1er anniversaire de l’ADM célébré à la cité des 333 saints : Madani Tall réussit deux coups

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Le parti Avenir et développement du Mali (ADM) a réalisé deux grands coups ce week-end à Tombouctou : le premier ’est d’avoir réussi à y organiser son anniversaire dans un contexte sécuritaire très préoccupant, et le second est d’avoir réussi une grande mobilisation  des militants. Les habitants de la Cité des 333 Saints ont exprimé à l’occasion une la large adhésion aux idéaux du  parti de Madani Tall.

Le parti Avenir et développement du Mali (ADM) a organisé le weekend dernier le  premier anniversaire de sa création à Tombouctou. Pour ses responsables, il s’agit de  faire un grand acte de solidarité envers cette partie du territoire au moment où elle est en proie à de sérieuses difficultés sécuritaires. Et les populations se sont montrées à la hauteur de cette sympathie. C’est pourquoi, les délégués venus des quatre coins du pays ont été accueillis dans une liesse populaire le samedi 17 décembre 2011 tout au long de leur trajet. D’abord à Douentza, puis à Bambara Maoudé et ensuite à Tombouctou ville. Dans la ville des 333 saints, malgré l’heure tardive à laquelle l’imposante délégation est arrivée (20 heures), ce sont des militants très déterminés qui l’ont accueillie au bord du fleuve Niger avant de l’escorter jusqu’au centre ville aux cris de ‘’l’ADM, parti de l’espoir’’. L’engouement des populations de Tombouctou a été tellement grande que plusieurs chefs de fractions avaient fait le déplacement dont entre autres : Ag Intafaye, chef de fraction à Ber ; Kena Chena, chef de fraction à Bourem Inaly ; Yaya Ould Ahmed, chef de fraction de Soiknane dans la commune rurale de Salam et surtout le vénérable Mohamed Salah, chef de village d’Araouane, dont c’était la première fois qu’il se déplace pour des activités politiques.

 ‘’Le pouvoir n’est pas une course individuelle’’

L’anniversaire a été surtout marqué par une conférence publique au Centre Ahmed Baba de Tombouctou, le dimanche 18 décembre 2011 sous le thème : « la politique au service du développement ». Le président Madani Tall a surtout profité de l’occasion pour déplorer les enlèvements des occidentaux.  « Remettre en cause l’autorité de l’Etat dans les enlèvements au moment où des cas pareils se déroulent en Italie, Belgique, France, USA, Moscou etc.…? », s’est indigné l’élu de Docombo qui a martelé « que les autres nous pointent du doigt d’accord, mais que nous-mêmes nous le faisions, c’est là où il y a problème. La faiblesse que nous avons, c’est de nous aimer et ne pas se battre contre nos frères. Cependant, ceux qui font des actes criminels sont des lâches qui paralysent tout le monde ».

Le président de l’ADM a ensuite critiqué ceux qui accusent le Mali d’être le maillon faible de la lutte anti-terroriste.  « AQMI est constitué de soldats algériens. Pour quoi les soldats libyens d’origine malienne ont pu regagner notre pays lourdement armés alors qu’ils ont traversé le Niger qui indiquait les avoir désarmés ? Le Mali est le maillon faible de la lutte anti-terroriste, mais pour quoi AQMI a réussi à frapper au cœur de Niamey ? ». Le président Tall a aussi mis les chefs de fractions devant leur responsabilité. « Il ne faut pas laisser des gens venir vous manquer du respect sur les territoires que vous contrôler ».

Parlant de sa vision politique, le président de l’ADM et candidat à la présidentielle de 2012, a expliqué que « l’intelligence des 50 ans du Mali est dépassée ». « Le monde a changé et nous voulons que le Mali change. C’est le cas de l’école dont il faut changer sa vocation. Nous voulons des hommes capables de changer le visage du Mali en 3 ans. Pour cela, il nous faut les techniques d’ingénierie financière et non des discours. Nos ainés ont mené leur combat pour l’avènement de la démocratie, maintenant il s’agit de trouver les moyens pour le développement. Cette tâche doit revenir à la nouvelle génération. Le pouvoir n’est pas une course individuelle, mais de relais », a-t-il conclu.

Il faut noter qu’en plus du président Tall, plusieurs autres interventions ont été faites au cours de la conférence, relatives à « la responsabilité de l’Etat et des acteurs politiques dans le processus de développement » ; « la responsabilité des citoyens dans le développement » etc.

Abdoulaye  Diakité, envoyé spécial

 

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