Téléchargement de la musique par Blutooth : Les artistes se prononcent

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Le téléchargement de la musique par Blutooth est devenu un phénomène courant dans toutes les sociétés, bouleversant du coup l’industrie musicale. Comme une érosion, le phénomène va crescendo, de sorte que les artistes musiciens qui sont les premiers concernés ne savent plus où mettre de la tête tant les efforts sont voués à l’échec.


 Appelé la nouvelle tendance de la piraterie, le transfert de la musique par Blutooth est pourtant diversement partagé. Pour certains, le phénomène est un danger constant et même un malheur  pour le showbiz, pour d’autres, c’est un instrument efficace de promotion pour la musique plus que la télévision et la radio réunies.

D’un point de vue général, la musique et particulièrement celle du Mali a assez souffert de la piraterie. Aucune des actions entreprises dans le passé ou celles prises actuellement n’a jamais été efficace. Des industries illégales qui étaient constituées autour de la piraterie étaient à la limite plus structurées que les moyens investis par le gouvernement pour combattre le phénomène. D’où sa persistance sur le marché. Mais avec Blutooth, c’est désormais l’effet contraire qui se produit. Puisque les pirates se retrouvent à leur tour piratés par plus fort qu’eux. La plupart de ces unités de piraterie ont fini par mettre la clé sous paillasson. Pour cause, la piraterie fondée sur  des cassettes et CD ne sont plus achetées par le public. Comme les  pirates n’ont   plus  d’autres voies de recours pour faire fonctionner leurs industries malpropres, ils sont dans l’obligation de fermer boutique. Leur malheur est venu de la prolifération des nouvelles technologies de la communication, notamment le téléphone, l’ordinateur, pour ne citer que ceux-là.

Mylmo :

" Je ne peux que remercier Blutooth, car c’est grâce à ce système que tous les jeunes maliens  ont découvert Mylmo. Tous ces jeunes ont envie de me voir en concert et comme Mylmo ne fait pas un concert gratuit, alors, ils prennent le raccourci : écouter ma musique à l’aide de leur téléphone portable. Cela ne fait que me propulser dans le giron du showbiz malien. Donc je ne peux que remercier encore une fois ce système ".

Master Soumy:

" Le transfert de la musique par Blutooth est certes dangereux pour l’industrie musicale mais une chose est sûre, c’est qu’il  n’y a aucun moyen de l’arrêter. Mais avec le temps, les gens prendront conscience en surpassant le téléchargement en achetant légalement les cassettes et CD. Mais il reste à signaler que le téléchargement de la musique est très  néfaste pour les musiciens surtout ceux qui ne sont pas connus. Sinon il peut bel et  bien stimuler la promotion des artistes. Peut être que les organes chargés de la protection des œuvres artistiques pourront se mettre dans les alternatives d’une protection fiable, c’est-à-dire imposer un montant sur chaque puce activée et qui sera viré au compte du  droit d’auteur.

Iba One:

«Si le  Blutooth est négatif dans l’industrie musicale, force est de constater qu’il contribue beaucoup à l’épanouissement des artistes. Car c’est Grâce au Blutooth que les fans écoutent régulièrement  les morceaux, les mémorisent et répètent avec les artistes lors des concerts. Ce que nous les artistes apprécions énormément. Sans la musique au téléphone, les fans ne peuvent pas faire cela parce qu’ils n’auront pas les moyens de le faire.  Ce que nous perdons dans le téléchargement, nous le gagnons dans les concerts parce que nous sommes aimés aujourd’hui. Mais le téléchargement n’est pas bon pour ceux qui ne sont pas assez populaires dans le showbiz. En tout cas, le Blutooth à un aspect remarquablement positif dans le développement de la musique».

Tialé Arby: "

 De nos jours on ne peut pas compter sur les cassettes et les CD dans le cadre de la rentabilité à cause de la piraterie, surtout avec le téléchargement par téléphone. Les artistes travaillent activement  pour  produire des œuvres parce que ça ouvre les contacts et permet de décrocher de bons  contrats.

Zoumana NAYTE

 

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