Pillage du patrimoine archéologique national : Où est la vraie statuette Djenné Djeno en terre cuite ?

    0
    1

    En Afrique et, particulièrement, au Mali, la conservation des objets du patrimoine archéologique est un défi de tous les jours. Face au pouvoir de l’argent, certains de ces objets, dont la valeur est inestimable, se retrouvent dans les collections privées à l’étranger. Nos musées ne se contentant, parfois, que des copies de ces objets. Tel semble, selon un expert qui a requis l’anonymat, le cas de la statuette en terre cuite Djenné Djeno actuellement exposée au musée de Bamako…Qui ne serait qu’une pâle copie de l’original. Où est la vérité ? 

    L’après un expert malien qui a requis l’anonymat, la vraie statuette Djenné Djeno en terre cuite aurait été saisie sur un voyageur par la douane française puis rachetée par l’Etat français qui en a fait cadeau au Mali.

    Quelques années après, ce serait l’historique musée du Louvre qui a demandé aux autorités maliennes de lui prêter la statuette en question pour une exposition à Paris sur les terres cuites. Pour cette location, le Mali aurait demandé une forte somme que le musée du Louvre n’a pas hésité à lui verser. Où est parti cet argent ? Où est même la statuette, la vraie, car elle n’est jamais parvenue au musée du Louvre. Qui n’a pas non plus reçu en retour la somme qu’il avait engagée pour acquérir, ne serait-ce que pour un temps, ce précieux objet dont la France avait fait don de l’original au Mali. De l’avis de cet expert, la pièce Djenné Djeno aujourd’hui exposée au musée national, dirigé depuis près de vingt ans par la même personne, ne serait que la copie de l’original. Où est la vérité ?

     

    Les différents ministres de la Culture qui se sont succédé à la tête de ce département sont-ils au courant de l’affaire des sous du musée du Louvre ? Et de la disparition de l’original de la statuette en terre cuite, le Djenné Djeno ? Beaucoup d’interrogations subsistent. Mais une seule certitude : plusieurs objets ethnographiques du patrimoine culturel national ont été bradés à de riches collectionneurs étrangers. Il semblerait, d’ailleurs, que l’ancien site du Djenné

     

    Djeno (situé à quelque 3 km de la ville de Djenné) serait actuellement exploité sur plus d’un kilomètre carré pour le compte d’une personne physique. Difficile de croire à ce bradage du patrimoine national. Mais la réalité risque d’être beaucoup plus décevante et révoltante. Pourvu que les autorités veuillent bien s’intéresser à la question.            

    A suivre.

     

     

    Mamadou FOFANA


    NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.