De quoi je me mêle : Sortez-nous un candidat métis Sonraï-Dogon !

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Les voies du Seigneur – des pauvres contribuables que nous sommes  sont insondables. Fasse que le ciel nous envoie cette année un métis Sonraï-Dogon parmi la dizaine de candidats à la présidentielle. Une espèce qui ne court pas les rues, m’a-t-on dit.

Les Dogons habitués au « tô » des Falaises, ceci expliquant la consistance de la précieuse boule qui se prend dans une sauce d’oseille nature ne comprennent pas que les Sonraï se plaisent à danser le Takamba qui tiendrait à des contorsions de vers de  terre et sans une goutte de transpiration.  Pourtant la force Dogon et la subtilité Sonraï dans le même homme et pour la présidentielle d’avril 2012, c’est ce qu’on veut et là on ne cherche pas à nous mêler des histoires de Kafougouna. 

Et c’est possible si on consulte Bocary Guindo qui, alors Gouverneur de Gao, expliquait la différence entre le Dogon qu’il est et son public de Sonraï.  Un sourire malicieux sur les lèvres, il nous livra cette histoire.  Ouvrez les parenthèses !  « Un Sonrai qui avait une grande réputation de courage et qui aimait s’en vanter promit un jour devant son village de mettre fin à la dictature d’un coupeur de route qui terrorisait tout le bled. Il s’arma de sa lance et demanda à sa femme émerveillée de le suivre pour être le seul témoin oculaire de son exploit.

Le couple prit donc la route où le bandit avait son repaire. Trente minutes plus tard, un monumental colosse sortit des bois, s’arrêta au milieu de la route et ordonna à la femme terrifiée de venir jusqu’à lui. Ce que la femme fit en tremblant. «Quel est votre nom » demanda t-il. Fatimata répondit-elle. « Heureusement, reprit le géant, que tu portes le même nom que ma mère, sinon… et toi  l’homme viens jusqu’ ici ». Le mari s’exécuta, angoissé. « Comment t-appelles-tu au juste ? », s’enquit le coupeur de route. « Moi c’est Mahamane. Mais au village tout le monde m’appelle Fatoumata, fit le mari inspiré». Le géant se tordit de rire et laissa passer l’homme qui était venu l’abattre ». Fermez les parenthèses. Surtout ne passez pas votre temps à rire car les élections sont prévues pour le mois du poisson d’avril.                                                                                          

Adam Thiam


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