22 Septembre 2012: Discours à la nation du Président de la république Dioncounda Traoré

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A l’occasion du 52ème anniversaire de l’Indépendance, le Chef de l’Etat a délivré un mesage à la Nation, diffusé vendredi 21 septembre à 20h sur les ondes de l’ORTM.

Mes chers compatriotes,

Chers hôtes et amis du Mali,

Dans quelques heures nous allons célébrer le 52ème anniversaire du Mali indépendant. Pour toutes les générations de Maliens, le 22 septembre recèle une grosse charge émotionnelle et éveille en chacune et en chacun de nous un fort sentiment de fierté patriotique qui résiste à la fois à l’usure du temps et à celle des épreuves qui jalonnent malheureusement le cheminement des Nations.

Oui, même les grandes Nations, et nous sommes une grande Nation, malgré les difficultés du moment, même les grandes Nations, dis-je, suivent leur destin, et ce destin est rarement linéaire.

Ce 22 septembre en est l’illustration. En effet, c’est la première fois en cinquante deux ans que nous célébrons l’anniversaire de notre indépendance dans des conditions singulièrement pénibles voire humiliantes d’un pays dont plus de la moitié est occupée.

L’histoire livrera un jour la chronique réelle de la tragédie qui nous a frappés à Tombouctou, Diré, Niafunké, Goundam, Kidal, Tessalit, Aguel Hoc, Abeibara, Gao, Bourem, Ansongo, Ménaka, Douentza.

Treize cercles aux mains de forces hostiles, constituant les deux tiers du territoire pour l’indépendance duquel les pères fondateurs du Mali ont consenti tant et tant de sacrifices !

Il est un devoir impérieux pour nous d’exprimer notre gratitude et notre reconnaissance à toutes celles et à tous ceux qui se sont battus souvent avec l’énergie du désespoir pour que notre pays s’engage sur le chemin de la dignité et de l’honneur.

Certes, la commémoration de l’aboutissement de la lutte héroïque de nos aînés est un bel hommage que nous devons leur rendre chaque année, mais elle est surtout un moment privilégié pour enseigner aux jeunes générations les valeurs fondatrices de notre Nation, à savoir le patriotisme, le sens de l’honneur et de la dignité, une foi inébranlable dans notre destin de Nation libre et unie, l’amour du travail, les valeurs de partage, de solidarité et de justice.

Toutes choses qui sont trop souvent mises à mal par le désir effréné de certains d’entre nous d’arriver à leurs fins en privilégiant des raccourcis qui sont, à l’analyse, trompeurs, injustes et dévalorisants.

Toutes choses qui sont mises à mal par les diverses agressions dans la partie septentrionale de notre pays. Agressions d’abord à l’initiative du Mouvement National de Libération de l’Azaouad (MNLA). Puis dans le prolongement des évènements survenus les 21 et 22 mars derniers, l’expression de l’irrédentisme a fait la jonction avec le terrorisme transfrontalier et international marqué du sceau des djihaidstes d’Al Qaeda au Maghreb islamique (AQMI), du Mouvement pour l’Unicité et la Justice en Afrique de l’Ouest (MUJAO), de Boko-Haram et de groupuscules salafistes, et tout cela sur fond de narcotrafic florissant.

Aujourd’hui, cette commémoration est aussi un moment privilégié pour dire la tragédie que nous vivons en tant que Nation, pour dire jusqu’où l’ensemble national est éprouvé.

Dire toute la souffrance de nos frères et sœurs du Nord, ceux et celles restés sur place et endurant quotidiennement la loi des agresseurs, comme celles et ceux forcés à l’exil avec ses précarités et ses contraintes dramatiques.

Sonraïs, Peuls, Arabes, Touareg, Dogons, Bamanans ou autres compatriotes de Gao, Kidal, Tombouctou, Douentza, nos pensées vont à vous.

Nous sommes sensibles et concernés par vos souffrances et votre détresse.

Nous savons que chaque jour de plus dans cette tragédie est un jour de trop.

Et jamais, il n’a été question ni ne saurait être question pour nous de vous laisser à ce sort douloureux.

Mes chers compatriotes,

L’heure, nous l’avons compris, et nous y avons travaillé, est à la mobilisation, à la remobilisation de toutes nos énergies et de toutes nos ressources pour entamer dès maintenant la libération de nos régions occupées, par la négociation ou par la force.

C’est tout le Mali qui se tient prêt pour cette mission historique avec en première ligne nos forces armées qui ont perdu une première bataille, il est vrai, mais qui ne peuvent perdre la guerre pour l’honneur, la dignité et la grandeur du Mali.

Nous avons besoin de nos forces armées. Et notre Armée a besoin de nous. Elle a besoin d’être rééquipée, réarmée moralement, remise en ordre de bataille et surtout d’être réconciliée avec elle-même. Nous devons trouver la force et la sagesse de régler la question des bérets rouges et des bérets verts. Nous allons nous y employer dans les jours à venir.

Notre armée a besoin de nous sentir à ses côtés et derrière elle. C’est pourquoi nous devons réaliser la nécessaire union sacrée autour de cette armée unie et déterminée à relever les grands défis qui sont les siens.

Ce sont aussi nos nombreux frères, amis et partenaires qui sont prêts à témoigner leur solidarité en ces moments lourds de défis pour notre Nation qui veut rester unie sous la bannière d’une République laïque, vivant en paix et voulant la paix pour ses voisins et pour le monde.

Et c’est parce que le péril est grand et multiforme, mes chers compatriotes, que nous avons décidé de saisir le Président en exercice de la CEDEAO d’une requête sollicitant l’appui de l’organisation sous-régionale pour recouvrer notre intégrité territoriale.

Cette requête a curieusement suscité une campagne de désinformation et des interprétations toutes plus fantaisistes les unes que les autres.

D’abord je dois dire solennellement que cette requête a été faite en parfait accord avec la hiérarchie militaire et le Ministère de la Défense, et en parfaite intelligence avec le Premier ministre, chef du Gouvernement.

D’autre part, le contenu de la requête est en tout point conforme aux propos que j’ai tenus lors de mon investiture et dans mon adresse à la Nation du 29 juillet 2012, où je disais, je cite : « je fais entièrement confiance aux services de sécurité maliens et à l’Armée malienne pour assurer la sécurité du Président de la République et celles des autres Institutions de la République. Les dispositions déjà prises ou envisagées pourront, bien entendu, être affinées et améliorées en fonction des moyens et équipements que nous pourrons réaliser » fin de citation.

Dans la requête, il n’y a pas autre chose : pour la sécurité des Institutions de la Transition, il y est demandé des équipements et des moyens formulés par l’Armée malienne, et il y est précisé que le déploiement de forces de Police constituées et d’unités combattantes de l’Armée est sans objet. Cela est très clair.

Par ailleurs, au point E/ de mon adresse du 29 juillet 2012, il est annoncé, et je cite : « une requête en direction de la CEDEAO, de l’Union Africaine et des Nations Unies, en fonction des conclusions de la mission qui a séjourné dernièrement à Bamako » fin de citation. Il s’agit, bien entendu, d’une mission des Etats-majors de la CEDEAO.

Donc, des requêtes ont été élaborées, encore une fois, en accord avec la hiérarchie militaire, et j’ai dépêché le Premier ministre Cheick Modibo DIARRA comme porteur de message à leurs destinataires au niveau de l’Union Africaine, de l’Union Européenne, des Nations Unies, de la France et des Etats-Unis.

Mes chers compatriotes,

Puisque nous la préparons, nous ferons la guerre s’il ne nous reste plus d’autre choix.

Mais nous réaffirmons, ici, que notre premier choix reste le dialogue et la négociation. Notre deuxième choix reste le dialogue et la négociation. Notre troisième choix demeure le dialogue et la négociation.

C’est pour cette raison, qu’à l’issue des Assises Nationales qui se tiendront dans les jours prochains pour une vision partagée de la Transition, de ses organes et de sa feuille de route, des contacts seront établis en vue d’engager des négociations sincères dans le respect strict de l’intégrité territoriale et de la laïcité de la République.

Et j’en appelle aux groupes armés qui opèrent au Nord de notre pays d’accepter de s’engager résolument dans la voie du dialogue et de la négociation, de façon sincère et constructive.

Mes chers compatriotes,

Le rétablissement de notre intégrité territoriale est une cause nationale. Nous avons l’obligation de relever ce défi pour léguer à la postérité un pays unifié, pacifié et réconcilié avec lui-même et avec ses voisins et le monde entier.

Il doit en être de même pour l’organisation des prochaines élections, cet autre grand moment de notre démocratie.

Depuis une vingtaine d’années, notre pays a organisé régulièrement des élections dont la qualité a été unanimement reconnue et saluée par l’ensemble de nos partenaires.

Aussi, devons-nous saisir l’opportunité des élections à venir pour nous convaincre nous-mêmes et convaincre la communauté des démocraties que la rupture démocratique intervenue, courant mars 2012, n’était qu’un regrettable incident de parcours.

Pour les démocrates que nous sommes, il ne saurait y avoir d’autres modes de conquête du pouvoir d’Etat en dehors des élections qui sont et demeurent le souffle de la démocratie ; celles à venir le seront davantage au regard du contexte de crise d’une part et des enjeux qui y sont rattachés d’autre part.

Mes chers compatriotes,

Hôtes et amis du Mali,

Traditionnellement, cet exercice est le moment idéal pour dresser l’état de la Nation. En plus, il ébauche des perspectives plus crédibles en fonction des réalités socio-politiques et économiques du moment, tant sur le plan national qu’international.

Mais vous comprendrez que dans le contexte actuel, il n’y ait d’autres perspectives que la reconquête de nos territoires occupés et l’organisation des élections.

Toutefois, ces enjeux vitaux ne sauraient justifier que l’Etat se soustraie à ses devoirs et engagements contractuels vis-à-vis des acteurs nationaux, régionaux et internationaux. L’Etat tiendra ses engagements en vue de répondre aux aspirations légitimes des travailleurs, et c’est le lieu de saluer le sens du patriotisme des syndicats qui ont su, en toute responsabilité, contenir les impatiences pressantes de leurs militants.

Je voudrais également leur exprimer notre profonde gratitude pour leur engagement constructif dans le processus de sortie de crise.

C’est une année d’épreuves qui nous est imposée mais, dans sa clémence, Dieu est entrain de nous gratifier d’un bon hivernage et cela est déterminant dans un pays où l’écrasante majorité de la population vit d’agriculture, d’élevage et de pêche.

De même, une année académique s’est achevée et les différents examens et évaluations ont pu se dérouler là où cela était possible.

Puisse la nouvelle année scolaire qui s’annonce être plus performante pour les pouvoirs publics, les scolaires, les enseignants et les parents d’élèves.

Au plan économique, les sacrifices consentis ont permis de faire face aux charges de fonctionnement de l’Etat, notamment le paiement des salaires.

Nous savons cependant que le secteur privé et l’économie globale sont en souffrance du fait de la suspension de l’aide consécutive à la rupture de la légalité que notre pays a connue.

Mais, avec la mise en place du gouvernement d’union nationale et le retour de la légalité constitutionnelle, nous poursuivons nos efforts en direction de la communauté internationale afin qu’elle reprenne avec notre pays la coopération économique et financière suspendue.

Mes chers compatriotes,

J’ai foi en vous, j’ai foi en notre pays.

· Le Mali vaut que nous acceptions de nous pardonner, de nous donner la main pour mettre fin à la tragédie que nous vivons ;
· Cela est possible si nous ne levons pas la main pour détruire mais pour construire, si nous n’ouvrons pas la bouche pour diviser mais pour unir, si nous n’utilisons pas notre plume pour semer le doute et le désespoir mais pour conforter et pour mobiliser, si nous pensons chacune et chacun, et travaillons chacune et chacun au retour d’un Mali plus fort, plus démocratique, plus responsable ;
· J’ai conscience encore une fois d’être le Président d’un pays en guerre ;
· J’ai conscience qu’il faut aller vers les compromis dynamiques et la recherche des équilibres ;
· J’ai conscience surtout que mon devoir est grand envers ce peuple digne et fier, ces paysans, ces opérateurs économiques, ces humanitaires qui se battent, nuit et jour, sans jamais céder au découragement ;
· J’ai conscience que le retour à la démocratie et à la stabilité est urgent et que seul peut y mener la légitimité d’un pouvoir élu.

Mon souhait, et ce à quoi j’engage le gouvernement, c’est que le message à la Nation du 22 septembre 2013 soit le fait d’un Président élu, un Président élu dans les conditions de transparence et de crédibilité requises.

J’ai conscience enfin et, hélas, que le calvaire du Nord de notre pays continuera tant que nous nous battrons au Sud pour nos ambitions personnelles, pour des vengeances ou des haines personnelles qui sont totalement inopportunes dans un pays dont l’existence même est en jeu.

Notre pays peut et doit revenir dans la communauté des Nations qui comptent.

Mettons fin à nos égarements. Mettons ensemble nos efforts, nos intelligences et nos volontés.

Faisons-le pour nous-mêmes ;

Faisons-le pour nos enfants ;

Faisons-le pour nos épouses et nos maris ;

Faisons-le pour nos pères et nos mères ;

Faisons-le pour le Mali.

Bonne fête de l’indépendance, dans la communion, dans la médiation, dans la remobilisation pour un Mali libéré, uni et démocratique.

A nos frères et sœurs déplacés à l’intérieur du territoire national, à ceux qui n’ont eu d’autre choix que de prendre le chemin de l’exil, je dis courage ; nous venons vers vous et nul ne pourra se mettre en travers de notre route.

Vive le Mali Un et Indivisible, démocratique et laïc !

Vive l’Afrique unie et solidaire !

Que le Tout Puissant nous inspire !

Qu’il protège et bénisse le Mali !

Je vous remercie.

Koulouba – 22/09/2012
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18 COMMENTAIRES

  1. CHERS SŒURS ET FRERES MALIENS,

    A QUAND LE MALI, TERRE D’ACCEPTATION ET D’INTEGRATION MULTI-ETHNIQUE, SANS EXCLUSION NI DISCRIMINATION, UN ET INDIVISIBLE ?

    IL REVIENT AUX MALIENS DE LE CONSTRUIRE DANS L’UNITE EN S’ACCEPTANT, EN SE RECONCILIANT ET EN ACCEPTANT L’AIDE DES AUTRES (CEDEAO/UA/ONU) POUR S’ASSUMER.

    Bonjour,
    Certains internautes et certains Maliens se trompent de combat en s’en prenant à certaines minorités Maliennes, cas des Touaregs, en faisant l’amalgame comme quoi tout Touareg ou Tamasheq est du MNLA ou est terroriste.

    Par exemple, malgré mes contributions qui vont toujours dans le sens de l’apaisement, de la paix, de la réconciliation nationale et de la recherche d’une solution durable de sortie de crise, certains écrivent en ligne ou m’écrivent en me traitant de tous les maux et en disant que l’armée VA me poursuivre et VA poursuivre tous les Touaregs sans distinction jusqu’à leur disparition de terre.

    Je pense qu’ils se trompent d’ennemis et de combat.

    Ils prennent tout Touareg ou Tamasheq comme ennemi. Comme je l’ai toujours dit, je ne suis pas du MNLA et je ne suis pas terroriste ET TOUT TOUAREG N’EST PAS DU MNLA ET N’EST PAS TERRORISTE.

    Les Maliens doivent savoir identifier leurs ennemis (les terroristes, Maliens ou étrangers) et les combattre dans l’unité, sans exclusion ni discrimination, pour laver l’affront national d’occupation de leur territoire.

    Pour combattre l’ennemi au Mali, on ne doit pas parler qu’au futur, il est temps de parler au présent et du présent car les populations Maliennes souffrent de la crise qui perdure au Mali.

    Comment faire pour que l’armée Malienne puisse laver l’affront national (occupation du Mali) en fédérant autour d’elle, comme dit le Président, Dioncounda Traoré, la population Malienne et en se faisant aider par les autres (CEDEAO/UA/ONU) ?

    C’est cela la question pertinente, ce n’est pas le fait que l’armée Malienne veuille me poursuivre à tord ET poursuivre TOUS LES TOUAREGS SANS DISTINCTION (attention, certains sont innocents et ne demandent qu’à vivre dans la tranquillité) jusqu’à leur disparition de terre, comme l’insinuent certains internautes.

    Les Maliens, à commencer par le Président de la République et son gouvernement d’union nationale, doivent se saisir de cette question et gérer le problème des minorités au Mali pour leur intégration équitable dans un Mali un et indivisible.

    Aujourd’hui, le SEUL combat de l’armée doit être, après avoir établi la cohésion interne ET après avoir identifié les vrais ennemis (les terroristes, qu’ils soient Maliens ou étrangers), celui de la libération du Nord en fédérant autour d’elle tous les patriotes Maliens, sans exclusion et sans discrimination, MAIS AUSSI en acceptant l’aide bienveillante des autres (CEDEAO/UA/ONU).

    A quand le Mali, terre d’acceptation et d’intégration multiethnique, sans exclusion ni discrimination, un et indivisible ?

    Tous les Maliens doivent travailler ensemble pour y arriver.

    Devant être un bel exemple d’intégration et cohésion, l’armée Malienne doit y contribuer et non, diviser à travers ses agissements.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
    E-mail: Anasser_AgRhissa@yahoo.fr

  2. Gaffe de COM. a la Présidence de la République: Mr. le Président quand le pays est a terre, vous devez vous lever pour parler, pour rassurer, montrer la fermeté a l’ennemi, donner confiance au peuple, montrer l’union. Mais pas en vous asseyant en grand commis paisible, l’heure est grave pour le Mali dont vous etes le President. Alors levez vous pour ce pays, mais pas coller a votre chaise. Tant que le Mali est occupe vous n’avez plus le droit de vous assoir pour communiquer avec les maliens ou lire un discours, car les maliens sont loin d’être tranquille de nos jours.

  3. Monsieur le président vous avez bien parlé,mais à vrais dire la plaie ne se guérrie pas gratuitement sur la langue.
    Il est grand temps que vous décidez pour metre fin à cette situation.

  4. Courage, Mr le pré. Là, on voit la compatibilité avec mon cap. Sinon sans cette cptblté on va te mettre dehors. Exécution ou merde ….. Ça pass ou ça !!

  5. “chers compatriotes ,chers hotes ….” ce sont les islamistes du Nord qu’il appelle chers hotes ?? :mrgreen: :mrgreen:

  6. Beau discours et émouvant à la nation. Mais Monsieur le président de la transition, vous êtes celui que la communauté
    internationale reconnaît et soutien, pourquoi ne pas prendre vos responsabilités et exercer votre pouvoir régalien au nom et pour le peuple malien quit a mécontenté certains loozeurs de la politique et militaire ? Pour la nation, on ne meurt pas deux fois et je suis convaincu, Mr.le président vous êtes l’homme de la situation. Débarassez vous de la peur, taper le poing sur la table, envoyer ballader les incompétents. En politique il faut être une fauve, sinon on vous dévore. C’est pas moi qui vous l’apprend. Nous sommes dans une situation exceptionnelle et il faut des décisions exceptionnelles sans état d’âme. Il y a un temps pour tout. Il y aura le temps politique, patriotique mais ,nous devons de grâce être solidaire et sunir dans la douleur pour réconquérir l’intégrité de notre pays. Vive le Mali, courage Mr.le président.

  7. Le 22 septembre 2012, pour fêter quoi?
    Après le président Modibo Keita, il n’y a plus eu de présidents au Mali.

    De Moussa Traoré à Dioncounda Traoré, ils ont été ou sont, au mieux, des directeurs de service.
    En matière de vision, de patriotisme et de charisme ils ne sont pas mieux qu’un collégien qui fait de l’école buissonnière.

    Moussa Traoré et sa bande de CMLN puis d’UDPM n’ont jamais eu la moindre ambition pour le Mali avec leur bradage des sociétés et entreprises d’état, leurs châteaux de la sécheresse, ils ont inventé la corruption et transformé le Mali en pays mendiant.

    Alpha Oumar Konaré et son ADEMA étaient comme des zombies bras cassés laissant filer allègrement dans une aimable négligence et tour à tour:
    – Corruption (commencée sous Moussa Traoré),et
    – Débâcle de l’école (commencée sous Moussa et son Youssouf Traoré puis Sékou Ly), de l’armée, de l’administration et de la justice.

    ATT et sa bande de copains ont transformé l’état en “grin” et la nation en marchandise où tout était permis sauf du sérieux et de la performance avec leur promotion de la médiocrité et de la grande corruption.
    Les fameux “bouffecrates” n’épargnaient ni l’argent des malades (fonds mondial) ni celui des paysans (initiative riz) ni celui de l’état (rapports du vérificateur général).

    Sous ATT tout est devenu du commerce, et tout a perdu son âme (famille, parti politique, école, administration, justice, armée sont tous morts ou devenus mourants), s’était le règne du mensonge des nuls.
    Mais grâce au soutien des partenaires internationaux pour la “démocratie” les infrastructures économiques et sociales de bases ont été multipliées dans le Pays.

    Mais le Mali est resté parmi les pays les plus pauvres du monde avec des fonctionnaires propriétaires d’appartements luxueux dans les beaux quartiers des plus belles capitales du monde.

    Sous Dioncounda et son astrophysicien de “je ne démissionnerai pas”, l’état est cliniquement mort, tout simplement.

    La “bidassecratie” et la fausse fierté des soldats fuyards des combats au nord et pilleurs à Bamako, spécialisés dans la torture des civils et diplômés dans l’art de ne pas aller combattre au nord, et le refus de voir la vérité des maliens, ont définitivement fait disparaître la nation créée dans la bravoure par Soundiata Keïta au 13ème siècle de notre ère.

    Le Mali, dans sa forme souhaitée par Modibo Keïta, n’existe plus!

    Aucune décision concernant la vie de la nation n’est prise par le gouvernement, sans l’aval de Kati, de la Cedeao ou du Burkina Faso.
    Pire aucun texte officiel du pays n’est appliqué dans la conduite des affaires du pays.
    Des institutions de la république sont transformées en porte ustensile de la garnison de Kati.
    Plus grave encore, aucune valeur sociale, aucun mécanisme social traditionnel de construction nationale ne tienne plus.

    Tout est arrêté dans le pays comme juste avant le Big Bang!

    C’est le règne de l’anarchie et de l’opportunisme, sur fond du Grand Mensonge que l’on veut vendre, à la terre entière, comme de la “fierté” ou du “patriotisme” alors que c’est du lombrilisme, de l’égoïsme et du déni de la réalité et de soi même.

    Il n’ y a désormais qu’un No Man’s Land de 1241000 km2 au cœur de l’Afrique occidentale et pour très longtemps encore où la vie sociale ne sera que de plus en plus difficile pour des populations prises au piège de l’irresponsabilité de quelques dirigeants.

    Alors à tout ce qui ne l’ont pas encore remarqué ou refusent de voir la réalité, fêter le 22 septembre 2012, c’est comme la “fiesta loca” des enfants qui ont tué leur propre mère et décident, tout de même, de fêter son anniversaire.
    Il n’est pas interdit de le faire mais ça dépasse le ridicule et frôle l’agacement.

  8. Quel discours ! S’il était dit et écrit dans une langue accéssible au plus grand monde du Mali “Soit disant Bas Peuple” que les soit disant “intellectuels ou lettrés” manipulent comme la navette d’un tissérand.

  9. En réalité, la résolution rapide de cette crise n’arrangerait certainement pas les affaires des différents protagonistes actuels du pouvoir à Bamako dont le seul but est de se remplir encore et encore leurs poches ou de se tailler une place de choix en vue des prochaines élections à la sortie de la crise, raisons pour lesquelles la reconquête du nord n’est pas leur priorité.
    Mesdames, Messieurs, ceux qui vous disent que le mali vaut plus que leur vie, ceux qui étaient venus pour trouver une solution à la crise du nord, ceux qui se réclament pour ou contre le putsch sont aujourd’hui ceux là même qui prenne la vie de la république en otage. Les vrais patriotes ne s’entre déchirent ou ne s’entre tuent pas en présence de l’ennemi
    Les prochains mois seront décisifs voire capitales pour la survie de la Nation Malienne, car la démocratie pour laquelle les maliens se sont tant battus doit prévaloir sur tout, à commencé par l’organisation des « Assises Nationales », pour qu’elles soient nationales doivent représenter l’ensemble des couches sociales de notre pays ; je veux dire par là que chaque commune rurale ou urbaine, chaque ville ainsi que les représentants « délégués » par les maliens de l’extérieur de tous les pays des 5 continents soient présents et les débats soient les plus démocratiques portant sur tous les aspects de la vie de la nation et non focalisés sur la transition.
    Chers compatriotes, la jeunesse malienne doit aujourd’hui constituer la force de l’espoir pour notre pays, c’est donc pour nous un devoir de génération que devons accomplir afin sortir notre pays de vingt de stagnation et de retour en arrière. le chemin sera long, fastidieux et parsemé d’obstacles mais le Mali se relèvera, la réussite de notre combat passera nécessairement par le changement de mentalité et le renouvellement de la classe politique pour plus de démocratie, plus de justice et une armée forte et mieux équipée pour assurer la sécurité et la protection de notre pays .
    VIVE LA REPUBLIQUE, VIVE LE MALI

  10. Dioncounda a tout comme president sauf le courage. Il a peur ….et cela met tout par terre….il sait mieux que tout le monde comment tirer ce pays de ce mauvais pas….mais il a peur ..une peur bleue qui le paralyse et le laisse amorphe.

  11. Je crois qu’il commence à comprendre que quant tu parle franchement avec un Grand Peuple tu n’en sortira que plus grand.

    Félicitation pour ce message.

    Toutefois, nous jeunes du mali restons mobilisés et déterminés pour notre dignité et pour notre nation.

    Sachez qu’on vous regarde avec intérêt. vous tous qui avez un rôle de responsabilité en ce moment crucial et de guerre.

    Car selon nous, la nouvelle génération, la guerre ne se fait plus avec les seuls armes à feu.

    Que dieu nous sauvegarde.

  12. Merci. Nous devons noter ce 22 Septembre 2012 pour les pères de cette nation. Monsieur le président vous même vous voyez que ce n’est pas le Mali que vous avez connu 48 ans plutôt. Alors nous devons tous pleurer pour un Mali en agonie, pour un Mali qui ne va plus jamais retrouver ses jambes, un Mali électrocuté, pour un Mali où les seuls gagnants demain sont ceux-là qui sont capables de pardon et qui ne conspirent pas.
    Comme vous aimez dire: quand on pardonne on est soulagé.
    Vous avez dit que vous faites confiance à l’armée malienne, mais elle n’existe pas(vos propos n’engagent que vous). Elle a tué son père. Il n’a eu le temps nécessaire pour la bénir. Vous n’obtiendrez rien, je dis rien de cette armée.
    Vive Le MALI.
    Peut-être il renaitra de ses cendres comme le phénix.

  13. CREER LES CONDITIONS POUR L’EFFICACITE DE L’UNION DES MALIENS AUTOUR DE L’ARMEE ET POUR CELLE DU DIALOGUE ET DE LA NEGOCIATION

    Bonjour,
    Félicitations au Président, Dioncounda Traoré, d’appeler, encore et encore, les Maliens à l’union autour de l’armée et pour le dialogue et la négociation avec les groupes qui occupent le Nord Mali.

    MAIS ENCORE FAUT-IL CREER LES CONDITIONS POUR L’EFFICACITE DE CETTE UNION ET POUR CELLE DE CE DIALOGUE ET DE CES NEGOCIATIONS ?

    L’union autour d’une armée divisée et sans moyens ne servira et ne menera à rien.

    Il est donc indispensable de réconcilier l’armée avec elle-même, de la motiver, lui donner confiance, de lui fournir les moyens et SURTOUT de permettre au contingent de la CEDEAO/UA de l’épauler pour libérer le Nord Mali et sécuriser les populations.

    Il serait important d’intégrer les communautés Maliennes, en particulier celles vivant au Nord Mali, pour participer dès le départ à ce dialogue et à ces négociations.

    Sachant que le haut conseil de l’Etat et sa commission aux négociations ne sont toujours pas formés, alors qui sera pilier et fédérateur de ce dialogue et de cette négociation ?

    Il est donc très urgent de constituer ce haut conseil de l’Etat, sa commission aux négociations et son conseil national de transition.

    C’est ainsi qu’ils prépareront ce dialogue et cette négociation.

    Il sera judicieux que ce haut conseil de l’Etat et sa commission aux négociations prennent attache avec la médiation de la CEDEAO pour coordonner leurs efforts et garantir la cohérence.

    En créant ces conditions pour l’efficacité de l’union des Maliens autour de l’armée et pour celle du dialogue et de la négociation, on évitera au Mali de mourir.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
    E-mail: Anasser_AgRhissa@yahoo.fr

    • encore et toujours des négociations, depuis 2012, nous n’avons fait que cela,le seul mot d’ordre aujourd’hui doit être ” pas de négociation tant qu’un pouce de notre territoire sera occupé ou tant que les groupes armés ne déposeront pas les armes” tant il est vrai qu’on ne doit jamais négocier en position de faiblesse

        • LES MALIENS DOIVENT AIDER LES AUTRES A LES AIDER POUR S’ASSUMER.

          Bonjour,
          La négociation est nécessaire pour sortir de cette crise sans guerre.

          Si la négociation échoue, la guerre informationnelle (de renseignements) en liaison avec les pays de la zone sahel et les partenaires régionaux et internationaux, doit être menée. Elle est plus précise et évite d’énormes dégâts collateraux.

          De tels renseignements sur les terroristes peuvent être collectés pendant le processus de négociation, pas besoin d’attendre la fin des négociations.

          Pour ce faire, l’implication de tous les Maliens et l’aide de la CEDEAO/UA/ONU sont nécessaires.

          Effectivement, il est indispensable que les groupes armés déposent les armes avant tout négociation, sinon comment voulez-vous qu’il y ait négociation ?

          Pour cette négociation, le haut conseil de l’Etat Malien doit être constitué, de même que son interface avec la médiation de la CEDEAO et de l’UA.

          Les Maliens doivent aider les autres à les aider pour s’assumer.

          Bien cordialement
          Dr ANASSER AG RHISSA
          Expert TIC ET GOUVERNANCE
          E-mail: Anasser_AgRhissa@yahoo.fr

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