Primaires de l’ADEMA pour la présidentielle de juillet prochain : -C’est ce soir que le nom du candidat de la Ruche sera connu -Les candidats s’engagent à respecter le choix qui sera fait

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Malgré moult difficultés, la commission de bons offices doit remettre son rapport ce soir au Comité exécutif du parti de l’abeille. Rapport dans lequel elle dira son choix pour l’investiture de l’ADEMA-PASJ à l’élection présidentielle à venir. Les candidats ont, en outre,  signé hier soir  un engagement solennel à respecter le choix qui sera fait quel qu’il soit.

oumarou-AgAux dernières nouvelles, le  candidat de l’ADEMA-PASJ à l’élection présidentielle du 7 juillet prochain sortira du face-à-face Me Kassoum Tapo-Iba N’Diaye. Le choix définitif sera connu ce soir à l’issue de la réunion que la Commission de bons offices aura avec les membres du comité exécutif du parti à Bamako-Coura. La commission n’étant pas statutaire, les commissaires craignent que leur choix ne soit remis en cause avant ou lors de la conférence nationale d’investiture du 14 avril prochain.

Pour éviter toute scission au sein du parti avec des candidats mécontents tentés de claquer la porte, la commission dirigée par Oumarou Ag Ibrahim Haïdara  a fait signer, hier, aux prétendants un engagement solennel. Il s’agit pour chacun d’eux  de s’engager, dans ce document, à se soumettre au choix qui sera fait, à ne pas démissionner du parti, à ne pas se déclarer candidat contre le candidat qui sera choisi par le parti.

Les membres de la commission ont pris cette précaution lorsqu’il est devenu impossible de choisir un candidat par consensus; aucun n’ayant désisté. Le président et ses collaborateurs ont alors opté pour un choix fait par la majorité des commissaires que sont Oumarou Ag Ibrahim Haïdara lui-même, Mohamedoun Dicko, Adama Samassekou, Mme Konté Fatoumata Doumbia, Dr Birama Diakité, et Lazare Tembely. Il s’agissait pour eux de se concerter à huis clos, même s’il le faut  tard dans la nuit d’hier, pour voir en faveur de quel candidat la majorité va se dégager.

 

Qui de Me Tapo ou de Iba sera le candidat de la Ruche ?

 

Selon nos sources, le choix final doit s’opérer entre le président par intérim du parti, Iba N’Diaye et le secrétaire aux affaires juridiques et judiciaires, l’honorable Me Kassoum Tapo.

Cet avocat est né en 1956 à Mopti. Après des études de droit à l’Université de Nanterre (France), il ouvre un cabinet d’avocat à Paris avant de rentrer en 1989 au Mali. Il est élu en 1995 bâtonnier et est chargé par le président de la république Alpha Oumar Konaré de diriger la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) chargée d’organiser des élections boycottées par l’opposition en 1997. Pour le compte de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) et de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), il participe comme observateur à plusieurs élections en Afrique et à Haïti. En 2001, il coordonne la campagne du candidat à l’élection présidentielle Amadou Toumani Touré. En 2002, il est élu député de Mopti et devient vice-président de l’Assemblée nationale.

A l’ADEMA depuis 2008, Me Tapo ne cesse de marquer des points au sein de la classe politique en général et dans la Ruche en particulier. Il jouera un grand rôle dans la lutte pour le retour à l’ordre constitutionnel normal au sein du FDR et à l’Assemblée nationale dont il est devenu le 4ème vice-président. Il a le soutien d’une écrasante majorité des députés du parti de l’abeille. Kassoum Issa Tapo milite activement pour l’abolition de la peine de mort au Mali.

Né le 2 mai 1948 à Kayes, Ibrahima N’Diaye est titulaire d’un DEA en psychologie sociale et d’un diplôme d’études universitaires supérieures de l’éducation. Membre de l’Adéma-Pasj, il a été maire du district de Bamako entre 1998 et 2003, secrétaire général du parti entre 1994 et 1999 avant d’en devenir vice-président depuis 1999. Après avoir servi à l’Agence Nationale pour l’Emploi (ANPE), il est nommé ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle dans le Gouvernement de Modibo Sidibé en octobre 2007. Après le coup d’Etat et le retour à l’ordre constitutionnel, il est devenu président par intérim du parti de l’abeille.

Bruno D SEG BEDJI

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4 COMMENTAIRES

  1. L’incompétence quand tu nous tiens! Comment un parti ayant dirigé le pays pendant près d’une génération s’apprête à choisir un candidat selon un mode non statutaire? C’est lamentable et utopique.

  2. M. OUSMANE SY (MALI),

    LAUREAT DU PRIX INTERNATIONAL ROI BAUDOUIN POUR LE DEVELOPPEMENT 2004-2005

    ”pour la force de sa vision et le courage de ses idées au sujet de la gouvernance en Afrique, et pour l’originalité de ses actions au Mali où, par un processus participatif de décentralisation et l’organisation d’élections transparentes, il est parvenu à créer un cadre stimulant une meilleure gestion publique et une stabilité renforcée, deux conditions essentielles au développement.”

    Ousmane Sy, né en 1949, Malien, est la figure de proue de la décentralisation et de la réforme de la gouvernance dans son pays. Mais il l’est également au niveau de la sous-région de l’Afrique de l’Ouest, où il plaide pour que les réformes mises en œuvre aux niveaux local et national aillent de pair avec des réformes au niveau régional.

    Diplômé en agroéconomie et développement agricole, docteur en développement économique et social, Ousmane Sy est chargé de programme du PNUD au Mali de 1987 à 1993. De 1993 à 2000, il pilote la « Mission de décentralisation et des réformes institutionnelles » chargée de conduire ce processus voulu par le nouveau pouvoir démocratique. En 2000, il entre au gouvernement comme ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, ce qui lui permet de convertir le travail technique en travail politique. Il est également chargé d’organiser les élections présidentielles de 2002.

    Un ancrage local, un retour à la diversité

    Au début de l’opération de décentralisation, le Mali comptait 19 communes urbaines. En 1998, 703 communes avaient été instaurées, en impliquant les populations locales dans leur création. Aujourd’hui, une dizaine de partis participent à la gestion publique et exercent des responsabilités à différents niveaux : une diversité politique s’est installée à travers la décentralisation.

    Ousmane Sy résume l’enjeu : La décentralisation permet assurément de consolider le processus démocratique, en élargissant sa base. Elle l’ancre au niveau local, en soumettant la démocratisation à l’épreuve des réalités de l’échelle locale. Elle constitue également un levier pour la dynamisation de l’économie locale, en rapprochant les décideurs des acteurs locaux. (…) Désormais, les décideurs sont des proches, issus du terroir, et non plus des gens nommés par le pouvoir central. De plus, l’interpellation des pouvoirs locaux peut se faire dans les langues régionales : la décentralisation a été synonyme de reconnaissance de la diversité linguistique et culturelle.

    Le projet de décentralisation a effectivement servi de base aux négociations avec les mouvements rebelles des populations touaregs dans le Nord du pays. Il a permis de satisfaire les revendications de ces mouvements portant sur la reconnaissance de leur existence : la décentralisation est une réponse aux questions que pose la diversité. Celle-ci peut ainsi mieux s’exprimer. Il ne faut pas oublier que la nation malienne tire ses racines de vieux empires qui, dès les 8e et 9e siècles, s’étaient bâtis sur de vastes espaces régionaux, entre l’Atlantique et le Niger, de la lisière du désert au Liberia : l’empire du Ghana, du Mali, l’empire Songhaï… La décentralisation a permis à des communautés de retrouver des identités très anciennes.

    Un modèle exportable ?

    Fort de son expérience, Ousmane Sy a fondé avec d’autres africains le réseau « Dialogue sur la Gouvernance en Afrique », qui couvre actuellement 14 pays d’Afrique occidentale et centrale. Il préside depuis 1992 la Fondation rurale pour l’Afrique de l’Ouest (FRAO). Il a aussi créé son propre centre d’expertise et de conseil, le CEPIA (Centre d’expertises politiques et institutionnelles en Afrique).

    Beaucoup de pays d’Afrique ont pour point commun la mainmise d’une minorité sur les pouvoirs de décision et de gestion. Ils vivent une crise commune née de la centralisation héritée du pouvoir colonial. La décentralisation peut y apporter une réponse. En même temps, elle ouvre un débat fondamental sur le rôle et la place des autorités traditionnelles. C’est au tour de l’Afrique de trouver des réponses à cette question sur laquelle on a trop longtemps fait l’impasse.

    Aujourd’hui, j’accompagne une expérience au Tchad et une autre au Togo. Mais je n’y amène pas de recettes. Le plus important, c’est de mettre en avant un processus, une approche. Le premier principe que nous pouvons expliquer à d’autres, c’est que nous avons assumé la décentralisation comme une réforme politique et non pas comme une simple réforme administrative. Le deuxième, c’est que nous avons accepté d’ouvrir cette réforme à toutes les couches de la population. Pour cela, nous avons dû miser sur la communication. Le troisième veut que l’on accepte de tout mettre à plat, en faisant attention que cela ne mène pas au déchirement du pays.

    Le réseau « Dialogue sur la gouvernance en Afrique » met en commun les expériences développées au niveau local dans différents pays de l’Afrique de l’ouest, dont certaines sont plus anciennes que la décentralisation réalisée au Mali. Très vite, ces acteurs se sont rendu compte que la question de la gouvernance ne concerne pas seulement les Etats mais se pose aussi en termes d’intégration régionale : nos Etats sont trop loin des populations pour pouvoir agir sur le changement, la décentralisation s’impose donc à eux; mais ils sont aussi trop petits pour compter seuls face aux enjeux mondiaux de changement.

    Le changement est possible en Afrique

    Le message d’Ousmane Sy est clair, et sa conviction profonde : Le changement est possible en Afrique, malgré les images et l’actualité négatives qui engendrent trop souvent un afro-pessimisme. Tout mon discours, tout mon travail consistent à montrer que les changements sont possibles, à un certain nombre de conditions parmi lesquelles la décentralisation, une intégration des pays et une meilleure gouvernance s’inspirant du vécu des Africains figurent en bonne place.

  3. Après Dioncounda, pourquoi Ousmane SY est notre meilleur candidat pour la victoire
    (Les 22 raisons)

    1. Il a la légitimité historique, car ayant été là depuis le début de l’association et du Parti ADEMA-PASJ ;

    2. Il a toujours été d’une grande fidélité au Parti malgré son désaccord avec certaines décisions et choix faites au sein du Parti ;

    3. Il a toujours accepté et à assumer toutes les missions du Parti avec dévouement et disponibilité ;

    4. Il a toujours fait preuve d’intégrité et défendu les principes et valeurs du Parti et de la démocratie ;

    5. Il a toujours respecté et appliqué les orientations et décisions du Parti, même celles avec lesquelles il n’était pas d’accord ;

    6. Il a été l’un des rares hommes politique au sein du Parti a désapprouvé ouvertement le choix du Parti a accompagné le régime d’ATT et l’histoire vous a donné raison ;

    7. Il est la personne la mieux indiquée pour garantir la refondation du Parti sur les valeurs et les idéaux qui ont prévalus lors de sa création ;

    8. Il est un homme d’expérience tant sur le plan politique que professionnelle ayant le respect et l’estime des citoyens maliens bien au delà même du Parti ;

    9. Il a été un ministre emblématique de notre Parti (père de la décentralisation au Mali), l’une des plus grandes réussites institutionnelle au Mali et en Afrique ;

    10. Sa valeur et ses compétences en Gouvernance et Décentralisation ont été reconnues sur le plan international (Lauréat du Prestigieux Prix Baudouin en 2004-2005) ;

    11. Il croit en la jeunesse et aux femmes pour l’avenir du Parti et propose un projet pour toute la jeunesse du Mali et les femmes (un nouveau contrat) ;

    12. Il a une vision claire et précise pour sortir la Mali de sa situation actuelle (son ouvrage « Reconstruire l’Afrique, vers une nouvelle gouvernance fondée sur les dynamiques locales») et dispose de tous les atouts pour cela;

    13. Il a un sens très élevé de la responsabilité, du respect du bien public, de la morale et d’éthique ;

    14. Ses prises de positions courageuses et clairvoyantes par rapport à l’orientation stratégique du Parti, suite à la défaite en 2002, font de lui le porte étendard idéal pour notre Parti aux yeux de la majorité des citoyens ;

    15. Il a toujours été un homme de conviction et ardent défenseur des principes démocratiques au sein du Parti et dans le fonctionnement des institutions du pays ;

    16. Il est tout à la fois très moderne (informatisation de son ministère dès 2001, page facebook, blog, internet) et enraciné dans nos traditions et valeurs ancestrales (honneur, respect de la parole, modestie, responsabilité, disponibilité, don de soit..) ;
    17. Il connaît parfaitement le Mali profond et a été en contact avec les réalités locales et les problèmes de développement à la base durant ces 20 dernières années;

    18. Il est de ceux qui pensent que les valeurs morales et éthiques doivent toujours prévaloir dans le choix des responsables et non le volume de leur portefeuille ou des considérations claniques ou familiales ;

    19. Il est le mieux indiquer pour assurer la transition des générations au sein du Parti en donnant la priorité aux jeunes et aux femmes, mais sur la base du mérite et non du clientélisme ;

    20. Il est le candidat le plus en même d’assurer la victoire au Parti et de fédérer autour de sa personne de nombreux alliés en dehors du Parti ;

    21. Il est le candidat le plus consensuel, après Dioncounda pour préserver l’unité et la cohésion du Parti gage de tout succès électoral comme l’histoire du parti nous l’a démontré ;
    22. Il a la confiance de Dioncounda, symbolisée par le choix porté sur personne pour occuper le poste stratégique de Secrétaire Générale de la Présidence de la République

    L’ASSURANCE POUR BATTIR ENSEMBLE NOS FUTURES VICTOIRES

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