L’enseignement supérieur plongé dans une location sauvage

Commentaires fermés [-] Texte [+] Email Imprimer

 

À la faveur d’une journée d’information organisée par le département de tutelle, il est apparu que cette situation continue et ce sont des gros investissements qui sont consentis pour ce faire. Et même les infrastructures appartenant à l’Etat notamment le palais de la culture, la salle Afro-basket et Omnisport impliquent des coûts financiers énormes pour les caisses du ministère. S’y ajoutent, selon Drissa Diakité, conseiller technique au département de l’enseignement supérieur, les salles d’Azar center, Sylla center et Bakaïna pour combler les besoins en infrastructures des différentes facultés et écoles supérieures du pays. Mais, il n’a pu évaluer le coût de ces locations. Cette situation risque de perdurer en raison d’un manque de moyens de l’Etat malien, sinon en l’absence de politique volontariste dans ce domaine.

Les limites d’un recrutement  massif des jeunes dans l’armée

L’enthousiasme était à son comble, à l’annonce du recrutement massif de jeunes dans l’armée malienne. Ainsi, des Maliens de villes et campagnes affluent de partout et convergent en direction de deux centres retenus, Ségou et Bamako. Mais derrière cet engouement se cache, une véritable déception, car aux lieux de recrutement, un attroupement montre est visible et du coup, un désordre indescriptible est créé. Aussi,  au tribunal de la Commune III du district, la confection de certificats de nationalité a donné lieu à un engorgement qui dépasse les capacités de la structure.  En raison de tout ce qui précède, les autorités militaires envisagent un report de la date limite des dossiers afin de permettre au plus grand nombre de jeunes maliens de tenter leurs chances.

Sous le couvert de syndicalisme des fonctionnaires mutés à la DRGM de Sikasso refusent de servir

 

Malgré toutes les commodités d’une véritable administration, les locaux de la régionale de la géologie et des mines de Sikasso sont vides. Sous le couvert de syndicalisme, des fonctionnaires mutés refusent de rejoindre leur poste. Pourtant, la zone est réputée dans le besoin, avec la densité de l’activité minière. Le constat est que rares sont les travailleurs de la direction nationale de la géologie et des mines qui acceptent de servir dans la région. Le nouveau directeur est presqu’abandonné à son triste sort et obligé de faire un surplus des travaux. Le ministre des Mines, Amadou Baba Sy, qui a visité les lieux, a pu constater les faits. Mais, il reste à savoir, s’il pourra dissuader les agents à regagner leur poste.

Ce qu’Aya aurait dû dire

Deux heures avant sa démission, le Premier ministre a échangé avec le capitaine Amadou Aya Sanogo, des échanges vifs selon nos sources, qui ajoutent que l’ex-junte dit être très déçue du Premier ministre. Lequel lui avait promis monts et vallées quant à la libération des régions. Mieux, Cheick Modibo Diarra avait fait savoir qu’il a un bon carnet d’adresses. Malheureusement, le capitaine et ses hommes n’ont vu rien de concret de la part du Premier ministre qu’ils ont choisi en application de l’accord-cadre signé le 6 avril 2012. C’est pourquoi Kati a demandé au PM de démissionner. Notre source d’ajouter que le Premier ministre aussi s’est défendu, sans convaincre les militaires. Mais le dernier mot revenait au capitaine qui ne lui demandait que d’annoncer sa démission et celle de son gouvernement, à la télévision nationale.

La continuité

Pour le capitaine, seul maître à bord, il y aura une continuité : «Le nouveau Premier ministre va garder des anciens ministres, parce que l’administration c’est la continuité, cela pour qu’on  puisse continuer très vite le travail». Selon Sanogo plus de 60% des membres de l’équipe actuelle seront reconduits. Déjà, on sait que les ministres militaires resteront, tout comme leurs alliés. Il y a aussi les ministres des partis politiques, qui ne bougeront pas. Parmi les partants, il y aura les ministres très proches de l’ancien Premier ministre, les membres proches de son cabinet et les conseillers spéciaux.

Quel sort pour Aïssata Ibrahim Maïga ?

Ironie du sort ou simple fait du hasard ? Après la démission du Premier ministre, c’est Aïssata Ibrahim Maïga, qui a présenté le journal télévisé de l’Ortm de mardi 11 décembre 2012. Il s’agit de celle qui était considérée comme la protégée de Cheick Modibo Diarra, dont un voyage avec CMD à Paris, avait fait couler beaucoup d’encre et de salive. Encore que sa récente bataille avec Hawoye Touré, est encore dans l’esprit des Maliens. La question que les gens se posent est de savoir quel sort sera réservé à Aïssata Ibrahim. On dira tout simplement qu’elle restera journaliste. Dans le pire des cas, si elle ne sent pas bien, elle peut demander à son «mec» de lui chercher une chute, comme il va garder toujours ses pleins pouvoirs. Mais à Moribabougou. En tout cas, Aïssata Ibrahim n’est pas la première à être dans une situation de ce genre à l’Ortm. Des anciennes journalistes vivaient bien avec des présidents de la République, des ministres et hauts cadres. Mais elle est la seule à en faire une querelle d’honneur.

Aucune réaction !

Depuis l’annonce de la démission du Premier ministre, par lui-même sur les antennes de la télévision nationale du Mali,  jusqu’au petit matin de la journée de mardi 11 décembre, aucun regroupement politique, ni organisation de la société n’a fait une déclaration. La seule personne qui a réagi est Bakary Mariko, le porte-parole de l’ex-junte. D’après lui, il y aura un nouveau Premier ministre dans les heures qui suivent (c’est déjà fait depuis la nuit). «C’est le président de la République qui va nommer la personne avec l’avis des forces vives et de l’armée. Depuis sa  nomination, l’ancien Premier ministre n’a pas agi en homme de devoir. Tout ce qu’il a fait, il l’a fait au nom de son agenda personnel ; il voulait  s’éterniser au pouvoir», a-t-il conclu.

La cité administrative vide

La cité administrative de Bamako était vide, les travailleurs et membres des différents cabinets avaient vidé les lieux, parce que les ministres ne pouvaient pas venir. Les militaires qui surveillent les lieux étaient les seuls présents. Le ministre de l’industrie et du commerce aussi, car il avait un rendez vous les patrons de la cimenterie de Diamou, sur instruction du président de la république, il a reçu cette délégation. Ce matin et cela jusqu’à la formation du nouveau gouvernement, ce sont les secrétaires généraux qui vont gérer les départements.

SOURCE:  du   16 déc 2012.