Janjo : Samuel Sidibé : Pour un «Conservateur» acquis à l’innovation

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Sa délicate silhouette n’arpentera plus les allées du Musée national ? Il ne sera plus là pour entretenir ses hôtes de sa gaité permanente ? Il ne sera plus là pour couvrir et ouvrir les jeudis du Musée ?  Personne ne doit parier là-dessus. Car la retraite administrative est une chose, la retraite tout court une autre. Samuel Sidibé  ne saurait d’ailleurs partir. Ili s’identifie au lieu. Il l’a habité, déroulé, développé, imposé.

Au départ, un projet noble il est vrai, mais un projet tout de même et, au jour d’aujourd’hui,  un « must » de la capitale avec  plus 35 000 pièces selon les connaisseurs, de même qu’un espace de rencontre incontournable pour la jeunesse.  L’expertise déterminée du grand professionnel passera par là.

En fait, Samuel, c’est d’abord cette passion fusionnelle pour son job alliée à une claire conscience de la diplomatie culturelle pour un pays peut-être pauvre en économie mais absolument riche en civilisations.

Janjo pour lui pour  les décennies d’engagement et d’abnégation ! Janjo pour lui pour les kilomètres parcourus au-dedans ou au dehors, ces longues distances abolies pour affirmer le Mali ! Janjo pour lui pour les complicités nouées et partagées au nom de la culture et au nom du Mali ! Janjo pour un grand monsieur qui, sans doute, restera des jeudis musicaux, de la biennale photographique et de toutes ces belles initiatives qui ont donné au Musée national sa superbe personnalité !

Adam Thiam / maliweb.net

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9 COMMENTAIRES

  1. Pendant tout ce temps aucune personne n’a été formée pour assurer la relève?
    Ou bien ce poste était truffé de fétiches comme le Santoro de San ou la case
    du Hogon des Dogono?

  2. Merci Adama THIAM,
    ton article vaut mieux que les coups de trompettes aux morts et décorations à titre posthume.

  3. – Au moins un qui aura compris qu’en plus des nécrologies, qu’il est d’autant plus important de reconnaître à titre anthume la valeur des personnes de leur vivant et des actes qu’ils auront posés, évitant ainsi les titres posthumes dont nos dirigeants ont l’art de décerner…

  4. Merci pour les grands services rendus à notre culture et pour ta rigueur exceptionnelle dans le travail, Sidibé.

  5. Toujours au four et au moulin. Merci pour l’innovation et l’espoir suscité pour l’accompagnement des artistes.

  6. Le Mali se fiche pas mal des hommes graves comme çà, le Mali préfère les menteurs, le tricheurs, les plus grands voleurs en bandes organisées, les corrupteurs et les bandits de grands chemins. Du courage pour cet grand homme qui maitrise et aime son domaine de travail. Il mérite beaucoup de décoration et de distinctions pour dire à la postérité “cet homme est grand”.

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