Musique : L’ensemble instrumental national se meurt

3
L'ensemble instrumental du Mali

Jadis, porte flambeau de la musique traditionnelle du Mali, l’ensemble instrumental national a connu ses heures de gloire. Aussi, ce groupe a vu défiler presque tous les grands musiciens et cantatrices du pays. Les différents régimes qui se sont succédés au Mali ont tous considéré ce groupe musical comme un patrimoine qu’il faut entretenir à tout prix. Mais aujourd’hui, ce n’est plus le cas. En effet, l’ensemble instrumental national connait d’énormes problèmes à cause du laxisme du département de la culture dont il relève. Conséquence, les musiciens sont partagés entre le découragement et le manque de motivation. Ce qui explique sans doute le déclin de ce groupe mythique. « Il arrive que des musiciens tombent malades et qu’ils ne bénéficient d’aucune assistance de la part du département de la culture, ou d’autres structures de l’Etat… Or, dans le temps, ils étaient mis dans toutes les conditions par les autorités», indique une source.

Ainsi, des doigts accusateurs sont pointés en direction de la ministre de la culture, N’Diaye Ramatoulaye Diallo, accusée de ne rien faire pour maintenir en vie l’ensemble instrumental, à défaut de lui redonner ses lettres de noblesse d’antan.

 

 Insécurité :

Les évêques inquiets après plusieurs attaques contre les églises

La conférence épiscopale du Mali se déclare inquiète après plusieurs attaques commises récemment contre des églises et des chapelles dans le centre du pays. La semaine dernière, dans le village de Dobara, à 800 kilomètres au nord de Bamako, des hommes armés ont forcé la porte de l’église et y ont retiré crucifix, nappes d’autel, images et statue de la Vierge Marie et ont brûlé le tout devant l’église. D’autres attaques d’églises et de chapelles dans le centre du Mali se sont déroulées devant des fidèles, les semaines précédentes. En septembre, dans la localité de Bodwal, des chrétiens ont été chassés de leur lieu de culte par des hommes armés avec ce message : « Nous allons vous tuer si nous vous voyons prier encore dans l’église ». La sécurité s’est nettement dégradée ces derniers mois dans le centre où sévissent des groupes armés islamistes.

Face à cette situation, le gouvernement garde un silence de carpe.

   Rentrée  scolaire :   

Les élèves du collège horizon victimes  du putsch turc

Le président turc Erdogan tente de détruire le réseau d’écoles que son ennemi juré, Fethullah Gülen, a implanté en Afrique. Et ceux sont les 3 200 élèves de quatre écoles du réseau Collège Horizon de Bamako qui risquent d’en faire les frais. Les écoles Collège Horizon à Bamako sont un symbole d’excellence : 90 % de réussite au baccalauréat cette année (la moyenne nationale est de 32 %). Pourtant, le gouvernement a abrogé l’agrément accordé aux promoteurs du collège. Motif : Ces écoles appartiennent au prédicateur turc Fethullah Gülen, que le président Erdogan accuse d’être le cerveau du putsch manqué de juillet 2016. Depuis, il tente par tous les moyens d’annihiler la présence à l’étranger de son rival. Au Maroc, au Soudan, en Guinée, au Niger, en Somalie : la diplomatie turque fait pression sur les gouvernements pour qu’ils retirent les agréments des établissements et transfèrent la gestion à la fondation turque Maarif. Mais, la pilule a du mal à passer auprès  des parents d’élèves.  Et pour cause, la plupart des écoles reprises par Maarif à l’étranger ont périclité.

 

Poissons importés :

Attention au Virus tilapia

Il y a bientôt trois mois, le Système mondial d’information et d’alerte rapide (SMIAR) de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a donné l’alerte sur une maladie hautement contagieuse qui se propage chez le tilapia, l’un des poissons les plus consommés au monde. Selon l’organisme onusien, l’épidémie devra être appréhendée avec soin surtout dans les pays qui importent le tilapia. La FAO a ainsi sommé les pays importateurs de prendre des mesures appropriées pour la gestion des risques tels que la multiplication des tests de diagnostic, le renforcement des certificats de santé, l’instauration des mesures de quarantaine et le développement de plans d’urgence. Depuis, la plupart des pays importateurs ou ceux de transit de ce poisson ont développé des initiatives pour minimiser les risques. Après la République démocratique du Congo et le Bénin, c’est la Côte d’Ivoire qui a interdit depuis le 7 septembre dernier l’importation et la commercialisation du tilapia en provenance de cinq pays (Colombie, Équateur, Égypte, Israël et Thaïlande).

Pour l’instant, face aux inquiétudes légitimes des consommateurs de poisson, c’est le silence radio de la  part des autorités maliennes.

Rassemblés par la Rédaction

PARTAGER

3 COMMENTAIRES

  1. Il n’y a pas que l’ensemble instrumental, tout se meurt dans ce pays. Le pays lui même va à vau-l’eau du fait des bandits et des mafieux qui le dirigent. L’ensemble Instrumental est un patrimoine culturel des plus importants de notre pays, mais, ceux qui gouvernent ne sont pas là pour s’occuper de la pérennisation des œuvres culturelles du pays. Ils s’en foutent éperdument, car il ne leur rapporte rien à leurs poches. Il faut être cultivé pour s’intéresser à la culture. Nous avons à la tête de l’état des incultes avec de gros diplômes peut-être, mais une grosse tare pour la république. Les Évêques n’ont pas encore compris qu’il n’ y a plus d’état. Ce sont tous les Maliens, Chrétiens et Musulmans qui subissent ces enfoirés de djihadistes de merde, que l’état ne parvient pas à éradiquer. La faute incombe à ce semblant de Président qui n’est en place que pour ses intérêts et ceux de son clan. C’est au Président qu’il faut se plaindre si les Évêques veulent être entendus. Nous connaissons tous le mépris et l’aversion des Chrétiens pour la violence. Nous n’allons pas le leur demander directement de former des brigades de vigilance. Mais le jeunes des villes et villages où se trouvent les lieux de culte des Chrétiens devraient s’organiser pour faire face aux bandits, puisque ce n’est pas demain qu’ils verront les forces de sécurité de leurs yeux. Beaucoup de villages n’ont trouvé d’autre alternative que de se défendre. Ils ont monté des brigades de jeunes qui refusent que des bandits viennent tuer leurs parents sous leurs yeux sans qu’ils ne puissent réagir. Cette violence imposée a fait naitre chez ces jeunes, un sentiment d’impuissance et de honte. Beaucoup de Chefs de villages et d’Imams ont été tués pour avoir refusé d’assujettir leurs populations à une religion qu’ils pratiquent déjà, mais qui leur est revenue sous une forme nouvelle. C’est cet nouvel Islam qu’ils refusent de pratiquer. Ces illuminés d’enfants de putes de djihadistes veulent ramener le monde, plusieurs siècles en arrière. Ils veulent gouverner le monde moderne avec des idées médiévales. C’est revenir au temps du Prophète (psl). Or, ces enfoirés qui ordonnent à leurs fidèles de bannir tout ce qui vient des Occidentaux, puisque étant les moyens que Satan leur auraient donnés pour corrompre les hommes. Alors qu’ils sont les plus grands amateurs de films pornos, ils adorent les nouvelles technologies et sont friands de belles femmes et de voitures 4/4 bien climatisées. Ils adorent aussi, quand ils enlèvent les femmes d’autrui qu’ils gardent en otages. Tout le mode vie qu’ils interdisent aux autres cons qui croient en leurs âneries. Des villageois qui abandonnent l’école pour aller s’enrôler chez les djihadistes, les jeunes chômeurs désespérés, ce sont tous les éléments constitutifs des conditions d’adhésion au djihadisme. L’état de pauvreté excessive dans lequel les ont mis les incapables gouvernements successifs du Mali est une des causes de du basculement des jeunes vers les prairies des fous de Dieu, parce qu’ils sont bien payés. Ils considèrent cela comme un emploi, d’autant plus qu’ils ont un salaire, plus les primes s’ils commettent des actes qualifiés de plaire au bon Dieu. A la différence des autres Maliens, les Chrétiens sont des cibles privilégiés pour les fondamentalistes d’autant plus qu’ils ne pratiquent pas l’Islam, leur religion. Cette communauté mérite une protection particulière, puisque plus exposée. Les écoles de Gulen font-elles aussi partie du cadre de règlement de comptes politiques entre lui et le Président Erdogan? Les Chefs d’état Africains ne prendront pas le risque de perdre l’aide et l’amitié de la Turquie. Gulen peut aller se faire cuire des œufs. Nos Présidents ont déjà encaissé le prix de la honte plutôt que de tenir l’enseignement loin des turpitudes de la politique. Ils s’en ballent les couilles. Les pays Africains n’importent pas de tilapia. On en trouve dans l’eau du fleuve de tous les pays Africains. A moins que ce virus soit transmis à nos tilapias par contagion indirecte, c’est à dire importé dans des colis provenant d’Asie. Les Africains n’ont aucune inquiétude à se faire, ils peuvent continuer à déguster tranquillement leur poisson braisé avec attiéké accompagné d’une grande bière locale bien fraîche. Y’a Bracodi, y’a Flag y’a Guinnees, elles tuent le virus.

  2. Dire que certains journalistes souhaitent avoir une médaille selon leur porte-parole DAK. Que vous ne soyez pas bien informé ok mais de là à inventer des con—neries étant assis dans un fauteuil est ir—responsable de votre part. L’ensemble instrumental vient de lancer un nouvel album il y a deux semaines au Palais de la Culture en présence de la première dame et plus de cinq ministres du gouvernement. Peut-être vous n’avez pas été invité parce que personne ne vous invitera étant assis à la maison mais l’ORTM et d’autres médias ont donné cette information pendant des jours. En plus les travailleurs de l’ensemble instrumental sont des salariés donc bénéficiant à la fin de chaque mois d’une enveloppe financière, ce ne sont pas des chercheurs d’aumône pour aller se soigner. Allez y demander de quel instrumental il s’agit ? Ah le journaliste malien..

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here