L’Adema et la présidentielle : Comment gérer les opportunistes ?

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A quelques mois de la présidentielle, le plus grand parti reste dans l’expectative. En attendant la fin du mois de janvier 2012. Pour diverses raisons.

                La sortie officielle de Modibo Sidibé, le retour définitif de Soumaïla Cissé, la rentrée de Soumana Sacko dans la danse et la probable candidature de Soumeylou Boubeye Maïga en janvier sont des événements qui créent la psychose dans la ruche. Où désormais chaque cadre proche ou ami d’un autre candidat ou encore allié aux candidats à la primaire est soupçonné de ne pas être avec le Pr. Dioncounda Traoré, candidat investi du parti en juillet dernier.

                C’est dans une atmosphère de méfiance et de défiance que le parti de l’Abeille solitaire prépare la présidentielle. Normal car celui qui trahit aujourd’hui trahira demain. Ainsi, après avoir trahi le candidat du parti en 2002 et en 2007, Dioncounda a pleinement raison de ne pas croire à beaucoup de cadres qui soufflent le chaud et le froid. Parce qu’ils se positionnent uniquement pour leur intérêt personnel.

                A cet effet, afin d’éviter un scénario catastrophe pour l’avenir même du parti, il faut savoir gérer les opportunistes. Comment ?

                En homme averti et conscient que quelque soit l’issue de la présidentielle, lui Dioncounda et avec lui beaucoup de cadres qui s’agitent aujourd’hui diront adieu au parti. D’où sa position de laisser certains se défouler. Et puis, ayant sous la main ses héritiers, Dioncounda aurait déjà entrepris des démarches pour mieux anéantir les opportunistes. Afin qu’ils ne puissent pas mettre à sac la quintessence du parti. C’est pour cette raison, révèle un de ses proches : "Les gens se trompent. Dioncounda est en avance sur le parti et est en train de tout mettre en exergue pour que le parti ne soit pas éliminé au 1er tour. Seul gage pour permettre au parti de survivre. Pour ce faire, il est obligé d’être très stratégique d’autant plus qu’ils sont nombreux nos cadres qui sont faux, qui jouent le double jeu."

                Alors, en attendant la fin du mois de janvier, chaque militant retient son souffle. Surtout que de sources proches du parti, des responsables s’apprêteraient à sortir officiellement pour se positionner à l’image des dix de 2002.

B. DABO

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