Que sont-ils devenus ? Abdoulaye Sacko, ancien gouverneur de Bamako Un archétype pour la nouvelle génération 

    0

    Son attrait n’a d’égale que son caractère d’homme franc, capable de dire ses quatre vérités à tout commun des mortels, Abdoulaye Sacko malgré ses 70 ans n’a rien perdu de ses vertus de bon Malien. Ingénieur des constructions civiles, il accumule à son actif la conduite et la supervision de nombreux chantiers pour le développement de son pays, le Mali. Son slogan de vie : le travail bien fait.

    Natif de Bougouni, Abdoulaye Sacko fera ses premières années de banc à l’école primaire régionale de Kita, de 1947 à 1953, avant de décrocher cinq ans après seulement, son Brevet d’Etudes du premier cycle à l’Ecole Militaire Préparatoire de Saint Louis. Il poursuivra ses études secondaires en France au sein de la prestigieuse Ecole Militaire préparatoire d’Aix en Provence, d’où il sortira avec son baccalauréat en Mathématiques Elémentaires en 1961.Pressé de venir vite contribuer à la construction de son pays qui venait d’accéder à l’indépendance, Abdoulaye Sacko dépose ses bagages au royaume chérifien du Maroc, plus précisément à l’Ecole Mohamadia d’Ingénieurs du Maroc, au sein de laquelle, il réalise un parcours sans faute, sanctionné par un diplôme d’Ingénieurs des Travaux Publics.

    « Le repos d’un homme c’est dans l’autre monde, seul le travail permet aux vivants de donner  un sens à leur existence » cette philosophie de Abdoulaye Sacko, semble être innée en lui. Pour preuve, toutes ses conversations tournent autour du travail, plutôt toutes ses activités. Tenez, malgré son âge avancée, au-delà de ses missions de consultant ou de superviseur de nombreux grands chantiers, Abdoulaye Sacko s’adonne toujours à l’Agriculture. Il se perd tout les jours dans ses 15 Ha de forêt d’eucalyptus, de plantation d’arbres fruitiers, de Nem et de Mélina, sur la route de Koulikoro.

    Un parcours sans tache!
    Lorsque l’on demande à l’homme de parler  sur son passage au gouvernorat de Bamako, il répond avec un ton sec : « parlons d’autres choses, cela a été éphémère, je suis un ingénieur pas un gouverneur ». Certes, ce passage a été éphémère, sept mois, de septembre 1990 à mars 1991, mais  de nombreux agents du gouvernorat de Bamako soutiennent jus qu’à nos jours que l’homme qui a remplacé Yaya Bagayoko à la tête de la cité des trois caïmans a laissé des initiatives salvatrices que lorsque l’on les mettra en valeur de nos jours, permettra à la capitale malienne de souffler à grand poumon, notamment en matière de l’Assainissement. « Etre propre et rendre propre », voilà un important programme de salubrité expérimenté dans le cadre du jumelage que Abdoulaye Sacko avait établi entre Bamako et Dakar. Autrement dénommé « Set-setel » cette initiative de l’ancien gouverneur de Bamako a permis à de nombreux jeunes diplômés sans emploi de bénéficier d’une formation en propreté de cadre de vie à Dakar.

    Aussi rien qu’en faisant un rappel sur les conditions de nomination de l’ancien député de la Commune I, à la tête du gouvernorat  l’on se rend compte que Abdoulaye Sacko jouissait d’une grand estime de la part de ses pairs. En effet, c’est à l’unanimité que  tous les députés élus du district de Bamako ont jeté leur dévolu sur M.Sacko pour assumer les rênes du gouvernorat  de la Capitale. Une notoriété qu’il n’a pas acquise par un fait de hasard. Car à l’époque, en plus de son rang de 1er vice président de l’hémicycle, Abdoulaye Sacko dressait derrière lui une riche carrière, surtout dans le domaine des travaux publics.

    Un bâtisseur rompu à la tâche !
    Avec en poche son diplôme d’ingénieur des Travaux de l’Ecole Mohadia du Maroc, Abdoulaye Sacko sera versé à la même année au sein de la SONETRA (Société Nationale d’Entreprise des Travaux) comme adjoint au chef Département Routes, une année seulement après il accéda à la fonction de chef département, c’était en 1966. Commença alors pour le jeune ingénieur, le début d’une longue et riche carrière au profit de sa patrie, le Mali. Guindé des principes militaires, l’ingénieur Sacko s’attaque avec enthousiasme aux travaux de construction de tronçons des routes :Bougouni-Sikasso-Zegoua ;Bla-Koutiala ;Koutiala-Sienso-San-Bamako-Koulikoro et Diamou-Gangonterie. Ainsi que des voiries et réseaux du Stade Omnisports Modibo Kéita et du Lycée de Badalabougou .

    Nommé par la suite, en 1971 comme Chef division des Travaux Neufs et des Opérations Techniques de la Direction Nationale des TP, il conduit un vaste programme de construction des Pistes Agricoles en régie dans les zones cotonnières, arachidières, céréalières et de la Haute Valée. « Ces travaux ont été pour moi des moments inoubliables de ma carrière, car ils ont permis à de nombreux paysans et producteurs de pouvoir acheminer à temps leurs cultures dans les grandes villes »  rappelle, M. Sacko.
    Après les événements de Mars 1991, Abdoulaye Sacko continua sans répit à offrir son expertise aux autorités publiques, singulièrement dans le domaine des travaux publics. Ainsi, il sera successivement entre autres chargé de mission au METTP, ingénieur chargé de l’exécution du programme environnemental de route de Bko-Kati Kolokani, chef de mission Contrôle et Surveillance de la construction de la piste rurale Banamba-Niono(213 Km) et celui des travaux de construction et de bitumage de la route Koulikoro-Banamba(83Km).Des travaux exécutés à hauteur des souhaits, du coup la renommée de ce fils du pays dépasse nos frontières, c’est ainsi qu’il sera appelé par notre pays voisin du Burkina Faso en 2008 pour contrôler et superviser les Travux d’Entretien du lot 3 des 850Km des routes :Boulsa-Piéla ;Kombissiri-Gana ;Gana-Toessé ;RN5-Bazéga ;Koudougou-Kindi  et Boromo-Safane.

    Son dernier poste, depuis janvier 2011 a été celui du Consultant Spécialiste au compte du Milenium Chalenge Account, chargé du contrôle et de la supervision de l’exécution de la route Niono-Gouma Coura.

    Il détient  à la fois la médaille du Chevalier de l’Ordre National (depuis Septembre 1999) et celle du mérite Agricole.
    Abdoulaye Sacko, reconnu pour son franc parlé et son dévouement dans le travail, affirme être fier de sa carrière, qui, il faut le dire est loin d’être finie.

    Moustapha Diawara

    Commentaires via Facebook :

    PARTAGER