.
    JE BOIS LE DOLO, LA BIERE DE MIL.
    LA NOTION DE « CHARLIE HEBDO » M’ ÉCHAPPE COMPLETEMENT ET JE VIE BIEN SANS ELLE….
    JE PENSE ET ME DOIS RESPECTER L’HÉRITAGE BAMBARA DE MES AIEULS BAMBARA.
    EN SOMME, JE NE SUIS PAS UN PROSTITUÉ CULTUREL, RÉLIGIEUX, ÉCONOMIQUE,….
    JE SUIS CE QUE JE SUIS, JE REFUSE D’ ETRE CE QU’ ON VEUT QUE JE SOIS.

    IBK AURAIT EU PLUS RAISON DE SE PENDRE, SAUTER DE L’ AVION, BOIRE UN VERRE DE JOHNY WALKER AVEC UN COMPRIMÉ DE CIAN, …. .
    MÉPRISER LES MORTS QUI SONT LES SIENS, LES MILITAIRES MORTS POUR LE MALI DONT IL EST PRÉSIDENT…
    L’ INSULTE D’ IBK ENVERS LA RÉPUBLIQUE DU MALI EST IMPARDONNABLE.
    IBK A VIOLÉ PAS SEULEMENT SON SERMENT DE PRISE DE POUVOIR, MAIS LA CONSTITUTION DE LA RÉPUBLIQUE DU MALI.

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