Cascade de démissions autour de Dioncounda Traoré : Mr Mahamadou Diakité et Mme Oumou Traoré claquent la porte de l’Adema

0
2

Après la démission, pour le moins fracassante, de Soumana Mory Coulibaly, 7e vice président de l’Adema, c’est au tour de Mme Oumou Traoré et de Mahamadou Diakité de rendre le tablier.

 

La première est membre du Comité Exécutif du parti et non moins secrétaire générale du Mouvement National des femmes de l’Adema ; tandis que le second, un membre influent de la Commission Centrale du contrôle financier.

 

Ces démissions sont symptômatiques de l’atmosphère délétère qui règne au sein du parti. Le malaise des « Abeilles » est à lier à la gestion, jugée cahotique, du parti et de ses caisses.

 

D’autres démissions pourraient, dit –on, intervenir dans les jours, voire les semaines à venir. Un coup dur pour Dioncounda Traoré, candidat du parti à l’élection présidentielle, dont le premier tour est prévu pour le 29 avril prochain.

 

« Pour être en phase avec mes propres principes et par respect pour les textes du parti, mais également pour mes camarades militants de la section VI qui m’ont fait confiance en me donnant mandat pour les représenter au Comité Exécutif et au Bureau National du Mouvement des Femmes, je me vois dans l’obligation de vous présenter ma démission de tous les organes du parti et du mouvement des femmes », écrivait Mme Oumou Traoré dans sa lettre de démission.

 

Datée du 16 janvier dernier, cette lettre a été lue, le 18 janvier, à sa demande et en sa présence, devant les membres du Bureau National des Femmes de l’Adema.

 

Mme Oumou Traoré n’a pas encore révélé quel parti ou candidat elle soutiendra à cette présidentielle. Mais, ajoute t –elle, elle poursuivra ses activités politiques, qui seront guidées, cette fois –ci, par des considérations personnelles. « Dans les jours à venir, je pourrais être amené à poser des actes politiques qui seront guidés par des considérations personnelles », poursuit –elle dans sa lettre de démission. Et d’ajouter, le ton ferme : « Je ne voudrais pas que ces actes, qui relèvent d’une conviction profonde, soient perçus comme d l’indiscipline, vis à vis de l’Adema –PASJ, ce parti pour lequel j’ai donné le maximum de moi –même et qui, en contrepartie, m’a rapporté beaucoup », a-t-elle poursuivi, en espérant que sa « décision soit comprise par les camarades militants de la section » ; tandis que pour Mahamadou Diakité, membre influent de la Commission centrale du contrôle financier du parti, sa démission s’explique par les « mutations sectaires » en cours au sein de l’Adema.

 

« En ne voulant en aucun cas, être complice de la mutation section qui s’affirme, de jour en jour et à la liquidation de l’idéal des bâtisseurs de notre Ruche, je vous offre ma démission de toutes mes responsabilités et de toutes les structures de l’Adema », explique t –il dans sa lettre de démission adressé au Comité Exécutif du parti, il y a deux jours.

 

Selon une source proche du parti, d’autres démissions pourront intervenir dans les jours, voire les semaines à venir.

A l’en croire, les membres du Comité Exécutif –A quelques rares exceptions –seraient très remontés contre Dioncounda Traoré, candidat du parti à l’élection présidentielle.

 

A l’origine de leur désaccord, la gestion cahotique du parti publique accordée au parti.

« C’est pour cela que, en 2011, certains de nos camarades avaient demandé aux contrôleurs financiers de s’intéresser au cas Adema », assure notre source.

 

S’y ajoute le non –respect de ses engagements par le président et non moins candidat du parti à l’élection présidentielle : « Pour que Iba N’Diaye désiste aux primaires, Dioncounda Traoré lui avait promis de lui céder la présidence du parti. Après son investiture, il a refusé de déléguer la présidence du parti à Iba N’Diaye. Contrairement, à ses engagements », dit –elle.

Le climat délétère, qui règne dans la Ruche, semble avoir atteint le point de non retour. D’autres démissions, et non des moindres, pourront intervenir dans les jours, voire les semaines à venir.

C’est le cas de cet influent membre du Comité Exécutif de l’Adema, qui a requis l’anonymat. Sa démission, nous a-t-il dit, n’est plus qu’une question de jour.

Oumar Babi

 

 

NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.