Confusion dans la police nationale : Cinq Commissaires enlevés hier dans leurs bureaux

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Si nos sources ont encore très peu d’informations sur l’affaire, elles sont formelles : trois de leurs collègues ont disparu depuis plusieurs heures. Ils seraient, disent-elles, enlevés par des hommes en uniforme de la police et amenés vers une destination non encore identifiée.

Un véhicule de la police malienne
© AFP

Au moment où nous mettons sous presse, l’information est tombée comme un couperet, et continue d’alimenter les débats et les commentaires dans les milieux de la police nationale. Trois commissaires de police ont été enlevés hier dans la soirée par des hommes en uniforme. Il s’agit notamment de Mme Aïssata Cheick Tandia, Chef du bureau de la Voie publique du Commissariat de 2e arrondissement, Mamadou Keïta, directeur général adjoint de la police nationale, de Fassiriman Keïta, directeur adjoint de la Brigade des mœurs de Bamako, d’Ousmane Diallo et de Papa Diallo. L’annonce de la nouvelle  a créé une grande confusion dans la police, et les sources contactées à chaud se refusent d’imputer la responsabilité desdits enlèvement à qui que ce soit. Cependant, beaucoup de commissaires nous ont exprimé leurs vives inquiétudes quant au sort de leurs collègues enlevés. Jointe par nos soins, une source (proche du Syndicat des commissaires) est formelle quant à l’unité à laquelle appartiennent les ravisseurs. Il s’agit, dit-elle, d’éléments de la police nationale. En clair, selon toute vraisemblance, il s’agit d’un règlement de compte entre policiers, mais à de niveaux de grades différents. L’affaire qui tombe ainsi comme une trainée de poudre à travers Bamako, relance une fois de plus les débats sur la forte tension qui couve au sein de la police nationale depuis la polémique sur les grades accordés à certains éléments réputés proches de l’ex-junte militaire. L’affaire, qui avait défrayé la chronique, avait aussi provoqué des échanges de tirs entre policiers dans la cour du Groupement mobile de sécurité, GMS, de N’Tominkorobougou, occasionnant des blessés par balles. Pour calmer les esprits, les autorités de la transition ont du surseoir aux promotions accordées à certains policiers. Le Syndicat des commissaires, qui n’a pas apprécié ces nominations à la pelle, avait, lors d’une conférence de presse, exprimé son opposition à la procédure et avait menacé d’attaquer la décision devant qui de droit. Il n’y a donc pas de doute que ces enlèvements pourraient avoir un lien direct avec la polémique des récentes promotions en grades. Au moment où la ville de Bamako et celles de l’intérieur sont confrontées à des sérieux problèmes sécuritaires, ces enlèvements portent un coup dur à l’unité à et la cohésion au sein de la police nationale. Tout comme l’affaire des bérets rouges et des bérets verts, celle des policiers subalternes et les commissaires risquent d’aboutir à des évènements peu souhaitables pour la stabilité de notre pays. Hier matin, une réunion été initiée par le ministre de la Sécurité intérieure avec au menu l’affaire des galons. Se disant non disposés à débattre de cette question, les représentants du syndicat des commissaires auraient quitté la salle. Il n’en fallait plus pour qu’une opération d’arrestation manu militari soit lancée contre eux.  Une arrestation vraisemblablement motivée à leur refus « d’avaler la couleuvre ». Aux dernières nouvelles, les négociations sont en cours pour une issue heureuse. Le capitaine Sanogo qui était personnellement impliqué pour l’apaisement dans cette histoire il y a quelques semaines va-t-il finalement trouver une solution définitive à cette question de galons à une période aussi sensible que celle de la transition. Selon nos sources, on apprend que ces policiers arrêtés sont gardés au Groupement Mobile de Sécurité à Tomikorobougou. Affaire à suivre… Issa Fakaba Sissoko

SOURCE:  du   16 nov 2012.    

46 Réactions à Confusion dans la police nationale : Cinq Commissaires enlevés hier dans leurs bureaux

  1. Ibenko

    Comme si on en n’avait pas déjà assez de tant de merde depuis des mois ? En l’état actuel de cet imbroglio sans précédent , il ne suffirait plus que d’une étincelle pour que s’embrase sous le climat de méfiance ambiante, ce qui reste d’espoir à la cohésion sociale et la paix. Comme ce serait si malheureux et désastreux d’en arriver au bord du précipice !!!

  2. Niyé diourou siriléyé wara kana kodébéyé

    Arrêtons nous de décourager ce gouvernement de transition qui a une vision claire et un objectif de redressement pour retrouver notre dignité bafouillée du sud au nord par une impéritie totale et orchestrée par l’ancien régime sur un territoire où même les chiens occidentaux étaient rois lorsque l’éducation tait en branle bas à l’absence de toutes surveillances.
    En tout cas si nos frontières ne sont pas des passoires alors il clair que ces commissaires n’ont rien subit d’aussi grave à l’intérieur du pays que de subir des interrogations certainement sur des sujets litigieux du passé comme du présent.
    Tel est le devoir de surveillance d’un pays surtout en effervescence comme le notre surtout présentement.
    En ka fara ka tassouma bila en ka diamanala hou badéhoun

  3. Niyé diourou sriléyé wara kana kodébéyé

    Arrêtons nous de décourager ce gouvernement de transition qui a une vision claire et un objectif de redressement pour retrouver notre dignité bafouillée du sud au nord par une impéritie totale et orchestrée par l’ancien régime sur un territoire où même les chiens occidentaux étaient rois lorsque l’éducation tait en branle bas à l’absence de toutes surveillances.
    En tout cas si nos frontières ne sont pas des passoires alors il clair que ces commissaires n’ont de grave à l’intérieur du pays que de subir des interrogations sur des sujets litigieux du passé comme du présent.
    En ka fara ka tassouma bila en ka diamanala hou badéhoun

  4. negrito

    pauvre mali. a mon avis il ne doit pas y avoir des avancement a titre exceptional au mali ni de medails avant la recuperation du nord, apres les valeureux qui se seront distingues seront recompanses.il faut faire une mobilisation general de tous les fils du pays valid les hommes de tenues en tete.