Les commissaires arrêtés puis libérés suite à la médiation du haut conseil islamique : Les raisons d’un conflit fratricide

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Au moins six (6) commissaires de police ont été arrêtés dans la nuit du jeudi au vendredi dernier  par des éléments en uniforme puis gardés au groupement Mobile de Sécurité (Police nationale). Ils ont recouvré  la liberté dans la nuit du  vendredi suite à la  médiation  du Haut Conseil Islamique dirigé par le très influent Mahmoud Dicko.   

  

Simeon Keita, Secrétaire Général de la  Police

C’est en début de nuit du vendredi 16 novembre 2012 que les commissaires arrêtés  et conduits au Groupement Mobile de Sécurité (GMS), ont  recouvré la liberté grâce à la médiation du Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM).

De sources bien introduites, les officiers  concernés ont été arrêtés par des éléments proches  de la section syndicale de la police (SPN) à sa tête Monsieur Siméon Keïta. Leurs geôliers leur reprochent leur refus  consécutive à l’adoption du projet de statut de la police nationale, une nouvelle disposition visant à créer une passerelle permettant aux sous-officiers d’accéder aux grades d’officier, donc d’Inspecteur et de commissaire.

De sources proches de la SPN, c’est  le refus des commissaires, nonobstant leur accord préalable d’adopter le document qui a été à l’origine du saut d’humeur  de la SPN.

Dans les faits, l’histoire remonte au mois d’Octobre dernier quand le SYNACOMPOL (Syndical de la Police National) s’est vivement opposé  à l’application des décrets et arrêtés de nomination à titre exceptionnelle d’éléments de la police présumés proches de Kati.  Evoquant alors une violation des textes, en l’occurrence, le statut de la police nationale, le SYNACOMPOL  parvint à obtenir l’annulation des décisions. Non sans susciter des rancœurs au sein de la SPN.

Dans le souci de concilier les positions, le capitaine Amadou Haya Sanogo a alors offert une dizaine de bœufs de réconciliation aux protagonistes. Un méchoui bien arrosé et très  médiatisé avait donc  scellé la paix des braves. L’on décida de relire les textes, en l’occurrence le fameux statut à l’origine apparente de la discorde.

Les  deux camps seraient parvenus à un accord sur la question, du moins, jusqu’au moment fatidique de  son adoption par les autorités de transition. Le SYNACOMPOL opposa alors un niet catégorique et suscita du coup, la colère des hommes de Siméon Keïta lesquels se mirent à la recherche de ceux qu’ils considérèrent désormais comme des «traitres».  Et dire, argumentent-ils, que ces mêmes commissaires ont bénéficié du bonus d’un échelon immédiatement après la sortie de leur promotion en 2005 sans susciter la moindre opposition de leurs aînés.

En tout état de cause, du côté du SYNCOMPOL, l’on soutient mordicus qu’aucun accord n’est intervenu sur la question. « Il est indécent de récompenser des putschistes surtout en ce moment de crise où les priorités se trouvent ailleurs » nous confie un commissaire syndicaliste.

On le voit : les deux camps restent retranchés dans leurs positions respectives. C’est donc dans un climat délétère  et plein de suspicion qu’est intervenue  l’arrestation des commissaires dans la nuit  du jeudi dernier.

Le matin, les deux camps ont décidé chacun de son côté de manifester : les commissaires, auprès du département de tutelle, pour protester contre l’arrestation des leurs, et les sous-officiers, pour exiger une amélioration de leurs conditions de travail.

Craignant pour la sécurité des autorités de la transition, la hiérarchie militaire a pris des mesures draconiennes pour éviter tout dérapage.  Un impressionnant dispositif  essentiellement composés des éléments de la garde nationale avait en effet pris position sur les lieux, très tôt le matin du vendredi. Le souvenir de l’agression de Dioncounda Traoré reste encore vivace dans les esprits.

Enfin, pour obtenir la libération des « otages », le Haut Conseil Islamique a promis de s’impliquer pour un règlement définitif du contentieux.  L’incident atteste, en tout état de cause, que les forces armées et de sécurité du Mali restent profondément divisées au moment où des forces étrangères sont invitées sur le théâtre des opérations au nord du pays et surtout, étonnante coïncidence, les indépendantistes du MNLA décident d’engager le combat contre les jihadistes du MUJAO.

B.S. Diarra (Maliba Info) pour MALIWEB

24 Réactions à Les commissaires arrêtés puis libérés suite à la médiation du haut conseil islamique : Les raisons d’un conflit fratricide

  1. abdoulhamidtelly

    le mali est devenu ingouvernable des pts policiers qui prenent leurs chefs en otoge ; ils se croit fort de qoui peut etre sanogo deriere eux qu ils sachent que sans la loi ils ne pouront s arrete devant cette popul pour leur anarque quotidien au niveau des ronpoints bureau et poste de control ca sera le tour de la popul de les netoyer des villes vous etes sans savoir qu on a 1policier pour 500civils a peut pret alor ces la loi qui vous protege ceux qui doivent faire respt la loi la viole qu avezvous apris a lecole defendre vos propre interet et non de la nation on vous observe

  2. Baldosso

    Simon vous êtes un vraie syndicaliste , la police a besoin de vous . Fait tout ton possible pour que les policier puisse être dans les meilleurs condition. Courage a tout les membres du syndicats de la police national plus précisément le grand Simon ,

  3. Kassin

    Pourquoi les « concertations nationales » sont dangereuses dans le contexte actuel du Mali?

    Les dates des « concertations nationales » sont fixées pour les 26, 27 et 28 novembre 2012.

    Pour sortir de la crise institutionnelle et sécuritaire en quoi ces « concertations » vont être inutiles et dangereuses au Mali?

    En apportant leur soutien appuyé ou tacite aux auteurs du putsch du 22 mars 2012, les partisans de ces « concertations nationales » (Mp22, Copam, CMD notamment), ont montré clairement leur mépris pour la constitution du Mali du 25/02/1992.

    Alors que rien ne justifiait la dissolution de cette constitution, les mutins de Kati et leurs apôtres de politiciens affamés ont juré de mettre le grappin sur le système démocratique du Mali, en s’attaquant d’abord à notre loi fondamentale et à nos institutions de la république sous le couvert fallacieux d’un coup d’état contre ATT et son régime qui rappelons le seraient de toutes les façons partis le 8 juin 2012, à l’issue de l’investiture du nouveau président démocratique élu par le scrutin qu’ils ont avorté, et dont le premier tour était prévu le 29/04/2012.

    Par la détermination de la communauté internationale, des amis du Mali et de la Cedeao, les aventuriers du 22 mars 2012, qui n’ont honoré aucun de leurs engagements devant le peuple malien (trahison de serment militaire, et non reconquête du nord comme annoncée dans les communiqués CNRDRE difficilement lus par les soldats de la garnison de Kati), n’ont pas réussi à triompher sur la constitution plébiscitée par le peuple malien par référendum le 25/02/1992.

    Mais à la manière des charognards qui n’abandonnent jamais la dépouille d’un cadavre gisant dans la nature, les opportunistes de tout acabit, dépeints en patriotes de la 25ème heure, organisent un bal masqué, sous le nom de « concertations » pour afin venir à bout du peu de légalité qui existe encore au Mali.

    Ces apprentis sorciers rêvent d’un « remake » de la conférence nationale de 1991 mais seulement à l’envers.

    Pourquoi?

    Tout simplement, la constitution qui est en vigueur au Mali, est une émanation de la volonté populaire clairement exprimée des maliens de toutes les régions alors que la mascarade qui débute le 26 novembre 2012, n’est ni moins ni plus qu’un business privé savamment orchestré pour assurer la promotion privée d’une bande de copains de circonstance qui ont juré de maintenir le Mali à genou pendant plusieurs décennies rien qu’en naviguant dans l’illégalité et en piétinant indéfiniment notre loi fondamentale et nos institutions de la république.

    Peuples du Mali ne soyez pas étonnés si le bal masqué des opportunistes vient vous dicter une architecture institutionnelle et politique totalement anticonstitutionnelle pour conduire la transition politique au Mali.

    C’est leur seul dessein et leur seule préoccupation, parvenir à remplacer notre constitution par une mascarade de texte issu des concertations qu’ils veulent nationales alors qu’elles n’ont même pas la qualité requise pour être locales à fortiori régionales.
    A l’issue de ce grand théâtre vous verrez certainement des propositions contre nature sur la gouvernance au Mali qui donnera sans nul doute une place de choix aux putschistes du 22 mars et de leur premier ministre  » pleins pouvoirs de l’usurpation » (grand voyageur inutile de la république) contre toutes les dispositions constitutionnelles qui régissent les fondements et le fonctionnement des pouvoirs et des institutions en république du Mali.

    L’heure est grave mes chers compatriotes et soyez vigilants pour préserver le caractère démocratique des textes qui régissent notre république et surtout leur bonne exécution dans la conduite de la transition politique au Mali.

    Aux députés élus à l’assemblée nationale du Mali, à nos juges constitutionnels, restez les gardiens de la légalité au Mali, il en va de la crédibilité du Mali en un moment charnière de la vie de notre nation.

  4. Bougobalini

    Qu’est ce que le Haut Conseil Islamique vient chercher encore dans cette histoire? Des vagabonds se permettent d’aller arreter leurs superieurs, laissez les autorites enqueter pour retrouver les auteurs de ces delits. Au cas ou les autorites ne bougeraient pas, alors vous pouvez les sommer de faire ce pourquoi ils sont payer, c’est a dire rendre justice equitablement. Mais a ce stade-ci, vous vous pointez avec vos mediations grotesques. Qui est-ce qui va etre tenu responsable de quoi?

    On en a marre de ces escroqueries deguisees en mediation.

    L’islam est contre ce genre de mediation, car elle va faire perdurer l’injustice.

    Quelle honte!!!

  5. Intello

    Enlever des journalistes et les tabasser….ca on etait habitue a cela.

    Enlever des officiers superieurs, les emprisonner et les relacher……sans etre inquieter….sans consequence aucune?????……..Ca c’est le debut de l’anarchie.

    Liberation sur intervention du HCI……..???..Sans que les autorites levent le petit doigt….??

    Cela s’appelle le CHAOS, l’effondrement de la republique.

    Si les responsables de cet acte ne seront pas rechercher et severement punis selon la lois……alors Maliens et Maliennes………

    Je vous invite tous a ACHETER un pistolet ou un fusil d’assaut pour commencer a vous defendre….

    Contre ceux la meme que vous payez pour etre proteger.

    Car l’etat a montre son incapacite a vous proteger.

    La delinquance urbaine commence par Sanogo et sa clique ne s’arretera jamais…tant qu’ils font parti de l’armee, de la police et d’autres corps….et il est tres loin le jour ou un homme fort sera elu et netoyera le Mali de cette vermine………

    Si qlq chose n’est pas fait…meme apres les elections le Mali restera hotage de Sanogo…….

    A bon entendeur salut……..Allez y achetez des armes …ca pilulle partout maintenant et moins cher….defendez vous….

    Il faut que le policier ou le militaire charge d’aller vous arreter sache qu’il peu laisser sa peau en passant les seuils de votre porte….comme cela ils reflechiront 2 fois avant d’aller embeter les gens.

    C’est la seule et unique solution…….tirez sur eux, descendez les……

    Apres le HCI interviendra et l’histoire sera enterree. :roll: :roll: :roll:

    • Sans pitié

      Intello, jaime assez! Non, vraiment, j’aime assez ce que tu écris! :wink: :wink: :wink:

    • Bougobalini

      Merci pour cette verite, qui ne sonne pas bien dans un pays de droit, mais serait cruciale dans notre pays devenu une jungle.
      Quelle honte!!!