Affrontements à Kidal : la faute au retard accusé par l’ouverture des pourparlers

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Affrontements à Kidal : la faute au retard accusé par l’ouverture des pourparlers
Les députés français, Pierre Lellouche et François Loncle

En visite au Mali dans le cadre d’une mission sur le Sahel, Pierre Lelouche et François Loncle, deux députés du parlement français, ont animé, ce jeudi 22 mai 2014, une conférence de presse sur les derniers événements survenus à Kidal.

 

 

Pour les deux parlementaires, cette nouvelle escalade n’est que la résultante du piétinement des autorités maliennes dans l’ouverture de dialogues inclusifs avec les groupes armés du nord.

 

«La dernière crise qui a opposé l’armée malienne aux groupes armés, à Kidal, est un énorme gâchis humains qui aurait du être évité». C’est qu’ont déclaré  Pierre Lelouche  et François Loncle deux députés du parlement français en visite dans notre pays.

 

Arrivés lundi dernier à Bamako, les deux parlementaires, membres de la Commission Affaires étrangères, ont eu des  entretiens de haut niveau avec le président de la République, le premier ministre, le président de l’Assemblée nationale, le ministre de la défense et des Anciens combattants, la Commission défense de l’Assemblée nationale, le Haut représentant de l’Etat pour le dialogue et la réconciliation, Serval, l’EUTM, la Minusma et le corps diplomatique.

 

Au cours d’une conférence de presse qu’ils ont animée, ce jeudi au Grand hôtel de Bamako, les deux députés ont justifié les derniers évènements de Kidal par le trop grand retard accusé par l’ouverture des négociations. Alors que l’accord de Ouagadougou avait fixé un délai de 60 jours après l’installation des nouvelles autorités.

 

Pour les deux parlementaires, ce qui est arrivé ces derniers jours est regrettable, mais n’hypothèque pas l’avenir des discussions entre les deux parties.

Pour M Lelouche, ces derniers affrontements entre l’arme et les groupes rebelles ne mettent pas en cause les acquis obtenus jusque là. Cette crise  doit  permettre aux  deux parties d’en sortir positivement.  Les deux parlementaires souhaitent aujourd’hui que l’Etat malien ouvre sans plus tarder les négociations prévues par l’accord de Ouaga. «Il faut revenir à une période de négociations, précédée d’un accord de paix »,a laissé entendre le parlementaire insistant sur l’urgence qu’il y a aujourd’hui d’instaurer un climat de paix entre les belligérants.

 

Réagissant aux récents mouvements de protestation organisés à Bamako où des manifestants dénoncent une complicité entre Serval et les groupes rebelles, M Lelouche persiste et signe : Serval ne peut pas être l’ennemi du Mali. Il balaie d’un revers de la main de telles accusations…

 

Les deux parlementaires. Ils ont juste rappellé  que c’est Serval qui a libéré le Mali au moment où il n’y avait aucun espoir pour la plupart des Maliens. «Entre Serval et l’armée malienne, c’est toujours la confiance. Je souhaite que la même confiance continue d’exister entre les chefs…», conclu le parlementaire.

Papa Sow

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