Quel partenariat aujourd’hui entre l’UE et le Mali ? Le Club de presse de Radio Klédu engage la réflexion

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Kassim Traoré, journaliste Klédu

Kassim Traoré, journaliste Klédu

En prélude à la rencontre de Bruxelles qui se tiendra le  15 mai prochain, les acteurs des secteurs public et privé, de la société civile et le représentant de l’Union européenne (Ue) étaient en conclave samedi dernier. C’était à la faveur de la 76ème édition du club de presse de Radio Klédu.

 

En introduction aux débats, Bertrand Soret, chargé d’affaires de l’Union européenne au Mali, a brossé l’état de la coopération qui existe entre l’Ue et le Mali. À l’en croire, cette coopération s’est établie en 1958 et elle concerne les domaines du développement rural, de l’aide humanitaire, des infrastructures routières, du développement urbain et de l’appui institutionnel.

Selon Mamoutou Diabaté, président de la Fédération des organisations de la société civile, pour qu’il y ait un véritable développement durable entre notre pays et l’Union européenne, il faut un partenariat qui prendra en compte les priorités des populations. Du coup, il propose un dialogue inclusif entre tous les acteurs.

Pour Moctar Coulibaly de la Coalition des alternatives dettes et développement, les acteurs non étatiques sont exclus de ce partenariat. Pour pallier ce déficit, il a suggéré l’application de l’Accord de Cotonou.

Pour sa part, Mme Traoré Néné Konaté, présidente de l’Alliance malienne pour refonder la gouvernance au Mali, estime que tant que «nous ne valorisons pas nos propres compétences, aucune aide ne nous amènera nulle part». C’’est pourquoi, elle propose une refondation de l’Etat et de la société civile.

Quant à Mamadou Landouré du secteur privé, il a plaidé pour que désormais, l’Ue prenne en compte le secteur privé qu’il considère comme étant le moteur du développement.

Pour le chargé d’affaires de l’Union européenne, dans le cas spécifique du Mali, la vulnérabilité et l’insécurité dans les régions septentrionales du pays ont toujours été un défi majeur pour la stabilité et la prospérité de la bande sahélo-saharienne.

Seyni TOURE

 

 
SOURCE:  du   7 mai 2013.