Congrès du syndicat de la police nationale : Vers l’unité ou l’explosion

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"Je suis le sergent-chef de police Cheickna Hamala Diakité, Secrétaire général du comité du Groupement mobile de sécurité (GMS) et Secrétaire général de la division SPN de Bamako". C’est en ces termes qu’il s’est présenté à nous, hier mercredi 21 décembre, dans le garage situé dans la cour du GMS.

Dans une déclaration qu’il nous a remise, il dit ceci : "Nous avons décidé de faire le congrès de la SPN le mardi 27 décembre dans la salle polyvalente de l’Ecole nationale de police. Nous avons convoqué tous les comités syndicaux et toutes les divisions syndicales de la SPN du Mali pour venir participer à ce congrès. Nous ne reconnaitrons pas autre SPN et il n’y aura pas autre SPN au sein de la police malienne. Les dissidents sont libres de dire ce qu’ils veulent. S’il plait à Dieu, le congrès aura bel et bien lieu le mardi 27 décembre 2011. Le SPN a tout fait pour les policiers du Mali. Le silence est le meilleur juge. La tenue du congrès dans la salle polyvalente de l’Ecole nationale de police a été autorisée par le Directeur général de la police nationale. En réponse à notre correspondance N° 0069/SPN en date du 12 décembre 2011, le directeur général de la police a, par message N° 0352, informé toutes les unités d’accorder des permissions d’absence aux différents délégués".

Selon plusieurs observateurs, ce congrès pourrait sceller l’unité au sein de la police nationale qui en a tant besoin.

Pour d’autres, ce sera plutôt l’explosion car, disent-ils, ceux qui ont convoqué ce congrès ne sont pas les dignes représentants des policiers. Quand on sait que beaucoup de fonctionnaires de police sont prêts à en découdre le mardi 27 décembre pour en finir définitivement avec cette question de légitimité et de légalité, le directeur général de la police, l’Inspecteur général Mahamadou Diagouraga, a du pain sur la planche.

Nous y reviendrons !

Diakaridia YOSSI

           

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