Adema-Pasj : Le 5è congrès ordinaire ouvert ce dimanche

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Adema-Pasj : Le 5è congrès ordinaire ouvert ce dimanche
Le présidium lors de la céremonie d’ouverture

Dans la matinée de ce dimanche 24 mai 2015, cadres, militants et sympathisants du parti Adema-Pasj ont pris d’assaut la salle des 1000 places du centre international des conférences de Bamako. Objectif ? Procéder d’ici lundi soir, à la désignation consensuelle ou à l’élection du nouveau président du comité exécutif du parti . C’est devant un public haut en couleurs que le président sortant Dioncounda Traoré, très ému, a solennellement déclaré le congrès ouvert.

Après avoir maintes fois reporté le 5è congrès de leur formation, les responsables du Parti africain pour la solidarité et la justice, ont fini par faire face à leurs militants et sympathisants venus nombreux ce dimanche.

D’entrée de jeu, c’est l’ex-Président par intérim, Dioncounda Traoré (président sortant du comité exécutif du parti), entouré de ses vice-présidents et autres subordonnées qui donne le ton en premier.  Après avoir remercié le public qui a accepté d’effectuer le déplacement au palais ce matin, le Président Traoré a rendu un vibrant hommage à tous ses camarades de lutte au sein du parti de l’Abeille des temps d’incubations à nos jours.

En citant nommément les anciens ténors du parti comme Soumaïla Cissé (URD) et Ibrahim Boubacar Keïta (RPM), Dioncounda fera mention spéciale à l’ancien président Alpha Oumar Konaré (grand absent), dont il saluera impénitence du militantisme pour l’unité africaine.

Par ailleurs, celui qui était à la tête du Mali lors de l’invasion terroriste, saluera tous les pays amis du Mali, la CEDEAO, l’ONU et la France pour ce qu’ils ont fait et continuent de faire pour le Mali.

S’agissant du bilan de leur parti, le professeur Dioncounda fera savoir qu’ils refusent « le procès facile » à eux attenté. Pour lui, le bilan est perceptible à travers le pays.

« Ce que nous avons fait, nous l’avons fait ensemble. Nous sommes fiers de ce que nous avons fait», a-t-il déclaré pour réclamer fièrement la réalisation d’un certain nombre d’infrastructures et actes posés au Mali, durant leurs années de responsabilités à la tête du pays en tant que militants et responsables de l’Adema.

Réunis, disent-ils, pour « agir ensemble », les militants fidèles de l’Adema entendent d’ores et déjà, retourner aux respects de leurs valeurs fondamentales, socle de leur union depuis le départ, et raison de leurs succès avec le temps.

Très ému de donner ses adieux à ses camarades de la scène politique, Dioncounda Traoré avec une écharpe au cou, verra une partie de son discours, lue par le candidat Tiémoko Sangaré.

« Je continuerai de donner le meilleur de moi-même au parti jusqu’à mon dernier souffle », a-t-il conclu, les larmes aux yeux. Et enfin, Dioncounda Traoré, ce grand militant de l’Adema que les habitants de Bamako-Coura(siège du parti) ont connu fidèle parmi les fidèles du parti qui lui a tout donné, demande « pardon » à tous ceux envers lesquels il aurait involontairement commis des offenses.

Comme personnalités politiques ayant pris la parole pour souhaiter plein succès au congrès, on peut citer l’ancien premier ministre Modibo Sidibé (FARe), Soumeylou Boubeye Maïga (ASMA-CFP), Issiaka Singaré (PMR), Nouhoum Togo (PDES), Siaka Diarra (UFD)…

A la surprise de tous ceux qui ont tenu des discours aux allures d’hommes totalement vierges ou neufs, Nouhoum Togo du PDES, invitera les hommes politiques maliens, notamment de l’Adema, à faire preuve de dignité de sorte que « la parole soit liée à l’acte». Togo, au ton accompagné de vives acclamations, dira : « la plupart de ceux qui sont là en tant cadres, furent ministres ou hauts responsables sous Amadou Toumani Touré. Il vaut mieux s’assumer dans la dignité et s’investir à dire la vérité au peuple plutôt que de continuer avec une fuite en avant sans fin ! » Autrement, face à un parterre d’anciens ministres d’ATT qui font semblant de l’avoir oublié, Togo n’a pas porté de gangs pour les accuser ‘’ironiquement’’ d’avoir « menti au peuple pour s’enrichir.» Il les a invités à la responsabilité, et à faire mise de morale en politique. Faute de quoi, selon lui, ce pays ne pourra jamais être reconstruit. Il a aussi demandé au professeur  Dioncounda de conseiller IBK à faire de l’union sacrée de tous les Maliens, son pari pour le bonheur de tous.

Ainsi, au bout de trois (3) heures d’allocutions successives, le Président Dioncounda Traoré a déclaré ouverts les travaux du 5è congrès ordinaire, à l’issue desquels, de nouveaux organes dirigeants du parti, dont président qui sera désigné ou élu au préalable.

Déjà, dans les coulisses, deux grandes tendances se sont dégagées. Il s’agit d’une part, des partisans de Tiémoko Sangaré, qu’on cite prôner le consensus. Et d’autre part, des partisans de Moustaphe Dicko, qui, eux, rejettent en bloc l’option consensuelle. Pour ces derniers, « la règle de l’art » c’est de passer à l’élection pure et simple.

Comme à ses habitudes, à l’issue de chacun de ses congrès, le parti de l’Abeille connait des départs de ses grands militants, se sentant injustement traités au profit d’autres. De l’an 2001 à l’an 2014, plus de soixante hauts cadres du parti l’ont quitté. Certains s’en sont créé leur propre formation et d’autres ont transhumé ailleurs.

A l’instar de l’actuel président Ibrahim Boubacar Keïta, plusieurs cadres comme Soumaïla Cissé, Iba N’Diaye et Soumeylou Boubeye, sont originaires de l’Adema. Malgré tout, le parti est resté « une grande famille politique qui contrôle sa base, avec des centaines de conseillers communaux et quinze députés au parlement autour de la majorité (2 départs signalés la semaine dernière)», selon un observateur de l’échiquier politique malien.

En tout cas, à l’issue des travaux, ce congrès que certains qualifient de « congrès de tous les dangers », dotera le comité exécutif du parti d’un président et d’un nouveau bureau. Maintenant, reste à savoir s’il renforcera la cohésion ou sonnera la rupture.

Résultat : demain lundi 25 mai à 17 heures GMT, nous a-t-on indiqué comme dernier rendez-vous.

Issiaka M Tamboura/maliweb.net

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2 COMMENTAIRES

  1. je suis tres content pour cet article car le parti adema l un de nos vieux parti depuis l avenement de la democratie au Mali. Le tout nouveau bureau exécutif doit avoir des hommes qu il faut pour un malien saint et fier de tous ses fils et filles. Je remercie beaucoup Mr Togo qui si l occasion se présente ne manque pas d amener les decideurs a la raison pour le bonheur des maliens et maliennes.

  2. Bel récit de Mr Tamboura.
    Mr Togo a raté ces prostitués politiques wallahi.
    Vous avez foutu ce pays dans la merde et vous revenez pour vouloir nous brader encore.
    Vive la jeunesse qui doit se réveiller ou périr.
    Abas l’adema 10000 fois!

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