Trente jours-trente femmes : Aïssata Ibrahim Maïga à l’honneur de la campagne de l’ambassade des USA

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Journaliste et militante, Aïssata Ibrahim Maïga (A.I.M) a déjà un joli parcours à seulement 37 ans. Et c’est son amour pour les médias qui a été le fil rouge de son cheminement professionnel.

Après ses études secondaires de lettres achevées au lycée Yana Maïga de Gao en 2000, la jeune Aïssata obtient une bourse pour Cuba, où elle poursuivra ses études universitaires à la Faculté de Communication de l’Université de la Havane, sanctionnées avec brio en 2007 par une Maîtrise en communication sociale.

De retour au Mali, elle effectuera un stage au département de communication d’Orange Mali, ce qui renforcera sa vocation de se consacrer au métier de son rêve, le journalisme. En février 2008, Aïssata Ibrahim Maïga est recrutée à l’Office de Radiotélévision du Mali (ORTM) où ses qualités professionnelles au cours des reportages qu’elle réalise, sont très vite remarquées par sa hiérarchie, qui décide de lui confier la présentation du journal télévisé.

Alternant le 13h et le 20h, la semaine ou le week-end, A.I.M a su imprimer son propre style, fait de simplicité, d’efficacité, de sourire, d’humour et de rigueur. On lui connaît aujourd’hui quelques faits d’armes qui resteront dans l’histoire de la télévision au Mali.
D’abord en 2012, elle sera la journaliste qui n’hésitera pas à venir présenter le journal télévisé en plein coup d’état, et ce malgré les risques sécuritaires dus aux affrontements dans la ville. Son reportage plein d’humour des coulisses du dernier sommet Afrique-France retiendra l’attention de tous les téléspectateurs.

Il ne fait donc plus aucun doute, Aïssata Ibrahim Maïga est désormais une référence dans les médias au Mali. Elle l’est aussi pour nombre de jeunes filles maliennes qui veulent s’essayer à ce métier, encore dominé par les hommes, et où les femmes doivent constamment faire leurs preuves.

Militante engagée pour une meilleure représentation des femmes dans les médias, elle a créé en 2016 le site internet www.maliennemoi.org afin de promouvoir le rôle que les femmes jouent dans la construction de la société malienne.

Son combat pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes vient d’ailleurs d’être reconnu par ONU Femmes, qui lui a consacré un article en janvier dernier.

Grande lectrice, passionnée de théâtre et de mode, celle dont le géniteur fut une sommité du sport régional à Gao, et qui pratique le sport au quotidien, n’a pas fini de nous surprendre. S’adressant aux femmes, la brave Aïssata Ibrahim Maïga dit, «Femme, ne nous mettons pas de limites, nous avons les capacités de réaliser les plus grands succès».

Ambassade des Etats-Unis au Mali

(#30Jours30Femmes #FiereDetreFemme)

 

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5 COMMENTAIRES

  1. VOUS ETES TRES BELLE MADAME, SANS AUCUN PRODUIT ECLAIRCISSAN, L’EXEMPLE DE LA BELLE FEMME SONGHOI AU NATUREL.

  2. Tous mes encouragements à ma fille (je suis un ami à son feu père Kalilou John Samuel)! Je te demande de changer un peu de style d’habillement en public en te couvrant le corps et la tête et en évitant les habits moulants à cause surtout du mauvais oeil. Que Dieu te bénisse et te guide vers le droit chemin!

  3. A LA FRANCE SON THIAM!
    AU USA SA AISSATA I MAIGA!

    ……qui pour la CHINE qui fait tant pour le negre malien?!!!

  4. J’ai peur et je tremble très fortement, car je crois que ces blancs veulent détruire notre société si les femmes s’impliquent. Quand une frange de la société semble qu’elle est discriminée en remettant en cause en bloc toutes nos valeurs sociétales, le Pays cesserait d’exister. Ce qui reste certain, ces blancs qui montent nos femmes contre l’ensemble de nos valeurs n’ont plus de société, n’ont plus de valeurs, n’ont plus de repères et de références. J’espère que nos femmes qui sont dotées de grandes valeurs de réflexion tiendront compte de ces aspects pour maintenir en équilibre notre cher Mali en évitant de remettre en cause tous les points névralgiques de l’équilibre du Pays. Du courage Aïssata dans tes efforts de développement de ce pays.

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