Kemi Seba, président de l’Ong Urgence Panafricaniste face à la presse : «Si le peuple du Mali pense que le non changement de la constitution est une nécessité, nous serons à ses côtés»

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L’activiste politique franco-béninois, Kemi Seba, non moins président de l’Ong Urgence Panafricaniste, était à Bamako la semaine passée dans le cadre de la réception du 2ème prix décerné par l’Ong Mja Intellect, visant à récompenser les personnes qui contribuent à éveiller les consciences de la population africaine.

 Il était face à la presse le samedi 15 juillet à la Maison de la presse, accompagné par Etienne Fakaba Sissoko et Ismaël Moustaphe Koné, président de l’Ong Urgence Panafricaniste au Mali. L’objectif de cette conférence de presse était non seulement de faire partager sa participation à cette remise de prix, mais aussi de propager le message du rétablissement du principe de souveraineté pour la population africaine. Kemi Seba a profité de l’occasion pour évoquer l’épineuse question du Franc Cfa.

Selon le conférencier, chaque peuple a le droit de décider de sa propre destinée ; de maîtriser sa propre politique, son économie et de pouvoir jouir de la richesse émanent de son propre sol. «Mais malheureusement, à l’en croire, nous nous rendons compte qu’en Afrique tel n’est pas le cas». Le président de l’Ong Urgence Panafricaniste a signalé que les autorités françaises ont mis la pression sur les autorités maliennes pour que celles-ci ne le reçoivent pas à Bamako. Il a souligné que dans chaque pays où il s’est passé, les autorités de ces pays l’ont reçu. «Mais ici, l’ambassade de France a parlé aux autorités du Mali pour savoir si je venais pour recevoir le prix ou pour parler des activités du front anti Franc Cfa», a-t-il déclaré.

Par ailleurs, M. Seba a expliqué que contrairement à ce que bon nombre de personnes pensent, le combat anti Franc Cfa ne se circonscrit pas uniquement à la dynamique de la libération monétaire. «Anti Cfa, c’est anti-colonialisme français en Afrique», a-t-il ajouté. Avant d’indiquer que les autorités françaises, via leur armée, se servent à Kidal sous prétexte de sécuriser la région, alors qu’elles se servent du sous-sol malien qui regorge de matières premières exceptionnellement denses.

Parlant de la révision constitutionnelle dans notre pays, Kemi Seba a affirmé que l’Ong Urgence panafricaniste se range du côté du peuple. «Si le peuple pense que le non changement de la constitution est une nécessité, nous serons à ses côtés.  Cette constitution a été mise en place suite à l’accord d’Alger. Cet accord a été imposé par la communauté internationale. L’Ong Urgence Panafricaniste lutte contre l’interventionnisme de la prétendue communauté internationale», a-t-il déclaré.

Selon Etienne Fakaba Sissoko, il est possible pour les Africains de sortir du Fcfa techniquement, mais le problème se situe au niveau de la décision politique.

 

Il faut noter que Kemi Seba a écrit plusieurs ouvrages sur l’éveil des consciences et la responsabilité pour les jeunes de prendre leur destinée en main. Il est aussi un analyste de la situation politique en Afrique et  l’initiateur du front contre le Franc Cfa.

Diango COULIBALY

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