Amadou Koita débarque avec armes et militants chez IBK

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Parti Socialiste Yeleen-Kura : ''Si en aidant IBK on me traite d'opportuniste, je l'accepte'', dixit Amadou Koïta, président du parti

Ce samedi 28 dernier à la Maison des ainés à Bamako, l’ancien parti d’opposition, le Parti socialiste YELEEN KURA, a organisé son premier Congrès national, qui a connu une forte mobilisation des jeunes et des femmes. C’était l’occasion pour Amadou Koita, président du parti, de faire un bilan à mi-parcours et témoigner de son soutien à IBK.

Adieu l’opposition. La lune de miel, qui aura duré trois ans, est à présent terminée. Ainsi en ont décidé les délégués nationaux du PS-YELEEN KURA. Pour M. Diakité Beydi, secrétaire aux relations extérieures du parti, l’heure a sonné pour le rassemblement et l’union sacrée de tous les militants et militantes du parti, autour du président Ibrahim Boubacar Keita, IBK. Dans son discours pendant la cérémonie de clôture du congrès, il a rappelé les raisons de leur engagement aux côtés d’IBK.  Selon M. Diakité, «les défis auxquels fait face notre pays, ne peuvent être relevés que part des hommes porteurs des valeurs de solidarité, d’humanisme, d’équité et de justice sociale». Ces valeurs, le congrès national du parti, en accord avec les militants, ont décidé de les partager avec les autorités en place. Des partis politiques amis, invités pour la circonstance, sont venus témoigner cette union YELLEN KURA/IBK.

Le Secrétaire général du parti a dressé un bilan globalement satisfaisant des activités du Bureau politique national (BEN). Audiences, rencontres alliances activités politiques ont émaillé la vie du parti ces dernières années, notamment avec l’organisation du meeting « Anka ben », le 21 mai dernier. En conclusion, le BEN a atteint ses objectifs selon toujours les propos du secrétaire général, mais peut mieux faire.

Le représentant des jeunes, dont la cote de popularité monte au sein du parti, à en croire les ovations dont il fait l’objet par les militants, s’est exprimé en ces termes : «La démocratie interne favorise le débat interne». Il a rappelé le rôle important de la jeunesse dans une Afrique soufflée par le vent du changement. Il a promis de faire « en sorte que tous les jeunes participent aux activités de la société ». Ses ambitions, « ouvrir le chemin d’une alternative à la crise », passent par la lutte contre le civisme, la mal gouvernance, le chômage, etc.

Pour agrémenter leur congrès, le PS-YELEEN KURA a invité des artistes en herbe qui ont assuré l’animation. Dans son stetch, ‘’Kanté’’, comme on l’appelle, a dénoncé la manipulation de la jeunesse en politique et son instrumentalisation à travers la casse, la violence et la barbarie.

Une dizaine de partis politiques a répondu à l’invitation du parti socialiste. Le Bureau politique national du PS-YELEEN KURA a été remembré pour plus d’efficacité. Selon les dires d’un orateur qui animait la cérémonie, c’est par respect de la dernière volonté de son père, que M. Koita s’est lancé dans la politique, afin de se mettre au service de son peuple, de son pays. Une vocation dont devrait s’inspirer IBK pour sortir véritablement le pays de son enlisement, et réconcilier définitivement les cœurs.

Roland

 

Diakité Beydi, secrétaire aux relations extérieures, annonçant le ralliement du PS-YELEEN KURA à IBK. 

De sérieuses menaces planent sur les examens de fin d’année

L’école malienne a repris avec ses vieilles habitudes. Après la grève des enseignants et des promoteurs d’écoles privées, ce sont les élèves et étudiants qui ont pris le flambeau, et de fort belle manière. En effet, l’Association des élèves et étudiants du Mali (A.E.E.M), le toute puissant syndicat estudiantin, a  repris les grèves depuis quelques jours.  Cela fait bientôt dix jours que ses membres font irruption  dans les établissements secondaires pour faire sortir leurs camarades. Selon nos sources, cette grève a pour motif, le refus des enseignants du public de déposer les notes des élèves, après que ceux-ci aient été évalués. Comment un candidat  peut-il aller dans ces conditions aux examens? S’interrogent nos sources. «Nous voulons que les enseignants déposent les notes, point barre», commente une autre source. En effet, pour faute de paiement de leur droit, les enseignants du public ont pris en ‘’otage‘’ les notes des élèves depuis quelques mois. Selon le syndicat des enseignants, les notes ne seront déposées qu’après la satisfaction de leur revendication. Le ministre de l’éducation, monsieur Barthélemy Togo, a raté l’occasion de se taire. Il a, à travers un communiqué digne de l’époque stalinienne, menacé les enseignants de venir déposer les notes. Ce communiqué, loin de ramener le calme et la sérénité, va davantage radicaliser le syndicat des enseignants. C’est donc un nouveau bras de fer qui s’engage, surtout que les élèves et étudiants viennent de s’en mêler, ce qui ne manquera pas d’enflammer la situation. Cette immixtion vise-t-elle à faire  pression sur les enseignants ou sur les autorités?  En tout état de cause, cette grève arrive au mauvais moment, d’autant qu’elle tombe à moins d’un mois des examens de fin d’année. Ces examens débutent en effet,   le 6 juin, par le CAP, suivi du BT le 13 juin, et du Bac  le 20 juin. Elle aura des conséquences très  fâcheuses sur les résultats des examens de fin d’année.

Sissoko

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