Les potins de «Le Prétoire» : Production de coton au Mali : A qui profite la déstabilisation du secteur ?

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Le ministre Bocari Treta et Bakary Togola
Le ministre Bocari Treta et Bakary Togola

Il les accuse de vouloir leurs imposer des bureaux de coopératives.   Ils ont qualifié de hold-up d’un secteur déjà fragilisé avec le cours du coton en chute libre qui connait aujourd’hui des remous qui risquent d’avoir raison de lui. Notre pays, jadis réputé et reconnu comme étant le 1er producteur de coton en Afrique, a perdu ce privilège depuis un certain temps. Malgré les efforts des différents gouvernements et des partenaires techniques et financiers pour relancer le secteur, il continue toujours de trainer les pieds. Face au prix du coton de plus en plus bas sur le marché mondial, nombreux sont les paysans qui se sont reconvertis dans d’autres domaines agricoles. C’est dans ce calvaire que quelques rares paysans continuent néanmoins de se sacrifier pour permettre au secteur de sortir la tête de l’eau. Aujourd’hui, une crise secoue le secteur par la faute du ministre de tutelle et du président de l’Apcam qui, selon le collectif des producteurs de coton, essaient de politiser le secteur.  Gaoussou Sanogo, président du collectif, affirme que le ministre et le président de l’Apcam, Bakary Togola, leur ont imposé des bureaux pour diriger les coopératives. Selon lui, ces bureaux ont été constitués de haut en bas, or la logique voudrait qu’ils soient élaborés de la base vers le sommet. Ce qui fait qu’ils ne se reconnaissent pas dans ces bureaux proposés. Pour se faire entendre, le collectif, par la voix de M. Sanogo, soutient que toute fixation de prix de coton pour la campagne 2015-2016 entre les autorités et les coopératives qu’elles ont mises en place ne les engagerait en rien.

D’aucuns voient en cette manœuvre une récupération des coopératives de cotonculteurs au profit des ambitions politiques de Bakary Togola qui milite désormais dans le parti du ministre du développement rural. Une chose est sûre, ce secteur fragile risque de disparaitre pour de bon à cette allure. A suivre.

 

Tentative de politisation du secteur coton :

Les 4 vérités d’IBK à Treta et à Bakary Togola

Après avoir voulu imposer des bureaux de coopératives de producteurs de coton aux paysans, le ministre du développement rural et Bakary Togola en ont eu pour leurs grades et leur imprudence. Le Président de la République a reçu le collectif des producteurs qui le mirent au parfum de la situation. Surtout, ils ont insisté sur le caractère sensible du secteur. IBK n’est pas allé par le dos de la cuillère. Il aurait passé un sacré savon au ministre Treta et à l’imprudent Bakary Togola, leur aurait demandé de laisser ce secteur et les pauvres paysans tranquilles. Lui qui sait que l’économie du pays repose en partie sur ce secteur déjà fragilisé, même si les deux coupables n’ont pas mesuré la gravité de leurs actes, le président les a mis dans leurs petits souliers. Ils sont descendus de la colline tous les deux toute honte bue. Vivement la dépolitisation de l’agriculture.

 

Salon d’agriculture à  Paris :

Quand Tréta se pavane avec des agents sans profil

Lors du dernier Salon d’agriculture tenu à Paris  pour vendre la potentialité agricole  du Mali, le ministre de l’Agriculture se pavanait avec des agents sans profil. D’ordinaire, pour ce salon,  l’Office constituant  une vitrine en la matière, on voit son PDG et les autres techniciens  de valeur au rendez-vous. Curieusement, cette année, le Ministre Bocary Tréta a conduit une délégation constituée essentiellement d’agents sans profil. Notamment son assistante qui aurait dû être en congé de maternité  et la secrétaire particulière du PDG de l’Office du Niger. Que pouvaient-elles bien faire à Paris ? Seraient-elles allées en service privé de leurs chefs hiérarchiques respectifs ? Le mystère demeure.

 

Activités des ministres :

Ces hôtels et restaurants qui sucent l’économie

Faute de grandes salles de conférence dans les ministères, les ministres de la république passent leur temps à utiliser les installations privées où ils versent d’énormes sommes d’argent. En effet, les ministères ne disposent pas  d’une salle de conférences répondant aux exigences des usages. Dans la cité ministérielle, les salles de conférence sont si réduites et étroites, au point de ne pouvoir contenir les journalistes lors des conférences et autres points presse. Mais au sein des départements ministériels, cela semble ne pas trop émouvoir les organisateurs, ni même constituer une préoccupation. La preuve ? Tous ou presque disposent de plans B. Plus de soucis donc pour les responsables de ces ministères qui inondent des hôtels, restaurants et autres installations privées pour tenir leurs événements. Soit c’est par affinité qu’ils choisissent ces hôtels, soit qu’ils cherchent le moins cher pour profiter du surplus. Et pourtant si chaque ministère organisait ses conférences dans ses locaux, il économiserait d’énormes sommes d’argent aux bénéfices des priorités insérées au sein de leurs feuilles de route, pour le développement et le bien-être des populations. Mais hélas ! Au finish, des centaines de millions sont versés à des particuliers qui ne cherchent que les bénéfices personnels, au détriment des actes qui profitent aux populations tout entières.

 

 

Après les événements de Sananfara   :                                                                               

 L’hommage de la Gendarmerie à Chaka Sidibé et Tahirou Berthé

Deux gendarmes, le maréchal de logis chef Chaka Sidibé, en service à la brigade territoriale de gendarmerie de Siby, et le maréchal de logis Tahirou Berthé, en service au Groupement d’intervention de gendarmerie mobile (GIGM) à Bamako, ont trouvé la mort le 27 février dernier, au cours d’une patrouille de sécurisation des personnes et des biens sur le site d’orpaillage du village de Sananfara dans la commune de Nouga (cercle de Kangaba) à la frontière avec la Guinée. Ils ont été conduits à leur dernière demeure, lundi, au cimetière de Hamdallaye de Bamako. Le maréchal des logis chef Chaka Sidibé était né le 5 mai 1980 à Bamako. Quant au maréchal de logis Tahirou B. Berthé, il était né vers 1987 à Sikasso.

 

Présidence de la BAD : 

Huit prétendants, un fauteuil

Qui sera le prochain président de la Banque africaine de développement ? Ils sont huit à vouloir succéder à Donald Kaberuka à ce poste, à savoir Ato Sufian Ahmed de l’Ethiopie, Samura Kamara de la Sierra Leone, Akinwumi Adesina du Nigeria, Zondo Thomas Sakala du Zimbabwé, Birama Boubacar Sidibé du Mali, Bedoumra Kordjé du Tchad, Cristina Duarte du Cap-Vert et  Jalloul Ayed de la Tunisie. Notre compatriote Birama Boubacar Sidibé a 23 ans à son actif au sein de cette  institution de financement du développement. Directeur général de Shelter Afrique puis vice-président de la Banque islamique de développement, il est à saluer pour ses innovations dans le domaine des montages financiers. Espérons que la chance sera à ses côtés pour décrocher ce poste. Pour le moment nous lui souhaitons bon vent dans sa campagne de séduction.

 

 

 

LUTTE CONTRE LE CHOMAGE DES JEUNES

Le bilan du 1er trimestre 2015 du Fare

Suite à son intervention dans la mise en œuvre du Programme d’appui à la jeunesse malienne (Pajm) dans la région de Ségou et celles du Nord du pays, et du Programme de renforcement des capacités des commerçants détaillants (Precacd), le Fonds auto-renouvelable pour l’emploi (Fare) a atteint d’importants résultats en ce début de l’année 2015. Résultats qui ont permis, faut-il le rappeler, l’insertion d’un grand nombre de jeunes à travers l’appui et le soutien au secteur des PME. En effet, 185 entreprises de commerce de bétail ont été accompagnées avec la création de 196 emplois permanents. Le Pajm a permis la création et ou la pérennisation de 16 entreprises avec à la clé 42 emplois créés dans la région de Ségou.

En terme de perspectives, le Fare entend consolider son statut de structure de promotion et de développement de l’emploi. Il mettra ainsi en œuvre une politique hardie d’appui, d’encadrement et de promotion des PME qui constitue son essence et sa raison d’être.

Il faut noter par ailleurs que dans le cadre du Pajm, 17 dossiers de projets en provenance de Gao sont en attente d’être soumis au Comité de crédit. En matière d’appui au secteur du BTP, 15 entreprises ont été accompagnées dans l’exécution de marchés et travaux. Toute chose qui permit de créer ou pérenniser 52 emplois permanents et 312 emplois temporaires.

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3 COMMENTAIRES

  1. Monsieur le journaliste, je ne sais pas de d’où viennent tes informations, mais sache que ce collectif ne représente qu’eux même. les vrais contonculteurs seront reçus par le Président de la république à leur tour par le président et on verra qui représente réellement les cotonculteurs.
    Ce même Gaoussou dont tu parles était à la base de la gréve du secteur coton en 2001, parce qu’il n’a pas eu la place qu’il souhaitait.
    cette année c’est le même problème s’il n’a été élu dans sa localité, ce qu’il ne représente pas les cotonculteurs de sa localité. si le candidat de Bakary TOGOLA en la personne de Ampha COULIBALY, cela signifie que Gaoussou n’est pas aimé par la base de Koutiala.
    La pétition 5000 personnes que Gaoussou avait au préalable envoyé a été démasqué, plus de 4000 d’entre elles ont confirmé que Gaoussou leur avait dit que dit que les autorités devaient venir au secours de gens pour leur donner du mil compte tenu de la mauvais pluviométrie, ces personnes ont décidé de porter plainte contre lui pour faux et usage de faux.
    Quand le président de la République aura les bonnes informations, il saura quoi faire du collectif. surtout que l’État enquête sur le champs de coton de chaque partie. Bakary TOGOLA seul à 168 ha de coton sans compter qu’il a le soutient de plus de 90% de cotonculteurs.
    Vive le Mali Vive le culture du Coton.

  2. Concernant l’article sur Les potins de «Le Prétoire»: Production de coton au Mali : A qui profite la déstabilisation du secteur ? Monsieur le journaleux excusez Monsieur le Journaliste chercher à connaitre les individus qui sont à la base de cette déstabilisation et Non Monsieur le Ministre ou le président de l’APCAM est ce que vont connaissez exactement les individus qui sont entrain de faire tout ce trouble notamment le nommé Gaoussou SANOGO le soit disant président d’un collectif fantoche sans base fondée .

  3. Tout d’abord que l’ame des gendarmes decedes aucours des affrontements a Sananfara repose en paix. Toutes mes condoleances a leurs familles et proches.
    Concernant le coton du Mali, etant le 1er producteur en Afrique, il y a un reseau mafieux bien organise derriere cette production et vente a l’etranger. Les manufacturiers achetent notre coton a un derisoire, le refaconne et nous les renvoient en tel ou tel tissu dont nous debouser des prix etremement eleves. Le gouvernement fait parti de ce stratageme et les mafieux de la CMDT et les predidents de la filiere sont vomplices de ce traffic et ils s’en mettent plein les poches. C’est pareil pour la filiere orifere aussi. Comme le pays peut s’en sortir alors ses propres dirigeants sont complices de toutes ces malversations mafieuses ❓ 👿 .
    Si Nous prenons pas Nous memes notre pays en Mains, rien et avbsoluement rien ne changera, Nous ne ferons continuer la descente aux enfers. 👿 👿 👿 .

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