Nana Traoré, la boxeuse du consulat du Mali à Paris

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Ils en sont venus aux mains et cette personne venue au consulat pour ses démarches administratives aurait reçu des coups. Immédiatement Mangal Traoré a reçu la personne, une dame, et lui a présenté ses excuses propres et celles de l’administration malienne. Selon les termes de Mangal Traoré, «un usager n’a pas à être traité de la sorte». Il a aussi engagé le consulat à prendre en charge d’éventuels soins de santé si toute fois l’état du protagoniste extérieur le nécessitait. Le Consul a également reçu le mari et la famille de la victime, leur a présenté ses excuses et rassuré de faire toute la lumière sur l’incident. Pour finir, Mangal Traoré a informé les autorités maliennes et prévoit des sanctions administratives à la hauteur du manquement.

Timbuktu grand vainqueur avec 7 César

Sissako et son groupe
Sissako et son groupe

Lors de la 40ème cérémonie des Oscars au théâtre du Châtelet à Paris, le 20 février 2015, le film Timbuktu du réalisateur mauritanien Abderrahmane Sissako a reçu 7  César dont celui du Meilleur film et celui du Meilleur réalisateur pour Timbuktu. Ceux de Meilleure musique, Meilleure photo, meilleure image. Selon nos confrères de Le Figaro, la 40e cérémonie des César plébiscite largement Timbuktu d’Abderrahmane Sissako avec 7 récompenses sur 8 nominations. La guerre des Saint-Laurent n’a pas eu lieu, à l’exception de la catégorie Meilleur acteur où Pierre Niney l’emporte sur Gaspard Ulliel. Le Premier ministre français Manuel Valls a salué la victoire de Timbuktu en ces termes : «Sacre mérité de Timbuktu d’Abderrahmane Sissako. Résister à la barbarie. César 2015». Timbuktu parle de la crise au nord du Mali, surtout pendant l’occupation jihadiste. Timbuktu sera en compétition au Fespaco 2015 qui se déroulera du 28 février au 15 mars à Ouagadougou. Tout comme Rapt à Bamako de Cheick Oumar Sissoko.

César 2015 : le palmarès complet

Meilleur film : Timbuktu ; Meilleure actrice : Adèle Haenel pour Les Combattants ; Meilleure adaptation : Cyril Gely, Volker Schlöndorff pour Diplomatie ; Meilleur acteur : Pierre Niney pour Yves Saint-Laurent ; Meilleur film étranger : Mommy de Xavier Dolan. Meilleur réalisateur : Abderrahmane Sissako pour Timbuktu ; Meilleure actrice dans un second rôle : Kristen Stewart pour Sils Maria ;  Meilleur court Métrage : La Femme de Rio d’Emma Luchini et Nicolas Rey. César d’honneur : Sean Penn ; Meilleur film documentaire : Le Sel de la terre de Wim  Wenders, Juliano Ribeiro Salgado et produit par David Rosier. Meilleurs décors :Thierry Flamand pour La Belle et la bête ; Meilleur montage : Nadia Ben Rachid pour Timbuktu ; Meilleur scénario original : Abderrahmane Sissako et Kessen Tall pour Timbuktu ; Meilleur costume : Anaïs Romand pour Saint-Laurent ; Meilleur espoir Masculin : Kévin Azaïs pour Les Combattants ; Meilleur film court métrage d’animation : Les Petits Cailloux de Chloé Mazlo. Meilleur long métrage d’animation : Minuscule, la vallée des fourmis perdues de Thomas Szabo et Hélène Giraud ; Meilleure musique : Amine Bouhafa pour Timbuktu ;  Meilleur acteur dans un second Rôle : Reda Kateb pour Hippocrate ; Meilleur premier film : Les Combattants de Thomas Cailley. Meilleure Photographie : Sofian El Fani pour Timbuktu ; Meilleur son : Philippe Welsh, Roman Dymny, Thierry Delor pour Timbuktu ; Meilleur espoir Féminin : Louane Emera pour La famille Bélier.

Une expo qui a attiré la foule !

S’inscrivant dans le cadre du projet Mali In Move, le vernissage de l’exposition sur le thème «femme et crise au nord du Mali» s’est déroulé le samedi 21 février 2015. Bravo aux artistes et membres de l’espace Culturel Beyray ! Outre les personnalités du monde culturel et artistique, plus de 150 personnes ont participé au vernissage de l’exposition «femmes et crise au Nord du Mali». Cette exposition d’une trentaine d’œuvres d’une dizaine d’artistes plasticiens maliens retrace les violences vécues par les femmes au Nord du Mali. Ces femmes qui souffrent des exactions perpétrées par les extrémistes islamistes. «Je ne savais pas qu’il y avait des talents cachés dans notre pays, c’est dire aussi la diversité culturelle de notre pays ; elle est immense la culture malienne et nous montre à chaque occasion une de ses facettes», nous a confié Diakaridia Dembélé, professeur de philosophie. La soirée a été agrémentée par  Oumar Konta et le groupe Malikan, qui ont accompagné musicalement les visiteurs de l’exposition. Cette exposition sera visible au Centre culturel Jacques Franck et à Cité Culture à Bruxelles dès la fin du mois de mars 2015.

Avis de recrutement

Le précédent occupant du poste ayant désisté, pris la poudre d’escampette et disparu dans la nature, nous recherchons un masseur qualifié. Il s’agira de masser un moustique perturbateur, une fois par semaine, le dimanche de préférence. Masser un moustique demande une grande expertise, et quand ce moustique est perturbateur, c’est encore pire ! Ne pas répondre à cette annonce si on sait qu’on ne peut pas, et si on attend une rémunération autre qu’un grand MERCI assorti d’un repas frais, garanti sans «nadjini» et autre bizarrerie. La ressemblance intellectuelle et physique avec Guimba national sera un atout. Mais le principal atout d’un masseur reste ses mains ! Candidats non sérieux, s’abstenir. Par non sérieux, j’entends tous ceux qui verraient là une opportunité autre que celle de masser…ou pire qui verraient là une occasion de se faire masser.

 «La route de l’espoir»

Depuis la fin des travaux de construction de la route Bamako-Ségou, les commentaires vont bon train dans la cité des Balanzans. Plus personne ne manque de commentaire ; les jeunes avaient félicité ATT en marge du festival sur le Niger. Aujourd’hui, ce sont les femmes de Ségou qui pensent que cette route est celle de l’espoir. Bamako-Ségou par la route dans les années 80, c’était un calvaire. Cette voie a été refaite plusieurs fois ; plusieurs personnalités de Ségou ont rendu l’âme sur cette route, de grands hommes et femmes, dont certains étaient jeunes. Même récemment, avec le festival sur le Niger, chaque édition avait son lot de décès. Mais, cette année, c’est devenu un souvenir. C’est pourquoi les femmes de Ségou surnomment axe Bamako-Ségou «la route de l’espoir».

Pacha, l’enfant terrible

On dit qu’il n’y a pas de sot métier ; l’homme doit travailler pour éviter le vice, l’ennui et le besoin. Le patron, pour ne pas dire l’un des initiateurs du festival sur le Niger, devenu le grand boss de l’événement, est comme tout homme. Son chemin l’a conduit à faire 13 métiers. Mais dans l’un, il est en train d’avoir le bonheur. Mamou Daffé dit Pacha n’a-t-il pas fait la location des cassettes vidéo à Bamako ici ; n’a-t-il pas été cordonnier au village à Nioro avant de se retrouver frigoriste à Ségou ? Aujourd’hui, il est le boss de l’un des plus grands festivals dans le monde. Ah oui, Daffé dit Pacha a trimé de son bled de Nioro à Ségou en passant par Bamako et Bruxelles. On ne doit pas lui en vouloir, mais tout ce qu’on peut lui demander : c’est de bien organiser le festival sur le Niger avec une bonne programmation musicale, de bons animateurs pour les différentes scènes. Mais aussi la bonne réception des invités et artistes. Le reste là, il peut retourner à Nioro avec…

La gorge noire

Le maquis le plus envié aujourd’hui sis à Niamana s’appelle la Gorge Noire. Ici, les boissons alcoolisées sont en promo parce qu’on fête l’ouverture.  Le coin est bien entretenu et caché dans les arbres. Certains artistes animent là-bas ; de grandes personnalités y passent leur week-end parce que le cadre idéal, avec des chambres bien propres. La Gorge Noire c’est aussi des filles de joie de toutes les nationalités pour accompagner les friands de jupon. Dans ce coin, certes l’alcool et les autres boissons sont en promotion, mais le lieu n’est pas à la portée de toutes les bourses. Le ticket du week-end fait 35.000 Fcfa avec petit-déjeuner seulement. Les autres plats se font sur commande. Le système appliqué à la Gorge Noire est l’écotourisme et le tourisme solidaire. Tous les lits des chambres et les chaises sont faits avec les objets issus de la récupération. La Gorge Noire, un maquis, un nom.

Les échecs de Daffé

Le festival sur le Niger a frisé le fiasco, la 11ème édition. Une édition pendant laquelle Mamou Daffé a tout centré à son seul niveau. La mauvaise programmation musicale, le choix des deux animateurs, plus que nuls sur la scène Damonzon, le manque de respect pour les invités de marque et autres personnalités au festival sur le Niger. Cette année, l’enfant de Nioro n’a pas fait de délégation de pouvoir contrairement aux autres éditions. Certes, il y a eu des améliorations dans certains domaines, comme l’art visuel ou toutes les sommités ont répondu comme Ismaël Diabaté, Amaguiré Dolo, Hama Gouro ; satisfaction aussi du côté du théâtre avec Guimba national avec sa pièce «A vous la nuit». Mais aussi la grande mobilisation des Ségoviens qui commencent à comprendre l’enjeu de cette rencontre culturelle. Même les activités en off ont bien marché. Mais, partout où il y a eu échec, c’est à mettre à l’actif de Mamou Daffé, le directeur dudit festival, qui n’a pas voulu responsabilisé les autres.

Taxi Madou

Il était le plus heureux des taximen de Ségou, lors de la 11ème  édition du Festival sur le Niger. Il est parvenu à garder ses deux clients, un couple français qui participe à toutes les éditions depuis la première. Ils descendent à l’hôtel Djoliba de Ségou. Mais pour tout déplacement, ils sont avec le même taximan. Ce qui fait que du début du festival à la clôture, la priorité de taxi Madou, c’est le couple français. Chaque fois qu’il doit prendre un passager, il a l’obligeance de l’aviser qu’il a un contrat avec le couple français. À l’appel duquel il est obligé de répondre. Comme quand nous étions à bord de son taxi. Heureusement que pendant notre course, il n’a pas été appelé par le couple français. Lequel lui a donné beaucoup de cadeaux. Chaque année, leur arrivée à Ségou est une fête dans la famille du taximan qui, après chaque festival, va à l’Office du Niger pour s’occuper de son champ. Taxi Madou est un homme sympathique et très ouvert.

 

La Chinoise perdue

Le «samedi national» est la nuit la plus longue et la plus amusante du festival sur le Niger. C’est la nuit où la tête d’affiche du festival, pour ne pas dire l’artiste vedette, anime. C’est l’unique soirée qui mobilise plus de monde. Cette année les Chinois de Ségou étaient de la fête. La plupart était là pour suivre le concert d’Oumou Sangaré qui était la tête d’affiche de cette édition. Une Chinoise s’est perdue. Ils étaient venus en groupe, les autres étaient rentrés avant elle. Ne parlant pas français encore bamanan, elle a eu du mal à retrouver ses autres camarades. Mais à Ségou, il y a des gens qui parlent chinois. C’est l’un d’entre eux qui a échangé avec elle. Ainsi elle lui fera savoir qu’elle travaille à Sukala-SA et qu’ils étaient venus pour la prestation d’Oumou Sangaré. La Chinoise ne retrouvera ses camarades qu’à la fin du spectacle. Entre-temps, les éléments de la sécurité l’avaient aidée à suivre le spectacle en la mettant tout juste devant la sortie, afin qu’elle puisse rejoindre leur voiture et attendre les autres.

«Le jour de ton jour»

Pendant le festival sur le Niger, il y a eu deux pénuries. La première, c’était celle des boissons alcoolisées ; la seconde, les capotes. Et pourtant, chaque année, Malick Sène, le secrétaire exécutif du Haut conseil de lutte contre le sida et ses hommes sont présents au festival. Le plus souvent, c’est à l’heure de vérité qu’on se rend compte qu’on n’a pas de capote. Un comédien a touché au sujet. Selon lui, l’un de ses amis était en difficulté parce qu’il est venu au festival avec la fille qu’il aime. Et c’était l’occasion pour eux de bien s’amuser. Le jeune n’avait pas de préservatif et ne voulait pas le dire à sa chérie qui était prête pour le jeu. Mais la surprise a été grande pour le garçon, car la fille lui dira: «c’est le jour de ton jour». Le  jeune garçon, selon le comédien, n’avait rien compris de cela lorsque soudainement la fille s’est jetée sur lui. C’était vraiment «le jour de son jour» a conclu notre comédien. Qui dit vouloir attendre lui aussi «le jour de son jour».

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