5e jour de la conférence d’entente nationale: la restitution des travaux des commissions reportée

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5e jour de la conférence d’entente nationale: la restitution des travaux des commissions reportée

Changement de programme ce vendredi. La restitution des travaux initialement prévue pour ce vendredi est reportée à demain. Pour cause : deux des trois commissions n’ont pas fini leurs travaux. La journée d’aujourd’hui leur a été accordé pour épuiser le programme.

Pas de restitution des travaux aujourd’hui, contrairement au programme initial. La journée a été accordée aux commissions paix et unité nationale de finir les travaux. Ces deux groupes n’ont pas pu terminer leurs travaux hier. Ainsi la plénière consacrée à la restitution aura lieu demain samedi. De plus le projet de charte pour la paix et la réconciliation devrait être également présenté.
Le président de la commission d’organisation a annoncé ce chamboulement alors que les différentes délégations ainsi que les membres de la médiation internationale avaient déjà pris place dans la salle. Le président de la commission a également annoncé l’organisation ce vendredi à Kidal de consultation régionale.

Une délégation mixte composée des membres de la CMA et de la plateforme est déjà sur place dans la région selon la commission d’organisation. La consultation devrait se tenir dans les villes de Kidal et Anéfis. Les résultats sont attendus avant la fin des assises. Par ailleurs, une délégation des réfugiés maliens au Burkina Faso est également arrivée aujourd’hui pour participer à la conférence.

Les responsables de la plateforme confirment leur participation à la consultation régionale de Kidal. Selon Mohamed Ould Métaly ces travaux se dérouleront dans la ville de Kidal et celle d’Anéfis :

« Les consultations se feront en deux points, la CMA à Kidal, la Plateforme à Anéfis, mais ce sont les mêmes populations, c’est à dire que la Plateforme verra la population de la plateforme, la CMA la population de la CMA. En réalité c’est même trop dire, mais comme aujourd’hui les civils de la plateforme ne sont pas à Kidal, on a préféré aller les rencontrer pour ne pas dire qu’ils n’ont pas été consultés. Et l’entente, c’est ce qu’on va étudier après pour que tout ce différend soit dissiper ».
Mais pourquoi pas les deux groupes ensemble, les deux missions ensemble et faire la consultation à Anefis et à Kidal ensemble ?

« Non. Ici il n’y a pas de différence pour les délégations.Pour la délégation, c’est une question de temps. C’est pour jouer sur le temps qu’on est obligé de faire ça tout de suite, mais c’est la même mission. C’est la mission de Plateforme et CMA et il n’y a pas de problème par rapport à ça ».
Vous êtes sûr que les résultats de ces consultations seront prêts avant la fin?
« C’est sûr. Parce que, je monte tout à l’heure à l’aéroport ».

Cette visite de la délégation de la commission de la conférence d’entente nationale à Kidal intervient au cinquième jour des travaux des assises. Sa mission est de recueillir les avis et les propositions des populations.

Fama Walet Iddal membre de la commission préparatoire de la conférence d’entente nationale :
« L’importance des assises de la conférence d’entente nationale s’inscrit dans le processus des accords d’Alger. Donc, il y a lieu de faire des consultations dans toutes les régions particulièrement Kidal. Donc, nous allons pour les consultations de Kidal, pour avoir l’opinion de la population de Kidal par rapport à cette entente nationale. Nous allons parler de la paix, nous allons parler de la réconciliation, nous allons parler de l’unité nationale, nous allons parler aussi de la question de l’Azawad. Parce que, c’est une question qui nous tient beaucoup ,sur laquelle, nous voulons des éclaircissements au cours de la rencontre avec le gouvernement. Pour qu’il ait une paix durable, il faut qu’il y ait des concertations au niveau de toutes les régions du Mali, avoir les opinions de tous les Maliens. Que les Maliens se réconcilient. Il faut vraiment que cette conférence réussisse, parce que c’est l’avenir de notre pays, notre chère patrie ».

Par Studio Tamani

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4 COMMENTAIRES

  1. Soit on prend la préoccupations de tout les maliens soit la majorité se révolte contre cette injustice, car si jamais la majorité aussi prend des armes on verra jusque ou le rapport de force yra??? Si certaines chancelleries via leurs allies prépare une guerre civile comme ils l’ont fait au tchad? En Centrafrique et autres? Qui nous le dise car leur feuille de route ne sera pas imposé au mali, et nous avons compris jusque ou ils veulent nous amener🙄🙄🙄 nous sommes vigilant, et patient pas idiot. Si les gens du nord ont des armes nous pouvons aussi avoir des armes par d’autres partenaires pour nous défendre, et inversé la donne. Le mali n’est pas le tchad, ce qui c’est passé au tchad avec les dérives que le peuple tchadien est entrain de subir depuis plus de 20,ans ne sera pas appliqué au mali, tout peuple peut apprendre a se battre les armes c’est facile a obtenir les maliens ont d’autres partenaires qui observe et prêt a nous aider face a l’injustice et la trahison de barkhane et minusma et surtout face a la lâcheté politique des dirigeants actuels du mali

  2. Toutes les initiatives qui puissent aboutir à la paix et à la réconciliation définitive au Mali sont les bienvenues.

    • C’est une révolte de toutes les autres régions contre l’injustice, la misère, et la trahison de minusma, et certaines chancelleries ainsi que le mensonge d’État malien. La,question du nord c’est le développement qui concerne l’ensemble des régions du mali.

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