Appel à un informaticien russe : IBK prépare une victoire à la Trump en 2018

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Le G5 Sahel au cœur d'une mini-tournée du président malien
On ne sait pas encore si Ibrahim Boubacar Keïta sera le porte-voix du G5 à l'ONU (photo d'archives). © REUTERS/Louafi Larbi

Si à moins de dix (10) mois de l’élection présidentielle, aucun homme politique ne se détache encore du lot, les états-majors des formations politiques les plus en vue bougent et affûtent déjà leurs armes. Et dans cette course à mort pour Koulouba, tous les moyens sont bons pour sortir victorieux de ladite élection. Ce pas, les hommes du président l’ont allègrement franchi en faisant appel à un informaticien russe pour une victoire à la Trump.

L’élection de Donald Trump à la tête des Etats-Unis, la première puissance économique du  monde, dans des conditions encore non élucidées, semble inspirée certains hommes politiques maliens dont ceux proches du président de la République Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) qui ne croient plus aux chances de leur candidat de remporter l’élection présidentielle que le Mali s’apprête à organiser, courant 2018.

C’est dans cette optique qu’une mission secrète, conduite par des homes de main du président Keïta, se serait rendue dans le pays de Poutine il ya de cela quelques mois à la recherche d’un informaticien spécialisé dans le piratage des résultats. Ils auraient, sur conseils de certains chefs d’Etat africains qui ont organisé des élections contestées dans leur pays, effectué le déplacement de Russie.

Ce pays est aujourd’hui accusé par les services secrets américains de basculer les résultats de l’élection américaine en faveur de Donald Tump qui n’était pas donné gagnant par les plus grandes structures de sondages.

Selon nos informations, la délégation, avec un carnet d’adresses bien fourni, a déniché un et a déjà pris langue avec lui. Il reste, d’après certaines indiscrétions, l’arrivée de l’homme  dans la capitale malienne, où les discussions seront engagées pour définir les modalités de la victoire du président sortant qui peine à présenter un bilan qui justifie son plébiscite à la présidentielle de 2013.

La délégation comprenait des anciens étudiants maliens, aujourd’hui cadres, formés dans des Universités de l’ex-Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) sur les cendres de laquelle est née la République Fédérale de Russie.

Cet appel à un informaticien russe pour assurer la victoire à IBK, en 2018, trahit les déclarations va-t-en guerres de ses lieutenants qui laissaient entendre lors des meetings que leur candidat remporterait sans coup férir l’élection présidentielle de l’année prochaine.

Ils ne manquaient pas d’arguments pour haranguer les militants venus uniquement applaudir les propos qu’ils aiment entendre. Ces hommes du président disaient partout où ils passent: ‘’IBK, la solution en 2018» ; «IBK, une chance pour le Mali en 2018» ; «IBK, gage de la stabilité du Mali» ; «IBK, le rassembleur».

Il semble que ces slogans des courtisans du président n’ont pas apporté les effets escomptés  pour convaincre les plus sceptiques à regagner le Rassemblement Pour le Mali (RPM, parti présidentiel) et resserrer les rangs du parti pour entamer la marche vers la victoire d’IBK, en 2018.

Aussi, faut-il l dire, le matraquage médiatique sur les antennes de la télévision nationale d’une sorte de présentation du bilan des quatre (04) ans de l’exercice du pouvoir par IBK passe difficilement dans l’opinion publique malienne. Chaque jour que Dieu fait, le moindre geste du président Keïta est magnifié au point qu’on se demande si nous vivons dans ce Mali depuis son arrivée au pouvoir, en 2013.

L’allégeance de la délégation de Koutiala reçue à Koulouba la semaine dernière, la cérémonie de réception des hélicoptères pour l’armée, etc. ne nous démentirons pas. On pense qu’avec ces actions tape-à-l’œil, ils pourront dormir. Le peuple malien que leur mentor a trahi, spolié alors qu’il avait bénéficié de l’entière confiance des électeurs maliens, en 2013, pour apporter le changement tant réclamé par les Maliens afin de restaurer leur honneur et leur dignité bafoués par la gestion calamiteuse des pseudo-démocrates du 8 juin 1992, va-t-il le suivre ?

Nous ne saurions le dire si la demande d’audit du fichier électoral du parti Alliance démocratique pour la paix (ADP-Maliba) rentre dans ce cadre du tripatouillage des élections à venir. Mais il est bon pour tout parti politique digne de ce nom et qui aspire à prendre le pouvoir pour le changement que le peuple malien souhaite depuis des années de réclamer un audit du fichier électoral qui va servir à organiser les consultations de l’année prochaine.

Le parti ADP-Maliba, dans sa correspondance adressée au chef du gouvernement, Abdoulaye Idrissa Maïga, attire ainsi son attention: «Monsieur le Premier ministre, j’ai l’honneur de vous adresser cette correspondance afin de porter à votre connaissance certaines préoccupations qui poussent notre parti, l’Alliance Démocratique pour la Paix (ADP-Maliba), à demander des éclaircissements à votre gouvernement et à solliciter la réalisation d’un audit indépendant du fichier électoral. En effet, en vertu de la loi électorale de la République du Mali, l’administration malienne est tenue d’opérer la révision annuelle des listes électorales en vue d’y inscrire ceux en âge de voter et d’en retirer ceux frappés de l’impossibilité d’exercer leur droit de vote (décès, condamnations). Ces opérations sont initialement prévues pour le 1er Octobre 2017.
Dans le cadre de la consolidation de notre démocratie, de l’augmentation recherchée par tous du taux de participation mais aussi en vue de contribuer à la réconciliation nationale, notre parti estime qu’une vaste action d’information gouvernementale était indispensable pour que chacun soit rassuré de la mise en œuvre effective de ces dispositions pertinentes de la loi électorale
».

Avec cette prise de position d’un ancien parti de la mouvance présidentielle et qui a viré dans l’opposition, la guerre est désormais ouverte.

Le remaniement ministériel qui pointe à l’horizon est de faire appel à des hommes de sérail pour conduire les élections de 2018. Les tisserands qui compteraient déjà sur une fraude massive pour donner une victoire à leur candidat veulent leurs hommes à des structures chargées d’organiser lesdites élections. On ne sera pas surpris de voir un changement à la tête du département de l’Administration territoriale, de la Délégation générale des élections (DGE).

Si on n’arrive plus à faire confiance à nos structures chargées d’organiser les élections, il y a de quoi s’inquiéter pour l’avenir de notre pays tant déchiré par la gestion chaotique de ses fils. Que Dieu sauve le Mali de ces hommes politiques crapuleux et sans dignité!

Yoro SOW

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1 commentaire

  1. RAS VA VOUS ENTERER TOUS DES BANDES .ON TA REMIS DES VOITURES DE 2011 CE AVEC QUOI TU DEVAIENT FAIRE CAMPAGNE ET QUE SANOGO A TOUT MELANGER .
    LES CHAUFFEURS APRES LA CAMPAGNE GARDEZ TOUS VOS VOITURES .

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