Assemblée nationale : le tarif extérieur commun de la CEDEAO expliqué aux députés

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Assemblée nationale : le tarif extérieur commun de la CEDEAO explique aux députesLa cérémonie d’ouverture s’est déroulée au Grand hôtel sous la présidence du chef de la cellule nationale de la CEDEAO, Cheick Keïta. A cette occasion, le responsable de la CEDEAO a annoncé que le présent séminaire est le premier d’une série de formations destinées aux différentes composantes de la société malienne et visant à les informer et les sensibiliser sur l’important outil d’approfondissement et d’accélération de l’intégration régionale qu’est le Tarif extérieur commun (TEC).

Il a rappelé que la CEDEAO est une institution régionale visant à promouvoir la coopération et l’intégration dans la perspective d’une union économique de l’Afrique de l’Ouest en vue d’élever le niveau de vie des peuples. « Dans sa vision 2020, la CEDEAO voudrait faire de l’Afrique de l’Ouest un espace bien intégré et un vaste marché ouvert au monde. L’adoption du Tarif extérieur commun par les hautes autorités de la Communauté, lors du sommet extraordinaire du 25 octobre 2014, s’inscrit dans cet objectif », a t-il souligné.

Evoquant le processus du TEC, il a expliqué que son entrée en vigueur était initialement prévu pour le 1er janvier 2008, mais c’est finalement le 1er janvier 2015 que cela est arrivé après plusieurs années de concertation et de négociations intracommunautaires impliquant toutes les parties de la communauté.

Cet instrument de politique commerciale est l’aboutissement de la volonté des hautes autorités de la communauté de réaliser l’union douanière, a t-il précisé. En effet, le TEC consiste, entre autres, à appliquer les mêmes droits et taxes aux marchandises entrant dans l’espace communautaire indépendamment de leurs points d’entrée et de leur destination et facilitera également la libre circulation des biens et des personnes dans la région.

Selon le président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo, il va « assurer la promotion des investissements et de l’industrialisation, favoriser l’exportation des produits transformés, préserver les recettes douanières et protéger nos industries naissantes et notre agriculture contre la concurrence déloyale et les biens importés. A cet égard, des mécanismes de sauvegarde sont incorporés et peuvent être utilisés par chaque Etat. Des mécanismes d’accompagnement de tous les Etats membres pour faciliter sa mise en œuvre en douceur et en faire un véritable outil de relance de nos économie  sont prévus ».

La journée d’information et de sensibilisation des député a été animée par les experts des douanes maliennes qui ont édifié les élus sur le processus d’intégration, la genèse et la structure du TEC de la CEDEAO, les mesures de défense commerciales, les mesures complémentaires de protection ainsi que d’autres mesures d’accompagnement qui concourent à faire de l’intégration en Afrique de l’Ouest une chance pour notre pays.

Dans la perspective d’une CEDEAO des peuples, l’appropriation par les représentants du peuple du processus d’intégration en cours s’avère une nécessité absolue pour réussir cette ambitieuse entreprise commune, a estimé Cheick Keïta.

F. MAÏGA

 

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