CHUT – Les breves de Info-Matin

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Hôpital Gabriel TOURE : Près de 0,5 milliard détourné ?

L’affaire du CNOS est-elle révélatrice d’une série de malversations au sein des structures sanitaires et hospitalières de notre pays ? En tout cas, après le scandale qui a éclaboussé cette unité, c’est au tour du CHU Gabriel TOURE de Bamako d’être au cœur d’une gestion calamiteuse des fonds publics alloués à cette structure sanitaire parmi les plus importantes de notre pays. En effet, selon des sources proches de l’hôpital, d’importantes ressources financières sont concernées par la mauvaise gestion comptable. La somme avoisinerait le demi milliard de francs CFA. L’argent est-il détourné ? Si oui, qui en est l’auteur ? Ce dernier a-t-il des complices ? La malversation comptable et financière touche-t-elle combien d’années de gestion des fonds publics alloués au CHU Gabriel TOURE ? Pourquoi est-ce que des missions d’inspection des services de contrôle de l’Etat, comme la CASCA et le Végal par exemple, ne sont-elles pas dépêchées sur place ?

Selon les mêmes sources, la somme en question concernerait plusieurs années de gestion antérieure à celle du Pr. Siné BAYO, actuel administrateur du CHU Gabriel TOURE. Aussi, tout laisse-t-il croire que la mauvaise pratique existe-t-elle depuis des lustres et qu’elle n’a pas encore cessé malgré les recommandations de la CASCA (Cellule d’appui aux structures de contrôle de l’administration) aux temps du président Alpha Oumar KONARE. En effet, le dossier de l’hôpital Gabriel TOURE avait été jugé suffisamment explosif pour être transmis à la justice pour «toutes fins utiles ». L’hôpital de Kati était dans le même cas comme la Caisse des retraites du Mali. Curieusement, seul le dossier de la Caisse des retraites avait été sélectivement transmis à la justice pour faire des misères au sieur Mamadou SANGARE dit Blaise qui refusait de renter dans les rangs politiques dominés par l’hégémonie rucher de l’Adema-Pasj qui ne pouvait tolérer d’autres coqs bien ergotés dans la basse-cour politique du Mali démocratique et multi partisan.

Mensualisation des pensions : Le calvaire des anciens continue !

Annoncée à grands renforts de publicité il y a peu, la mensualisation des pensions des retraités, accueillie dans le milieu des aînés avec un grand soulagement, n’a toujours pas comblé les espoirs suscités. Pire, les aînés, face à cette situation devenue pour le moins inconfortable à cause de la lourdeur bureaucratique et de graves dysfonctionnements structurels liés à la gestion des fonds, vivent aujourd’hui le calvaire des laissés-pour-compte. A preuve, depuis l’adoption de cette mesure de mensualisation des pensions, les mois sont devenus interminables pour les vieux retraités qui ne savent plus à quel saint se vouer. Le malaise est perceptible surtout au niveau de la Bank of Africa où les fins de mois sont synonymes de désolation pour les vieux retraités qui vivent, en tout cas pour la plupart d’entre eux, le sentiment d’être simplement abandonnés sur la touche.

On rapporte le triste sort de cette veille qui est tombée en syncope, au milieu de la foule, après avoir constaté sur place qu’elle n’avait pas été retenue pour le paiement du mois en question. Le malheur de cette veille n’est pas un cas isolé. En effet, plusieurs retraités, à visage découvert, n’hésitent pas à dénoncer leur mal vivre tout en s’indignant de la réalité vécue par les retraités qui tranche nettement avec le discours officiel. Certains d’entre eux vont jusqu’à affirmer que l’ancien système, celui du paiement des pensions par trimestre, offre des avantages bien meilleurs par rapport à la mensualité qui, elle, n’est jamais réglée à temps. Ce qui constitue une contrainte réelle pour les retraités qui n’arrivent plus à faire face à leurs charges familiales courantes. Dans la plupart du temps, nous a-t-on confié, la faute n’incombe pas à la Caisse de retraite qui parvient à se mettre à jour pour l’élaboration des états financiers. Ce qui est en cause, s’indigne-t-on, c’est le fonds qui manque le plus. Où est donc passée la solidarité envers le troisième âge en ce mois de…"désolidarité" ?

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