L’AEEM se désengage de la gestion des cités universitaires

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L’Association des Elèves et Etudiants du Mali s’est désengagée définitivement de la gestion des cités universitaires au profit de l’administration à travers le CNOU (Centre National des Œuvres Universitaires) que dirige le Colonel Mamadou Coulibaly.                                                                                     

            Cette rétrocession a été rendue possible grâce à l’engagement du gofernement de réhabiliter les cités universitaires et de les gérer de manière idoine et juste en tenant compte du pouvoir d’achat des étudiants. La volonté des autorités de gérer les espaces universitaires est consécutive au constat déplorable de ces lieux.

           

 En effet, l’espace universitaire s’était caractérisé par un climat d’insécurité sans précédent et le phénomène a atteint, ces dernières années, des proportions inquiétantes. A cela s’ajoutent la pléthore dans les chambres, la vétusté des bâtiments, les branchements anarchiques, l’insalubrité et la violence. Les résidences universitaires ont été provisoirement fermées pour y effectuer des travaux de réhabilitation d’envergure et équiper de façon convenable les chambres.

           

La création des œuvres universitaires vise à améliorer les conditions de vie et d’études des étudiants en vue d’accroître leur performance académique par la réduction des contraintes sociales. Rappelons que le département de l’Enseignement supérieur est entrain de réaliser un vaste projet de construction et d’équipement de deux cités universitaires de 6000 places dont l’une à Kabala (4000 places) et l’autre à Kati (2000 places). Le siège du CENOU sis à Kabala est en voie d’achèvement.

 

Réformes constitutionnelles  :Le pouvoir dos au mur                                                                                                                                                                                 

                                                                                                                                                                                       

Sa Majesté Zounzani 1er persiste et signe sur la tenue prochaine du référendum constitutionnel, mais la réalité du terrain montre l’impossibilité d’aller à cette échéance sans interférer dangereusement à l’organisation électorale de 2012. Le pays ne dispose pas de fichier électoral digne de ce nom pour la tenue d’élections crédibles et transparentes, il n’y a pas non plus un chronogramme électoral pour éclairer la lanterne de tous les Maliens, la mise en place de la CENI divise la classe politique, la mauvaise gouvernance de la Délégation Générale aux Elections, selon le dernier rapport de la CASCA ne sont pas de nature à faire croire aux Maliens que les prochaines joutes électorales se dérouleront dans le calme et la quiétude. Le pouvoir a le dos au mur et aura toutes les peines du monde à concilier le processus d’adoption de sa réforme constitutionnelle avec le processus électoral qui est réellement constitutionnel et prévue depuis 2007. 

 

Sommet de Paris sur la Libye   

ATT a-t-il été entendu ?

Le locataire du palais de Koulouba s’est retrouvé dans la soixantaine des pays amis de la Libye réunis en sommet à Paris. On se demande s’il avait vraiment compris l’objet de cette rencontre ou s’il visait d’autres objectifs que ceux fixés par le Président français, Nicolas Sarkozy, organisateur du sommet. C’était en réalité la rencontre des pays amis du CNT (Conseil National Transitoire) que dirige Moustapha Abdel Jalil désormais maître de Tripoli. Or, ATT, qui est un fidèle de Kadhafi, ne reconnaît pas officiellement le CNT et n’a pas fait le déplacement de Paris pour aller caresser cette structure dans le sens du poil. Ce qui amène à s’interroger si son déplacement en France avait un sens. Il était le Contraire même du Président sénégalais, Abdoulaye Wade, qui reconnaît le CNT depuis belle lurette.

Sa Majesté voulait défendre les points de vue de l’UA en se fondant sur son appartenance à la commission Ad Hoc de réconciliation sur la Libye, or le Président de cette Commission, le Mauritanien Général Mohamed Aziz reconnaît le CNT depuis plusieurs semaines.

Le Sud africain, Jacob Zuma, qui partageait le même point de vue que lui sur la Libye a très vite compris les enjeux de la rencontre de Paris et c’est d’ailleurs pourquoi il a refusé de faire le déplacement de la capitale française. A court d’argument, le prési de tous les Maliens s’est transformé en défenseur des ressortissants des pays noirs d’Afrique en Libye victimes des persécutions de tout genre dans les villes conquises par les insurgés qui les soupçonnent d’être les mercenaires de Kadhafi. Même là ATT n’a pas innové puisque ce volet était déjà pris en compte par les Nations Unies et l’OTAN qui multiplient les pressions sur le CNT pour que cessent ces persécutions.

 

Présidentielle 2012                                                                                                                                                       

L’URD attendu par les observateurs                                                                                                                                                                     

L’Union pour la République et la Démocratie (URD) n’a toujours pas choisi son candidat à l’élection présidentielle de 2012. Le parti semble avoir tout bloqué pour attendre le retour de son «mentor», Soumaïla Cissé qui n’arrive pas à se décharger de son poste de Président de la Commission UEMOA en raison de la mésentente entre Sénégalais et Nigériens sur le choix de son successeur. L’enjeu principal ici est de savoir si celui qui est qualifié, par certains, comme le candidat naturel  sera en mesure de faire l’unanimité autour de lui pour porter l’étendard URD à l’élection présidentielle de l’année prochaine. Wait and see.

 

Présidentielle 2012                                                                                                                                                                 

L’infatigable Jeanmille Bittar refait sur face                                                                                                                                                                              

Plus malin que ce jeune opérateur économique tu meurs. En sa qualité de Vice-président de sa formation politique, il a compris que la nature a horreur du vide. Raison pour laquelle il refait à nouveau sur face à travers des partisans et sympathisants qui se mobilisent pour l’inciter à présenter sa candidature à l’élection présidentielle de 2012, sous les couleurs du PDES. Ces mobilisations qui apparaissent comme spontanées sont en fait une stratégie savamment montée pour prendre de court ses concurrents au sein du parti que sont Ahmed Diané Séméga, Président du PDES et Ahmed Sow, Président d’honneur.

Le premier est gêné par son devoir de réserve en tant que membre du gofernement et le second veut profiter du croc-en-jambe entre le Président et le Vice-président pour se présenter en troisième larron. Il s’agit là d’un feuilleton complexe riche en rebondissement qui n’est pas prêt de finir tant que le Président Ahmed Diané Séméga ne se décide pas à quitter le gofernement pour exprimer clairement son désir de se porter candidat à l’élection présidentielle de 2012. En entendant, Bittar dispose du temps pour miner le terrain au sein du Parti pour la Démocratie Economique et Solidaire et pourquoi pas espérer remporter le dernier virage du marathon PDES.

 

Le métal jaune grimpe, l’économie malienne dégringole                                                                                                                            

L’or se positionne de plus en plus comme une valeur refuge dans l’économie mondiale. Toutes les places boursières l’attestent. Pas plus tard que lundi dernier, l’once d’or a dépassé le cap de 1900 Dollars US. Autrement dit : 31grammes d’or se vendent à plus de 1900 Dollars US. Il s’agit là d’un record exceptionnel pour ce métal qui est produit abondamment au Mali. En 2002, l’once d’or avait atteint moins de 200 Dollars US. Aujourd’hui, on est à plus de 1900 Dollars. Et tous les analystes financiers sont convaincus, qu’à ce rythme, le cap de2000 Dollars US par once d’or sera franchi très bientôt. Le Mali, troisième producteur en Afrique, peine à profiter de la manne financière liée à l’exploitation du métal jaune. L’économie nationale ne cesse de dégringoler au fil des ans. On est vraiment frappé par la malédiction de l’or qui ne brille vraiment pas pour tout le monde.

 

Communauté des Soufis du Mali

Un hommage au français Thiery Vielle

Fait rarissime : la Communauté Musulmane des Soufis n’a pas l’habitude d’organiser des cérémonies pour reconnaitre le mérite des coopérants en fin de mission au Mali. Toutefois, le guide spirituel Cheick Soufi Bilal et des adeptes viennent d’offrir un diner à Thiery Vielle, Conseiller à la coopération et à l’action culturelle de l’Ambassade de France à Bamako. La salle des banquets du centre international de conférence qui  a abrité la soirée d’hommage a  connu des moments de témoignages et de remerciements ponctués d’éloges sous l’animation de la troupe An-var des soufis.

            On y notait une forte présence de la délégation ivoirienne conduite par Cheick Soufi Konaté. En effet, le guide des soufis ivoiriens a salué les actes posés par Thiery Vielle qui, selon lui, a fait preuve d’amitié et de fraternité au cours de sa mission de 4 ans au Mali.

            Prêchant dans le même sens, Cheick Soufi Bilal a remercié le coopérant français pour son amour et son  attachement aux valeurs essentielles de l’humanité. Il n’a pas manqué de préciser que le diner offert visait à reconnaitre les efforts  et engagements de Thierry à l’endroit des maliens notamment la communauté des soufis. Pour rappel, le groupe An-var a été associé à des manifestations culturelles initiées par l’Ambassade de France.

Fort ému, Thierry Vielle a vivement remercié les soufis pour cet acte de reconnaissance, d’estime et de distinction.

 

Droit d’accès à l’information au Mali

L’AFIC  s’en préoccupe !

Le Centre Africain pour la liberté d’information (AFIC) basé à Kampala en Ouganda vient de présenter les résultats de l’étude sur le droit d’accès à l’information au Mali. Une étude qui a été menée par les consultants  journaleux Mahamane Hamèye Cissé, Sadou Abdoulaye Yattara et  le juriste Prof Abraham Bengaly.

            A la lumière des résultats de cette étude, il ressort que le Mali n’a pas de loi générale sur le droit d’accès à l’information. Ce qui nécessite l’amélioration de ce droit dans le cadre d’un plan d’action.

            Pour rappel, l’AFIC est une ONG qui s’efforce d’être un partenaire fiable incontournable dans la fourniture d’assistance technique à des organisations impliquées dans le plaidoyer pour l’adoption et la mise en œuvre du droit d’accès à l’information sur le continent africain.

            Dans le cadre de son programme, l’AFIC  entend favoriser la recherche sur le droit d’accès à l’information, faire le plaidoyer pour les lois générales sur la liberté d’information, promouvoir la ratification des traités régionaux et internationaux par les Etats africains, conduire le monitoring de la mise en œuvre du droit d’accès à l’information et renforcer la collaboration et la mise en réseau.

 

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