Crise au sein de la Section syndicale de la Police nationale : La fin de la guéguerre ?

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Depuis un certain temps, les policiers maliens se regardent en chiens  de faïence. Leur pomme de discorde porte essentiellement sur le bicéphalisme qui règne dans leur vie syndicale. C’est pour essayer d’enterrer la hache de guerre qu’ils étaient tous conviés le 27 décembre 2011 à l’Espace Bouna sis à l’ACI 2000 pour aplanir leurs divergences et lutter pour une cause commune : l’amélioration des conditions de vie et de travail des policiers.

Placée sous le sous le signe de l’unité et de la cohésion, cette Conférence dela Sectiondu Syndicat dela Policenationale n’a pas atteint les résultats escomptés. Et cela pour la simple raison qu’au même moment, une dissidence syndicale dirigée le Commissaire Tidiane Coulibaly tenait la même Conférence de Section du Syndicat dela Policenationale au Carrefour des jeunes de Bamako en présence de Siaka Diakité, Secrétaire général du Syndicat National des Travailleurs de l’Administration d’Etat (SYNTADE), non moins Secrétaire général de l’UNTM (Union Nationale des Travailleurs du Mali). Pur hasard de calendrier ? Il y a fort à douter.

Toujours est-il que tant du côté dela Sectiondirigée par le Commissaire Tidiane Coulibaly que de celui de la tendance dirigée par l’Adjudant Chef Siméon Kéïta qui tenait sa Conférence dite unitaire et extraordinaire à l’Espace Bouna, le crédo était le même : l’unité, la cohésion et la réconciliation. Là aussi, les différents délégués sont venus des huit régions du Mali et du District de Bamako. «Nous tendons la main à nos camarades qui ont refusé de nous rejoindre ce matin. Nous les invitons à plus de sacrifice et à plus de détermination pour réussir notre mission régalienne. C’est en étant unis que nous serons plus forts», M. Siméon Kéïta. Même son de cloche du côté de la tendance du Commissaire Tidiane Coulibaly.

Mais, les partisans de l’Adjudant Chef Siméon Kéïta soutiennent que le mandat de l’ancien bureau présidé par M. Tiadiani étant à terme, il fallait mettre un nouveau bureau. Ce qui fut fait le 17 juillet 2010, soutiennent-il, conformément aux textes.

Mais alors question : comment deux branches syndicales du même corps peuvent prôner la paix, la réconciliation et l’unité d’action, pendant qu’elles ne veulent pas se gober l’une l’autre en organisant chacune sa Conférence de Section le même jour et à la même heure ? Dans ce cas de figure, peut-on dire que cette crise qui secoue la police est-elle terminée ? La réponse est évidemment, Non. Mais, l’espoir est permis puisque, selon nos informations, les tractations se poursuivent pour ramener les deux camps à la raison.

Bruno LOMA

 

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