Cheickh Bougadari Traoré, dans les starting- blocks de la présidentielle

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 Samedi dernier, le Centre International de Conférence de Bamako(CICB) a abrité la cérémonie   d’investiture  de  Cheikh  Bougadari  Traoré dit « Bouga », fils de celui qui, pendant 23 ans durant, a dirigé   le Mali d’une main de fer : le Général   Moussa Traoré. Hormis Choguel  Maiga, président du « parti du tigre » aucune figure    politique n’a  effectué  le déplacement.

 

Apres avoir rendu hommage à sa mère, Oumou Sissoko, décédée il ya quelques mois, le président de la Convention Africaine pour le Renouveau (CARE)  n’est pas allé avec le dos de la gamelle pour fustiger le comportement  peu orthodoxe de la classe politique. Pour lui, 52 ans d’indépendance dont 20 ans de démocratie n’ont rien apporté au peuple malien, obligé de prendre, encore et toujours, son mal en patience. 

 

Aux dires du candidat, ceux qui ont mené le combat de mars 1991, pour l’avènement du multipartisme, ont détourné la victoire du peuple à leur seul profit,   entrainant ainsi le pays dans l’abîme.  Il n’occulte pas le monde rural, qui supporte le lourd fardeau des impôts mais qui, en revanche, ne reçoit rien. Abordant la crise qui secoue le septentrion Malien, il, met en cause l’Etat qui, dit- il, est faible. Et le candidat de plaider pour un Etat fort, capable de s’assumer. Tout en optant pour le dialogue, il rappelle le caractère sacré de l’intégrité territoriale, qui n’est pas négociable. Selon le candidat de la CARE, c’est le destin du Mali qui  se jouera en 2012. Et pour ce faire il a invité ses militants à resserrer les rangs autour de leur candidat.

Avant de se déclarer candidat à l’élection présidentielle, dont le premier tour est prévu pour le 29 avril prochain.

 

Badou S. Koba                         

 

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