Questions orales du député Mamadou Diarra en séance plénière : Les ministres Sinko Coulibaly et Yamoussa Camara demain à la barre

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Il ne se fait pas prier pour jouer son rôle de représentant du peuple. Elu en commune II du district de Bamako, l’honorable Mamadou Diarra de l’URD, c’est de lui qu’il s’agit, soumet demain à l’Hémicycle deux membres du Gouvernement à des ” questions orales ” relatives aux préoccupations de l’heure. Les causes des rébellions répétitives dans le Nord malien, les capacités de l’Armée nationale, l’indemnisation des victimes de la rébellion, les conflits fonciers, les déguerpissements et la désolation qu’ils entraînent dans leur sillage, etc sont les axes majeurs de ce grand oral des ministres Yamoussa Camara et Moussa Sinko Coulibaly.

Le député Mamadou Diarra

Au titre des questions adressées au ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, le Colonel Moussa Sinko Coulibaly, le bouillant député URD élu en commune II du district de Bamako se préoccupe du sort du foncier au Mali.

300 familles vont être déguerpies à Bougouba et près de 400 dans le quartier spontané de la Zone industrielle (Bougoufiéni à côté de Luna-Parc) au profit des commerçants. Est-ce pour cause d’utilité publique ? Quelle est la place des notables, des familles fondatrices de Bamako dans la gestion foncière de la commune ? Quelle solution immédiate préconisez-vous pour parer à ces injustices ? Dans tous les pays du monde, les ressources proviennent de la fiscalité foncière, du cadastre ; pourquoi jusqu’à présent, le Mali n’a pas mis en place une fiscalité foncière digne de ce nom ? “, a-t-il interrogé.

L’honorable Mamadou Diarra se préoccupera aussi des prérogatives du Gouverneur, du maire du district et du maire de la commune dans la gestion du foncier. Il ne manquera pas de déplorer le sort du fleuve Niger menacé de disparaître du fait de la spéculation foncière.

Il va, en outre, rappeler que selon la loi de la décentralisation, la gestion domaniale est du ressort de l’Administration territoriale et des Collectivités locales. Cependant, force est de constater que le droit de la gestion territoriale a tendance à disparâitre à travers les spéculations foncières, qui deviennent un fléau à Bamako. De telles situations insurmontables, estime-t-il, sont simplement préjudiciables à l’unité, à la cohésionnationale  et à la paix.

Dans la deuxième série des questions orales, l’honorable Mamadou Diarra fait remarquer que “le Mali est secoué par une crise sans précédent au Nord depuis le mois de Janvier 2012. Cette crise, qui se traduit par une rébellion injustifiée, un terrorisme généralisé et une agression internationale qui n’a que trop perduré”.

Et le député URD élu en commune II de faire un rappel historique : ” les Accords de Tamanrasset, les Accords d’Alger I et II et le pacte national ont révélé la mauvaise foi des rebelles. C’est pourquoi, depuis l’agression de la Libye, cette crise était prévisible mais hélas, hélas le monde entier a laissé tout simplement les bandits lourdement armés entrer dans notre pays et notre armée n’a guère été capable de les stopper. La conséquence est dramatique : des massacres aux génocides, des pillages aux viols en passant par la destruction du patrimoine, des exécutions sommaires et des mutilations etc… un vrai spectacle de désolation. Enfin, cette crise a conduit au putsch du 22 mars dont les conséquences sont également incalculables”.

Sans vouloir briser le tabou de la grande muette, le député Mamadou Diarra demandera alors à savoir si le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le Colonel-Major Yamoussa Camara peut décrire concrètement quelles sont les causes lointaines et les causes immédiates de cette rébellion au Mali.

Après les Accords de Tamanrasset et les Accords d’Alger 1 et 2, ne pensez-vous pas que le temps des négociations est révolu ? Pouvez – vous nous dire ici et devant cette auguste Assemblée et son peuple si notre armée est capable seule de reconquérir le Nord du Mali, si Non pourquoi et si oui comment ? Quel est l’effectif réel de notre armée aujourd’hui ? Quel est le bilan exact des pertes que nous avons enregistré depuis le début de l’agression ? Quel est l’état d’indemnisation des victimes de la rébellion au Nord ? “, questionne l’élu du peuple. Citant André Malraux, Mamadou Diarra dira ” l’âme de l’histoire, sous la cuirasse romaine comme sous la Robe de Gandhi, c’est la volonté “, avant de chercher à savoir à quand la fin du calvaire des braves populations qui sont abandonnées à leur sort?

Il faut préciser que selon nos informations de dernière minute, les questions orales adressées au ministre de la Défense devraient être reprogrammées pour une autre séance plénière.

Bruno D  SEGBEDJI

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2 COMMENTAIRES

  1. Comme nous sommes dans une période transitoire, moi à la place du ministre je ne vais pas repondre à des éelus qui n’ont aucun respect les couleurs nationales.Il est temps que les députés et les maires portemt le drapeau malien autour de leur cou.Le grand Sekou Touré a dit<>.La couleur verte de notre drapeau dit être placée au cou.C’est la colonne vertébrale qui supporte tout le corps.

    Merci les amis ennemis

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