Arène politique : Zou garde le contact avec le peuple

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Répondant à l’invitation de l’imam de Diorila, Soumana Sako, candidat de la CNAS, a effectué une visite de quelques heures dans cette localité.


Le dimanche 8 janvier, le candidat de la Convention nationale pour une Afrique solidaire (CNAS), Soumana Sako, à la tête d’une importante délégation, s’est rendu dans le village de Diorila, commune rurale de Dialakoroba (70 kms de Bamako). Il répondait ainsi à l’invitation de l’imam et de certains leaders de ce village qui avaient à cœur de rencontrer enfin «le candidat du peuple». D’ailleurs, tous les responsables du village étaient présents pour accueillir le Dr Sako et les dirigeants de la CNAS, et transformer en meeting cette visite de courtoisie qui entre dans le cadre des prises de contact avec le pays profond. La foule également, malgré l’absence d’un comité CNAS dans la localité, a fait le grand déplacement.
La cérémonie, qui a commencé avec la présentation des membres de la délégation, la présentation du logo du parti et le mot de bienvenue du mandataire du chef de village, Noumory Touré, a enregistré diverses interventions. Pour l’imam du village, Moriba Doumbia, cette visite historique d’un candidat à la présidentielle, une grande première, «traduit la volonté de Dieu». Très au fait de l’histoire politique nationale, l’imam a fustigé les dirigeants qui ont déçu, de l’indépendance à ce jour. Un pays sans chef n’est pas un pays, soutient-il, et les Maliens ne seront jamais un peuple humilié contrairement à ce que certains ont voulu. Le responsable des jeunes, Lassina Doumbia, pourtant de l’URD au nom de laquelle il est conseiller communal, et Kodou Komakara, représentante des femmes du village, sont tous d’accord avec le chef de village et l’imam. Selon eux, dans leurs localités retirées du monde, en 52 années d’indépendance, ils n’ont entendu parler que de Soumana Sako, le seul politique d’envergure à leur rendre visite, à s’intéresser à leurs réalités, problèmes et préoccupations. Ils sont «convaincus» que Zou est le seul à pouvoir mettre fin à la spéculation encouragée par l’Etat qui permet à quelques opérateurs économiques d’importer du grain exonéré, de le garder et de faire ensuite de la surenchère.
Abdoulaye Kouyaté, le médecin qui a transmis à Sako l’invitation de l’imam, est également intervenu pour signaler les préoccupations du village, à savoir un centre de santé sous-équipé, sans pharmacie, sans lumière, avec une seule matrone à tout faire, une mosquée délabrée, le manque d’eau et de matériels de culture.

Après l’intervention de Nouhoum Sarr, président du FAD, un parti allié de la CNAS, qui a invité le village à opter pour le Dr Sako, le meilleur choix possible en raison des qualités morales et d’intégrité de l’homme, l’honorable Mamadou Kané a pris la parole pour retracer le parcours du «candidat du peuple».

Le dernier mot est revenu à ce dernier. Pour Zou, il serait faux de dire qu’en 50 ans rien n’a été fait. Il y a eu plusieurs réalisations, mais, selon lui, beaucoup reste à faire. En particulier en matière de développement où l’appui doit aller en priorité au monde rural. Développer l’agriculture avec des matériels adaptés, des semences disponibles et des engrais à moindre frais ; construire sur place des unités de transformation de la production pour créer de la valeur ajoutée, sont entre autres les voies à explorer.
Sur le chemin du retour, Soumana Sako était très attendu. Ainsi, la délégation a dû s’arrêter dans les villages de Kolè, Kandian, Solofrein et Freintoumou, dans lesquels «le candidat du peuple», bénéficiant d’un accueil chaleureux, s’est entretenu avec les autorités, en présence de plusieurs responsables et notabilités. Partout il a eu droit à cette marque d’estime spontanée et désintéressée que les villageois n’accordent pas à tous les responsables politiques.

Avec la perspective de s’incruster encore plus dans le Mali profond, le Dr Sako et sa délégation ont rejoint Bamako en milieu d’après-midi.
Cheick Tandina

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