Achèvement et pérennisation du RAVEC : On y travaille

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Achèvement et pérennisation du RAVEC : On y travaille
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le général Sada Samaké

Le ministre de  l’Intérieur et de la Sécurité, le général Sada Samaké, a présidé vendredi un atelier de programmation des activités d’achèvement et de mise à jour du Recensement administratif à vocation d’état-civil (Ravec). La rencontre s’est déroulée dans la salle de conférence du département en présence du secrétaire général du ministère en charge des élections, Ibrahim Hama, du directeur général de l’administration du territoire, Moriba Synayoko, du délégué général aux élections, Siaka Sangaré, et du conseiller technique principal du PAPEM, Alain Ayadokoun.

Le recensement administratif à vocation d’état-civil, argumente Moriba Synayoko, s’inscrit dans le cadre de la consolidation et de la modernisation du système d’état-civil national. En effet, le système est encore marqué par un faible taux de couverture et une mauvaise qualité des registres. A cela s’ajoute la destruction d’une bonne partie des registres lors de la révolution de mars 1991, notamment dans le district de Bamako. C’est dans ce contexte de faiblesse du système d’état-civil qu’intervient la réalisation du RAVEC. Ce recensement se veut une opération exhaustive qui concerne l’ensemble des citoyens à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Il a pour objectif de collecter une gamme de données individuelles et biométriques qui permettront de construire une base de données utilisable pour une multitude d’applications. Parmi les produits attendus du RAVEC, on peut citer la délivrance de l’acte de naissance aux personnes recensées et la carte NINA, des listes électorales fiables et des documents administratifs non falsifiables : carte d’identité, carte d’électeur.

Quels sont les objectifs visés ? Il s’agit à court terme, de la collecte d’un ensemble de données individuelles relatives à l’état-civil pour chaque citoyen ; l’établissement d’un répertoire national des personnes physiques avec attribution d’un numéro d’identification national pour chaque personne recensée. A moyen terme, il est prévu de mettre en place un centre de traitement d’informations pour la consolidation et la modernisation de l’état-civil et de contribuer à la production de documents de voyage sécurisés. A plus long terme, le RAVEC va permettre d’implanter un système d’état-civil moderne et fiable qui couvre l’ensemble du pays et permet l’utilisation des résultats à d’autres fins. Le total de personnes enrôlées dans la base avec NINA est estimé à 13,9 millions. Les difficultés ont trait au projet en développement, aux données collectées comportant des anomalies et au manque de ressources pour la pérennisation.

La pérennisation, définit Moriba Synayoko, est une opération qui consiste à mettre à jour de manière permanente les données recueillies lors de la phase active du recensement. Elle permet la mise à jour permanente des données recueillies lors de la phase active du recensement, la mise en place d’un kit d’enrôlement dans tous les arrondissements, ambassades et consulats et le déploiement à terme de l’application métier cityweb dans les centres d’état-civil. Le coût dans l’avant projet de document est estimé à 12 milliards de Fcfa. L’activité sera-t-elle financée par le budget national ou par les partenaires techniques et financiers ? Selon Alain Ayadokoun, les partenaires techniques et financiers et tous les autres acteurs du processus électoral doivent se retrouver très prochainement pour faire le point de la situation.

S. DOUMBIA

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4 COMMENTAIRES

  1. c’est un Moriba qui doit parler de RAVEC maintenant. c”est lui qui àbousier le projet avec le semblant de chef du centre;ce DIARRA dont on enttend pas parler qui se cache toujours deriers les autres.moriba n’est plus le chef de projet il est DGAT alors qu’il laisse les gents du centre s’oqp de leur affaire. ahhhh
    c’est son fils DIARRA qui le demande .??????

  2. Nous avons notre petit Samake’ KATI SENBLENI qui va resoudre le probleme!
    JUST CALM DOWN!!!

  3. Au Mali on fait les choses sans suivi. Ce Monsieur qui s’appelle Moriba Sinayoko et ses collègues du Ministère ont fait du n’importe quoi. Jai été agent du RAVEC et jai parcouru pas mal de localités. On recrutait n’importe qui pour faire les opérations et c’est la cause des erreurs dans les cartes NINA. Si c’est pour reprendre les mêmes erreurs il faut abandonner. Les valises sont dans les communes sans entretien. Bref il faut encore du nouveau matériel…. Il faut les institutions fortes

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