Investiture d’Ibrahim Boubacar Kéita : IBK peut-il conjurer le sort ?

0
0

Après sa déclaration de candidature le 07 janvier dernier, Ibrahim Boubacar Kéita a été investi samedi 14 janvier au stade omnisport Modibo Kéita. Tout un symbole car ce complexe sportif porte désormais le nom du premier président du Mali indépendant. Après sa défaite en 2002, incapable d’atteindre le second tour, et 2007 où il était seul face à ATT, le candidat du RPM tente sa chance pour la dernière fois peut-être. En l’absence d’ATT autour duquel un certain unanimisme s’était dessiné, le châtelain de Sébénikoro pense que c’est lui qui détient la clé de la solution. Mais il doit faire face à un parti désorganisé et affaibli pour avoir rejoint l’opposition parlementaire et s’ériger en victime éternel. Son retour dans le gouvernement a contribué à casser l’élan des militants. IBK peut-il encore redresser la barre ?

Pour les militants RPM, IBK représente l’espoir de tout un peuple. Selon eux, c’est l’ancien Premier ministre et ancien président de l’Assemblée nationale qui peut restaurer l’autorité de l’Etat.

Dans son intervention, on se rend compte que le programme d’IBK s’articule autour de la lutte contre la corruption, l’insécurité, la pauvreté, l’école etc. « Je suis prêt à mettre mon expérience au service de mon pays » a t-il dit.

IBK s’est engagé à porter une économie juste et durable. Dans son programme, l’école tient une bonne place puisque la formation sera gratuite jusqu’à 16 à l’image de la sous région.

IBK avait déjà annoncé la couleur dans sa déclaration de candidature où il propose des solutions fortes lesquelles font appel à un homme d’expérience, qui a un sens élevé de l’Etat, un homme honnête et libre, pour lequel la chose publique est sacrée, un homme d’Etat capable de moderniser le Mali.

Le kankelétigui veux redonner confiance à notre peuple qui doute, qui s’interroge, à en croire IBK. Il entend aussi assurer la sécurité des biens et des personnes, des Maliens, comme des étrangers, sur l’ensemble de notre espace national, et lutter contre le terrorisme et toutes formes de criminalité.

« Je veux relever le défi d’un Mali créateur d’emplois, grâce à une politique économique efficace et réaliste » a-t-il indiqué. Mais pour beaucoup, IBK a montré ses limites quand il était Premier ministre. On pense même qu’il est plus fort dans l’exhibition des muscles, que pour les reformes économiques. Après deux échecs, IBK va-t-il conjurer le sort ? Ne dit-on pas « jamais deux sans trois ? »

Oumar Ouattara

 

 

 

NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.