Cheick Keïta lors du lancement de la campagne de l’UDA à Kayes : “Le Mali a un véritable problème de gouvernance sans lequel il serait difficile de jeter les bases d’un vrai développement”

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C’est sous une forte pluie que la salle Massa Makan Diabaté de Kayes, pleine à craquer, a abrité, hier, la cérémonie de lancement de la campagne du candidat de l’Union pour la démocratie et l’alternance (UDA), le colonel Cheik Keïta. Pour la circonstance toutes les communes du cercle de Kayes et tous les cercles de la région étaient représentés. A ceux-ci s’ajoutent une forte délégation du parti venue de la France, des régions de Ségou, Koulikoro, Sikasso et de Bamako.

 

udaC’est vers les coups de 11 heures que la délégation du porte étendard de  l’UDA a franchi le seuil du centre de spectacle Massa Makan Diabaté.

 

 

Pour Mamadou Moctar Sow un membre de la coordination nationale, le choix porté sur la capitale des rails pour ce lancement n’est pas fortuit car, selon lui, le candidat est un natif de Kayes. Donc, il est venu se confier aux esprits de ses ancêtres. A ses dires, ils resteront mobiliser jusqu’à la victoire finale de leur candidat. Selon lui, le slogan pour cette campagne électorale est “ensemble pour relever les défis qui se posent à notre nation“. L’occasion a été mise à profit par M.Sow pour expliquer l’emblème du parti. Pour lui, la main fermée symbolise l’union, la couleur bleue symbolise l’eau et le vert représente la richesse du sous sol malien.

 

 

Prenant la parole le secrétaire général de la section de Kayes, a rendu grâce à Dieu  que l’UDA est passée d’un rêve à une réalité pertinente. Selon lui, la création de l’UDA est un formidable défi. Cette concrétisation va leur permettre de franchir les multiples obstacles qui ont jalonné tout le chemin du lancement de la campagne. Il a lancé un appel à toute la population de Kayes de se mobiliser pour le retrait des cartes NINA. Car, il est impossible de voter sans ce document précieux.

 

 

Pour le vice président du parti, Dr Abdoul Karim Simaga, pour la construction d’un Mali de paix et de justice sociale n’est possible qu’avec la participation massive des Maliens aux prochaines élections. Il a demandé aux militants de l’UDA d’aller voter pour assurer la victoire à Cheik Keïta le soir du 28 juillet.

 

 

Le représentant de l’UDA en France, Ousmane Diarra a déclaré qu’il est impensable qu’un Malien soit indifférent face à l’état de dégradation de notre pays. Selon lui, c’est ce qui explique son soutien à Cheik Keïta. A ses dires, avec le candidat de l’UDA le changement de comportement est possible. Au chapitre des témoignages, le représentant de la jeunesse de Bamako, Ibrahim Tangara a déclaré que les jeunes ont été longtemps piétinés et marginalisés par les hommes politiques avec des fausses promesses et ce temps est terminé grâce à la politique menée par le colonel.

 

La représentante des femmes entrepreneurs de Kayes, N’dèye Traoré a, elle aussi, demandé aux femmes d’abandonner leurs boutiques et commerces pour aller retirer le précieux sésame afin de voter pour Cheik Keïta le 28 juillet prochain.

 

 

Les transitaires ont voulu imprimer leur marque à la cérémonie à travers le témoignage de leur représentant, Dramane Doumbia. Selon lui, en plus de vingt ans d’exercice de la fonction de transitaire, il n’a jamais rencontré un chef aussi attentionné que le colonel Cheick Keïta.

 

 

A le croire, le candidat de l’UDA peut diriger le Mali dans la dynamique du changement.

 

 

Faisant l’analyse de la scène politique, le candidat du parti a été clair “tous les 28 candidats retenus pour les élections présidentielles ont prèsque les mêmes programmes’’. Suite à cette remarque, il a demandé à la population de la capitale des rails d’aller voter pour le candidat qui respecte sa parole donnée. Selon lui, la région de Kayes peut être une région autonome si les ressources sont biens gérées.

 

 

Parlant du chômage, Cheick Keïta dira que seul le développement de l’artisanat peut contribuer à la diminution du taux de chômage.

 

Selon l’ex-directeur général de la douane, le premier acte qu’il faut poser est d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens sur toute l’étendue du territoire national. A le croire, le Mali a un véritable problèmes de gouvernance sans lequel il sera difficile de jeter les bases d’un vrai développement.

 

Boubacar PAITAO

*Envoyé spécial à Kayes

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