Marche des policiers : Quand la colère porte l’uniforme

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A l’appel de leur syndicat,   les policiers du Mali ont battu le pavé  samedi 16 novembre à partir de 7 h du matin. Un millier de policiers marcheurs, portant uniforme et armes, avaient à leur tête le secrétaire général du syndicat, Siméon Kéita, flanqué de son adjoint Siriman Fané. La marche a débuté au Groupement mobile de sécurité (GMS) et pris fin devant le ministère de la sécurité, Hamdallaye ACI 2000.

Siméon Keita

A la différence des marches organisées par d’autres corporations, les policiers étaient sur des motos ou dans des voitures.

Le cortège longea le Boulevard de l’Indépendance,  passa devant la base aérienne et emprunta  l’échangeur. En arrivant au niveau de la résidence du président Dioncounda Traoré, un accrochage oppose les marcheurs aux gardes nationaux qui bloquaient la rue menant à ladite résidence. Ayant compris qu’ils ne feraient pas le poids face au millier de policiers  armés, les gardes décident de se replier dans la rue de la résidence. Cependant, un garde se détache pour venir demander aux marcheurs de cesser les injures qu’ils proféraient; l’infortuné reçoit une gifle d’un marcheur et il s’en est fallu de peu qu’il ne soit lynché. Les responsables syndicaux de la police parvinrent à calmer le jeu et à circonscrire l’affrontement entre policiers et gardes.

Après cet incident, les marcheurs reprennent le chemin. Au niveau de CFAO Motors, un autre incident éclate. Un gardien des lieux,  voulant empêcher un policier de monter sur la terrasse où sont exposées les voitures de CFA, est plaqué à terre et menotté par des policiers décidés à l’amener au GMS. Il en réchappe de peu.

Au ministère de la sécurité, les marcheurs se voient refuser l’accès des locaux par un des gendarmes en faction.

Celui-ci reçoit des coups de poing et ne doit son salut qu’à l’agilité de ses jambes. Ses 3 collègues préfèrent, à son instar, décamper. L’un d’eux, trop lourd pour courir, abandonne son arme, récupérée par les policiers. Après avoir pris le contrôle du ministère, les marcheurs y tiennent un meeting. Siriman Fané, chef adjoint du syndicat, a appelé ses camarades au calme et déploré que la porte du ministère leur ait été fermée. « C’est par stratégie que les marcheurs n’ont pas fait escale chez Dioncounda. Si le ministre se montre incompétent dans le traitement de nos doléances, nous donnons  rendez-vous à Dioncounda dans un bref délai », a ajouté Fané. Quant au secrétaire général du syndicat, Siméon Kéita, il dira que le nombre des marcheurs est la preuve que les policiers sont unis. Ils ne demandent que l’amélioration de leurs conditions de travail.« Si nos revendications ne sont pas satisfaites dans un bref délai, seul Dieu sait ce qui va se passer », a-t-il menacé. Fané a repris la parole pour lire les points de revendications: adoption du projet de statut des fonctionnaires de la police, mise en application des décrets et arrêtés portant nomination à titre exceptionnel de certains policiers, arrêt et remboursement des retenues sur les salaires au titre l’assurance Maladie. Les policiers ont demandé aussi que la gendarmerie leur restituent les armes prises aux mains de policiers en patrouille dans la zone aéroportuaire. Ils ont menacé d’aller les récupérer ce lundi par la force.

Au moment où se terminait  la lecture des revendications, un détachement de gendarmes appelés en renfort arrive.

Face au nombre élevé des policiers présents, ils se replient, évitant l’affrontement. Après le meeting, les marcheurs quittent le ministère et se rendent au GMS, content d’avoir accompli leur mission. Il faut noter que pour raison de marche, les policiers n’étaient pas présents aux différents carrefours de Bamako. Les gendarmes se sont chargés de régler la circulation.

 

Abdoulaye Guindo

 

SOURCE:  du   19 nov 2012.    

5 Réactions à Marche des policiers : Quand la colère porte l’uniforme

  1. Vanmo235

    Merci Monsieur le Journaliste, mais vérifiez s’il vous plaît, la marche s’est-elle déroulée le vendredi ou le samedi.

  2. Cremo

    Mettez nous dans les conditions, ,on cul et nos frères Sapeurs-pompiers que dira_ton d’eux ne sont-ils pas au four et au moulin ils ne sont pas bien rémunérés à la juste valeur. Allez vous faire voir :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil:

  3. Cremo

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  4. Cremo

    qu’ils nous foutent la paix ces écervelés, il ne faut pas qu’ils en profitent de cette situation moribonde, sachez que c’est tout le monde qui souffre vous n’êtes pas plus bosseur que les autres Institutions bien au contraire vous êtes qu’une bande de nullard qui cherche à s’enrichir sur le dos de ce pauvre pays vous n’avez pas honte.

  5. Cremo

    Mais Ces Policiers qu’est ce qu’ils veulent mais ils sont dans les conditions plus que n’importe quel corps au Mali et d’ailleurs c’est pas le moment de s’entredéchirer et où étaient ces policiers quand ATT as été toujours là pour eux