Focus : L’armée malienne célèbre son 51ème anniversaire dans la douleur

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Selon une source officielle, l’attaque de Ménaka aurait fait 47 morts dont 45 du côté des rebelles et 2 des forces armées. Selon la même source, on y dénombre 74 généraux dans les bureaux climatisés et 250 officiers.
Douloureux anniversaire !

Bamako : des laissez-passer du Protocole sur des véhicules non immatriculés circulent et font fi à la règlementation de la circulation routière
Dans une ville comme Bamako, la capitale malienne, où le banditisme monte en puissance, il est fréquent de voir sur les pare-brises des véhicules des autocollants barrés des écriteaux «Laissez-passer». Des actes qui empêchent les policiers de procéder à des contrôles.
Interrogés sur la prolifération desdits laissez-passer, des policiers affirment : «la quasi-totalité des actes de banditisme sont commis par les détenteurs de ces laissez-passer». Compte tenu de la gravité de l’heure, les plus hautes autorités doivent sévir, notamment procéder au retrait pur et simple des «laissez-passer» à des personnes qui pourraient les utiliser à d’autres fins.

Et d’un Faso den nyuman qui devient subitement Faso den djugu
Le candidat Modibo Sidibé, qualifié par ses laudateurs de Faso den nyuman, vient de démontrer aux Maliens que contrairement à ce sobriquet qu’on lui colle, il n’en est pas un. Et pour cause : l’annonce de sa candidature le mardi 17 janvier à 11 heures à l’ex-garage de l’USAID. Cela démontre à suffisance que l’ex-Premier ministre n’a aucun respect pour l’Etat.


Comment comprendre cet état de fait pour un homme d’Etat respectueux de la bonne marche de l’Etat ?
Une République d’absentéisme s’installe déjà à l’horizon. Même si les mauvaises langues répliquent que c’est sur instruction d’un marabout que l’annonce de sa candidature a eu lieu un jour ouvrable, dès lors il fait de Modibo Sidibé un Faso den djugu.

Chut ! Un parti politique procède par tribalisme pour accéder à la présidence du Mali en avril 2012
Pour se faire élire président de la République en 2002, ATT a procédé par le régionalisme à Mopti, sa ville natale. Aujourd’hui, un chef de parti politique lui emboîte le pas en passant par la même stratégie. Mais avec une nouvelle formule: les futurs électeurs qui sont de la même ethnie que ce chef de parti, seraient tous en possession d’une pièce d’identité dont les frais ont été pris en charge par ledit chef de parti.
Jusqu’en 2001, le Mali n’avait pas connu le tribalisme, avec le général ATT en 2002, ses graines ont germé et  donnèrent naissance à une prolifération de petits partis politiques  régionalistes. Si chaque ethnie doit voter pour le candidat appartenant à sa race, ce sera la dictature de l’ethnie la plus nombreuse.


Or notre brassage séculaire n’autorise pas un tribalisme qui peut être facteur d’une fracture sociale.

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