Arrestation de faux agents de la S.E

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Dg-SE
Colonel Moussa Diawara, Dg-SE

Un rĂ©seau de faux agents de la SĂ©curitĂ© d’État a Ă©tĂ© dĂ©mantelĂ© par les Ă©lĂ©ments de la DGSE, ce mercredi. Les trois cerveaux de cette bande de malfrats qui se faisaient passer pour des agents de la SĂ©curitĂ© d’État pour arnaquer et escroquer les paisibles citoyens ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s alors qu’ils s’apprĂȘtaient Ă  escroquer un promoteur d’école privĂ©e.

 

Jean Daou, domiciliĂ© Ă  Yirimadio, qui se fait passer pour un homme d’affaires et Baba BouarĂ©, exploitant de sable se sont faits passer pour des agents de la SE, avec la complicitĂ© d’un sergent – chef de la Police nationale, Badara Alou KoureĂŻchy de la compagnie de circulation routiĂšre, (CCR) afin de soustraire la somme d’1 million de francs CFA Ă  Alou Coulibaly, promoteur de l’Ecole privĂ©e « Mafa » Ă  Yirimadio.

 

Profitant de la situation judiciaire qui prĂ©vaut prĂ©sentement au sein de la sphĂšre de l’Education nationale, les trois escrocs ont trouvĂ© aux promoteurs privĂ©s, les meilleurs oiseaux Ă  dĂ©plumer.

 

C’est ainsi qu’ils ont eu la mauvaise inspiration de s’attaquer au propriĂ©taire de l’établissement scolaire privĂ©, « le Mafa », en dĂ©but de semaine.

 

Jean Daou, du reste, connu des services de police et de gendarmerie comme un escroc rĂ©cidiviste, envoi Baba BouarĂ© cueillir des renseignements sur les promoteurs d’écoles privĂ©es, pour ensuite monter un dossier fictif les concernant afin de les arnaquer.

Pour ce cas prĂ©cis de Alou Coulibaly, l’exploitant de sable, reconvertit en agent de renseignement dit avoir des informations faisant Ă©tat que le propriĂ©taire de l’école « Mafa » se trouverait impliquer dans l’affaire concernant l’informaticien du dĂ©partement de l’Éducation qui aurait affectĂ© des effectifs fictifs Ă  certains Ă©tablissements privĂ©s du pays. Il a ensuite confiĂ© Ă  son mentor Jean Daou que Monsieur Coulibaly s’apprĂȘtaient Ă  fuir le pays pour aller s’installer dans un pays voisin en vue d’échapper Ă  la justice et il est mĂȘme parvenu Ă  se procurer le numĂ©ro du tĂ©lĂ©phone portable de cette derniĂšre victime.

 

Jean Daou et le sous officier de Police ont entamĂ© leur tentative d’escroquerie, en se faisant passer pour des enquĂȘteurs de la SE. Ils ont appelĂ© Alou Coulibaly pour l’informer d’une procĂ©dure d’enquĂȘte le concernant. Toutefois, ils se sont empressĂ©s de souligner qu’ils peuvent le sauver moyennant une somme des trois millions de francs CFA.

 

Lorsque le promoteur a voulu en savoir davantage sur la nature de sa probable faute, ils ont rĂ©torquĂ©, en coupant la communication avant de prĂ©ciser qu’il a intĂ©rĂȘt Ă  coopĂ©rer, sinon ils viendront l’arrĂȘter d’ici le vendredi prochain.

 

Alou Coulibaly semblant ne rien se reprocher dans cette affaire, s’est donc confiĂ© Ă  un responsable de SĂ©curitĂ© d’État pour savoir si les deux supposĂ©s enquĂȘteurs sont bien de la SE. C’est en ce moment qu’une enquĂȘte, d’une matinĂ©e, a permis d’apprĂ©hender en flagrant dĂ©lit d’escroquerie les trois cerveaux du rĂ©seau, Baba BouarĂ©, Jean Daou et le sergent-chef de Police Badara Alou KourreĂŻssy, reconnu comme un rĂ©cidiviste notoire en matiĂšre de petites dĂ©linquances et de patrouilles privĂ©es.

 

Une procĂ©dure judiciaire pour escroquerie, faux et usurpation d’identitĂ© et de fonction, a Ă©tĂ© engagĂ©e contre les trois escrocs. En plus de la plainte de la victime, la Direction gĂ©nĂ©rale de la SĂ©curitĂ© d’État a aussi dĂ©posĂ© sa plainte pour la simple raison que de telles pratiques ternissent l’image de ce service.

 

Mieux, le Directeur général, Colonel-major Moussa Diawara et son staff sont engagés dans un vaste chantier de réhabilitation du service secret malien en le conférant toutes les vertus indispensables à ses missions.

 

Lesquelles consistent Ă  la lutte contre toutes les activitĂ©s susceptibles de constituer une atteinte aux intĂ©rĂȘts fondamentaux de la nation. La SE est chargĂ©e de prĂ©venir et rĂ©primer, sur le territoire de la RĂ©publique, les activitĂ©s inspirĂ©es, engagĂ©es ou soutenues par des puissances ou des organisations Ă©trangĂšres et de nature Ă  menacer la sĂ©curitĂ© du pays.

 

La contre-ingĂ©rence Ă©trangĂšre, traditionnellement associĂ©e au contre-espionnage, couvre un domaine Ă©largi dans un contexte multipolaire. L’objectif de la SE est de dĂ©celer et de neutraliser toute menace rĂ©sultant des activitĂ©s de services de renseignement de pays adverses, d’organisations ou d’agents se livrant Ă  l’espionnage, au sabotage ou Ă  la subversion.

 

La menace terroriste, trĂšs Ă©volutive, exige des services de sĂ©curitĂ© une adaptation permanente. La SE, qui combine ses capacitĂ©s de service de renseignement et de service de police judiciaire spĂ©cialisĂ©, devra ĂȘtre en mesure de dĂ©tecter, de surveiller et le cas Ă©chĂ©ant d’interpeller les individus, les groupes et les organisations de nature subversive susceptibles de se livrer Ă  des actes de terrorisme ou d’atteinte Ă  l’autoritĂ© de l’État.

 

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1 commentaire

  1. 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆
    Pourquoi on permet au Lieutenant Konare d’Ă©crire des articles du GNIOUF …??? 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆

    Moussa Ag,… pauvre de nous … PITIEEEEEEEEEEEEEEEEEE POUR UN FRÈRE ….!!!!!!!!!!! đŸ˜„ đŸ˜„ đŸ˜„ đŸ˜„ đŸ˜„ đŸ˜„ đŸ˜„ đŸ˜„ đŸ˜„

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