Ami Wassidjé : «Rien ne vaut la paix»

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Aminata wassidje Traoré artiste-musicienne
Aminata wassidje Traoré artiste-musicienne

«Nous sommes à Ségou dans le cadre de la caravane de la paix. Nous avons chanté et dansé pour la paix. Quand on dit la paix, ça doit être la priorité de tous les Maliens vu tout ce que notre pays a vécu. Nous devrons tous nous battre pour la paix, qu’on soit du nord ou du sud. Ce n’est pas un problème des régions du nord seulement, mais de tous les Maliens parce que nous sommes «du même père et de la même mère». La rencontre des artistes a été possible grâce à trois festivals dont deux du Mali et un du Maroc, qui se sont donné la main pour organiser la caravane de la paix. Cette caravane a commencé au Maroc en passant par la Mauritanie, le Burkina Faso, pour se terminer au Mali. Ça a coïncidé ainsi avec l’ouverture du festival de Ségou. Partout, nous avons chanté la paix. Nous avons joué notre partition et demandons à Dieu de nous accorder la paix. Ça a été une occasion de retrouvailles parce que j’ai vu beaucoup de gens que je ne voyais plus depuis longtemps. Pour moi, rien ne vaut la paix, au Mali, en Afrique et dans le monde.»

 

 

 

Jacob Devarieux  invité d’honneur du festival :

«Si les jeunes veulent aller loin, ils doivent s’ouvrir aux autres musiques»

«J’ai vu un tas de personnes, des artistes locaux, nationaux et internationaux. C’est un festival intéressant. Il y a beaucoup de jeunes artistes en herbe qui restent sur un seul accord, il faut peut-être évoluer un peu. On sent qu’ils veulent vraiment rester dans la tradition, ce qui est dommage parce que ça ne se limite pas aux gens qui connaissent cette musique là. Mais, s’ils veulent aller un peu plus loin, il faudra ouvrir un peu. Il y a des choses vraiment intéressantes. J’ai bien aimé la caravane de la paix et de la culture. J’espère que le Mali va rester en paix. Oui, j’ai perdu quelques kilos, mais ça va très bien. Le groupe Kassav aussi va bien. En fin décembre, on était au Sénégal, après on a été aux îles du Cap Vert pour le 31 décembre 2013. Et là, on a repris jusqu’au mois de mars. On va faire la Côté d’Ivoire, le Gabon, l’Angola, le Mozambique etc. Je suis là pour les Antilles et Ségou. Par rapport à ce festival et au livre qui a été écrit sur Ségou, on va voir si on peut essayer de monter quelque chose avec la diaspora. Mais on va discuter avec les organisateurs du festival. Peut-être l’année prochaine ou l’année d’après, on pourra faire quelque chose de concret, ici à Ségou.»

 

Nafi Diabaté dite Marimar : «Ségou est ouverte pour accueillir tout le monde»

«Ségou vous souhaite la bienvenue, vous êtes ici chez vous, en terre malienne de Ségou. Nous vous disons bienvenue pour la paix, la stabilité et la tranquillité partout au Mali. Grâce à ce festival, la ville et la région des Balanzans sont ouvertes pour accueillir tout le monde, toutes les cultures du monde. Chaque année, nous fêtons l’art et la culture de notre pays et d’ailleurs. Ici, nous sommes obligés d’être ouverts au monde. La  période de crise sera bientôt dans nos souvenirs. Ce que nous avons vécu doit nous pousser à retrousser les manches, à travailler pour la culture de la paix dans notre pays. L’Afrique et le monde, qui sont venus à notre secours, nous ne les oublierons jamais. Ce festival nous donne l’occasion de présenter notre art et notre culture au monde entier, mais aussi, d’apprendre avec les autres parce que nous fêtons une semaine ensemble dans la communion et la paix. Pour que cela continue, il faut la paix, la quiétude. Il faut surtout l’entente entre tous les fils du Mali du nord au sud. Vive  la paix au Mali et dans le monde entier !».

 

Boubacar Kassougué, le guide rasta

Il vient de Bandiagara. Il est à la fois guide touristique et sculpteur. Il a un jugement mitigé sur la 10ème édition du Festival sur le Niger. Et pour cause : «On ne peut pas dire que c’est assez bien, on ne peut pas dire que c’est médiocre. C’est un lieu de retrouvailles, sinon il n’y a pas assez de marché…».

Le guide rasta était très remarqué au festival sur le Niger. Selon lui, la rareté des touristiques occidentaux a tué le sens du festival sur le Niger, d’autant que le circuit touristique est en panne. En effet, d’après lui, la saison touristique devrait commencer en décembre par la visite du pays Dogon, puis le nord, avec le festival au désert d’Essakane. Et les dernières étapes devaient être le festival de Ségou et les autres festivals dans le sud. Mais, cette année, fait-il remarquer, malgré la paix précaire, la saison touristique est morte. «Cela est visible avec des vols qui ne viennent plus, les tours opérateurs n’ont plus le Mali dans leur programme. Ce qui tue le tourisme et les autres secteurs», a-t-il affirmé. Et d’ajouter : «Dieu merci, on ne gagne plus comme par le passé, mais ce que je gagne peut me permettre de survivre. Pas  plus ! Vous voyez vous-même qu’il n’y a pas assez de touristes, ils sont rares à Ségou. Ceux qui sont là ne sont pas guidés».

Guide touristique, rasta et sculpteur, Boubacar Kassogué a emmené quelques-unes de ses créations à Ségou. «Je peux dire Dieu, sans quoi l’absence des touristes blancs a joué sur tout le monde : la population, les artistes et même les vendeuses de légumes dans les marchés. S’il n’y a pas assez de clients, comment vont-ils faire ? Disons, comment allons-nous faire ? Parce que nous sommes tous dans le même bateau du tourisme, c’est une chaîne».

Boubacar Kassogué a par ailleurs attiré l’attention des organisateurs sur l’environnement immédiat du festival, convaincu en cela qu’il y a trop de sachets plastiques et de mégots de cigarette. En mot comme en cent, selon lui, «Le festival, c’est nice (agréable) ! Et ça doit continuer…».

 

Mata Kady Dembélé, vendeuse d’objets d’art

«Je suis vendeuse de colliers et de perles. Je ne le fais pas toute seule, je suis avec mon cousin Fakoro Coulibaly. Il n’est pas venu cette année au festival, c’est moi qui représente notre boutique. Cette année, ce n’est pas facile pour nous : les touristes blancs ne sont pas nombreux comme vous pouvez le constater avec moi. Mais, on se débrouille. Cependant, les festivaliers maliens commencent à s’intéresser à nos créations. Mais la crise qu’a connue notre pays a tué le tourisme. Dieu est grand, on tire notre épingle du jeu. Nous sommes obligés maintenant de revoir nos prix et de les adapter aux réalités de la crise. À l’instar des organisateurs du festival qui vendaient les tickets à 100 euros. Cette année, c’est 50 euros. Cette année, nous n’avons pas fait une très bonne affaire. Nous n’arrivons pas à écouler nos produits. Il y a une très grande différence entre cette édition et les précédentes. Mais nous encourageons les organisateurs parce que la fête a été belle et bien organisée. Le fait que les gens se retrouvent est en soi une bonne chose.»

 

 

Badara Aly Touré, styliste en bijoux africains

«Je fais le styliste en bijoux sur les pagnes : le fer, le bois et même les décors des maisons. Je fais beaucoup de domaines de l’art. Ce que j’ai en main comme ça, on l’appelle œil de tigre, c’est en pierre. La  matière que j’utilise pour faire l’œil de Tigre, c’est la pierre bien taillée que je polis moi-même avant de l’orner. Je suis là chaque année au festival depuis la première édition et je suis la première personne à prendre un stand à la foire internationale du festival de Ségou. Pour le moment, c’est difficile de se prononcer parce que nous faisons de la création chaque jour, et si actuellement, il n’y a pas d’achat, à la fin, quelqu’un peut venir tout acheter. Donc, ce n’est pas facile pour nous de dire quelque chose sur la vente. Il y a toujours des surprises, sinon on n’a pas vu grand monde pour le moment. Même là, il faut attendre le week-end pour savoir. Ce que je demande aux organisateurs, c’est qu’ils sachent que le festival est fait pour la promotion des artisans, qui n’ont pas tous les mêmes moyens. Qu’ils essayent de réduire un peu le prix de location des stands, car, au début, les frais de location d’un stand étaient fixés à 7500FCFA. Or, actuellement, c’est de l’ordre de 80.000FCFA. Les organisateurs doivent penser à aider les artisans, surtout qu’il n’y a pas beaucoup de clients».

 

 

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5 COMMENTAIRES

  1. un vrais croien debarasera de music avant la mort si non ya la vrais punission au lau dela et persone ne peu venir a l,aide

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