INFO-FLASH : Les brèves de Les Echos

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  • Alerte rouge à Kidal

Loin du tapage médiatique qui avait accompagné la signature des accords, la crise de Kidal n’en finit pourtant pas de finir. C’est ainsi qu’il nous est revenu que les négociations entre les insurgés et les autorités concernant le cantonnement seraient au point mort. Or, dans le chronogramme, le cantonnement devait commencer le 25 septembre. Il semble que la méfiance règne entre les différents protagonistes surtout après les sanglants accrochages survenus la semaine dernière et surtout après les désertions enregistrées du côté des insurgés. Il semble que les éléments envoyés en renfort à Kidal ne dorment que d’un œil tellement la tension est palpable. On se rappelle que suite à la mise en place du comité de suivi, l’espoir d’une application sans accrocs des accords était visible. Surtout que dans la foulée, les deux prisonniers qui avaient été arrêtés lors de l’attaque de la ville de Kidal et le chronogramme avait été rendu public sur un ton triomphateur.

  • Crise de la CCIM : ATT charge Ousmane Thiam de la médiation

Après les élections consulaires mouvementées de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, l’heure est à la contestation des résultats prononcés. Estimant que le président sortant, Bittar, a été déclaré vainqueur à cause d’une fraude fondée sur les procurations, Guittèye et ses partisans se disent déterminés à aller jusqu’au bout pour leur victoire volée. Bien évidemment cela engendre beaucoup de tension dans le milieu des affaires. Surtout que certains commerçants qui accusent le ministre Choguel Maïga d’avoir favorisé Bittar estiment qu’il n’est qu’un simple chargé de mission travaillant pour ATT ou pour certains cercles qui l’entourent. Mis au parfum de la tournure des événements, le président aurait demandé à son ministre des Investissements, Ousmane Thiam, d’étudier la possibilité de mener une médiation entre les protagonistes. Et depuis, le nouveau « chargé de mission » se démènerait comme un beau diable. On lui souhaite bien du plaisir parce que lui-même est accusé par certains partisans de Guittèye d’avoir trempé dans le complot en faveur de Bittar.

  • Crise de la CCIM : ATT sollicité par Gao

A Gao, les élections consulaires ont été également mouvementées avec leur cortège de déception et de contestation. C’est ainsi que ceux qui ont toujours dirigé la Chambre régionale, Baba Guindo et Ali Badi Maïga, ont été battus par de nouveaux arrivants comme le commerçant Néma. Les vaincus du dimanche accusent, semble-t-il, le gouverneur de Gao d’avoir mis des obstacles pour les empêcher de voter par procuration. Le député Assarid aussi n’est pas épargné par l’ire des battus qui l’accusent d’avoir tout fait, de mèche avec le gouverneur, pour favoriser l’arrivée des nouveaux. Mais il semble qu’ils ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Selon nos informations, ils comptent « monter » à Bamako afin de rencontrer le président ATT pour s’étonner que ce soit son représentant et ami personnel en la personne du gouverneur qui ait œuvré à leur défaite, eux qui se battent nuit et jour pour lui. Attendons de voir comment le président ATT réagira.

  • Remaniement ministériel : ça se bouscule à l’Adéma

Il semble que depuis le jour où Dioncounda a fait le compte rendu de sa rencontre avec le président ATT à ses camarades du comité exécutif, il y a un activisme débordant du côté de la Ruche. Dans son compte rendu, Dioncounda a informé ses camarades de la volonté d’ATT d’octroyer 5 places à l’Adéma dans le futur gouvernement. Cela a suffi pour aiguiser les appétits. Il semble qu’ils sont nombreux à vouloir être membres du futur gouvernement. On parle de Sékou Diakité, secrétaire à la communication ; on parle de Mme Zouré Fadimata Maïga déterminée à « rentrer cette fois-ci » ; on parle également d’Alhassane Ag Moussa directeur du contrôle financier, toujours partant quand il y a rumeur de remaniement ; on cite le nom d’Adama Diarra, directeur du Fonds de solidarité nationale, qui estime que le moment est venu de passer de l’autre côté ; on cite aussi Yacouba Diallo, directeur général de l’ACI, et bien d’autres. Sans oublier bien entendu les deux qui figurent déjà dans le gouvernement ; à savoir Seydou Traoré et Marimantia Diarra.

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