Désarmement de la police : Un ouf de soulagement

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police GmsLes excès de zèle de la section syndicale de la police nationale (SPN), dirigée par Siméon Kéita, ont créé une ambiance délétère dans ce corps. Après le coup d’Etat du 22 mars 2012, la SPN, pro-junte, a confisqué des armes et matériels roulants de la police nationale et semé le désordre partout. Au grand dam des populations, Siméon et ses amis, ont bénéficié de promotions exceptionnelles au sein de la police, octroyées par le président par intérim Dioncounda Traoré et le ministre de la sécurité intérieure et de la protection civile, le général Tiéfing Konaté. C’est ce puissant groupe qui a été désarmé par les forces armées et de sécurité, le samedi 6 avril 2013, sur instruction du Premier ministre, Diango Cissoko.
La goutte d’eau qui a débordé le vase, ce sont des affrontements qui ont opposé, le 4 avril 2013, les deux tendances dans l’enceinte du Groupement Mobile de la Sécurité (GMS). Et ces affrontements ont perturbé la quiétude des populations. Pour rétablir l’ordre, le Premier ministre, Diango Cissoko, a instruit aux autorités compétentes de désarmer les factions rivales. C’est ainsi qu’un détachement des forces armées et de sécurité a été dépêché sur les lieux, le samedi 6 avril 2013, pour procéder  par L’opération s’est soldée par un (01) soldat tué, un (01) policier blessé, seize (16) policiers interpellés, des armes et des munitions saisies. Une enquête est ouverte.la force au désarmement. Au cours de l’opération, un soldat a été tué, un policier blessé, 16 personnes interpellées, des armes et des munitions saisies. Dans un communiqué, le gouvernement a fait savoir  qu’une enquête est ouverte.
Selon nos informations, il y a eu d’autres arrestations au sein de la police. La nouvelle du désarmement des policiers a été bien accueillie à Bamako, surtout à N’Tomikorobougou où les riverains en ont plus qu’assez des frasques des agents indisciplinés et ripoux.
Un Etat laxiste
Tout le monde savait que la situation au sein de la police allait dégénérer. L’Etat même a créé les conditions de cette explosion. Il s’agit des nominations exceptionnelles et controversées des dirigeants de la SPN. Ils ont été nommés élèves inspecteurs et élèves commissaires de police à titre exceptionnel, respectivement par l’arrêté N°13-002/MSIPC-SG du 03 Janvier 2013 et le Décret N°13-028/P-RM du 09 Janvier 2013. Lesdites nominations ont été dénoncées par le syndicat des commissaires. Chose qui n’a pas plu à la SPN. Elle a arrêté et séquestré les responsables de ce syndicat de commissaires, au vu et au su des autorités. Pourtant, le ministre Tiéfing Konaté avait prévenu les uns et les autres qu’aucune atteinte à la discipline ne serait tolérée. Mieux, le Mouvement du Renouveau de la Section Syndicale de la Police Nationale (MR-SPN), porté sur les fonts baptismaux en fin janvier 2013, avait attiré l’attention du ministre de la sécurité intérieure et de la protection civile, le 5 février 2013 sur les risques imminents.
Ahmadou Maïga

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3 COMMENTAIRES

  1. ON FAIT TOUT A MOITIE AU MALI. LE SOLDAT TUE IL EST LE FILS DE QUELQU’UN? ALORS IL FAUT ETRE CLAIR? LES FAUTIFS JUGES CONFORMEMENT A LA LOI ET LES AUTRES SOIENT VIRES DE LA POLICE POUR QUE LA POPULATION AIT UNE CERTAINE CONFIANCE A LEURS PROTECTEURS. TROPS DE DELINQUANTS DANS LA POLICE?

  2. Maintenant qu’une partie de la police est desarmée, il faudra aussi s’attaquer aux militaires qui ont acquis des armes lourdes et qui ne sont pas officiellement en mission de securite (de l’Etat du moins…)
    Que Dieu nous aide

  3. La police Malienne n’a point besoin de voyous. Il ne s’agit pas de désarmer seulement, radiation oblige si nous voulons un pays sérieux.

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