Mme Keïta Djénéba Keïta, présidente deu collectif des femmes des camps militaires : ‘‘Partout où les camps militaires ont été attaqués, ce sont les jeunes recrues, fraîchement sorties de formation et sans expérience, qui ont été victimes’’

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    Face à la dégradation de la situation sécuritaire dans le nord et au nombre, de plus en plus, élevé des victimes, le collectif des femmes des camps militaires a organisé, lundi dernier, une marche de protestation.

    Objectif : demander aux plus hautes autorités de doter l’armée de moyens adéquats pour défendre l’intégrité du territoire national, violée par les assaillants.

    Partie de Kati, la marche devrait se poursuivre jusqu’au Palais de Koulouba où, le collectif des femmes entendrait soumette ses doléances au chef de l’Etat. Il s’agit, notamment, de l’interdiction formelle à l’état de donner de l’argent aux anciens combattants revenus de Libye, le désarmement pur et simple et par tous les moyens des rebelles, l’envoi au front de soldats expérimentés et non de jeunes recrues et, enfin, la prise en charge des blessés.

    Mais les marcheuses n’arriveront pas au palais présidentiel. Elles ont été reçues par le Général Issouf Goïta et le colonel Ismaël Traoré, commandant de la zone militaire de Kati.

    Face aux deux officiers, la présidente du collectif des femmes des campq Mme Keïta Djénéba Keïta, n’a pas mâché ses mots. « Partout où les camps militaires ont été attaqués, ce sont les jeunes recrues, fraînchement sorties de formation et sans expérience, qui ont été victimes », a-t-elle dit, dans sa déclaration. Avant de réclamer plus de moyens matériels au profit de l’armée. Comme, dit –elle, c’est le cas au Niger et en Mauritanie. « Le Niger et la Mauritanie ont utilisé les moyens qu’il faut pour les mâter ; mais chez nous, le gouvernement a laissé les bandits rentrer avec leurs armes pour tuer nos enfants ».

    Aussi, le collectif des femmes des camps militaires se dit prêt à aller jusqu’au bout de ses révendications.

    « Nous n’allons pas nous arrêter en si bon chemin. Nous nous battrons jusqu’à ce que nous rencontres le président de la République ».

    Une nouvelle rencontre, entre le collectif et le commandant de zone, aura lieu le 7 février prochain. Histoire de s’assurer que leurs révendications ont été prises en compte par la hiérarchie militaire.

    Oumar Babi

     

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