L’œil de Sonia : Nos émotions sacrifiées

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Il faut vivre avec son temps même si celui-ci ne nous convient pas sinon on est foutu. Mais, la frénésie du numérique est-elle vraiment profitable au peuple ? S’il est évident que l’on ne peut plus s’en passer, je reste très pessimiste par rapport à cet outil qui tue petit à petit le relationnel.

J’ai connu l’avant et l’après et je peux vous dire que nous étions bien plus heureux avant sans cette technologie qui nous empoisonne à petite dose. C’est un robot sans cœur qui s’empare de nos cerveaux pour ensuite nous éloigner de tout ce que l’on peut ressentir, notamment nos émotions.

Je n’ai plus de contrôle sur ma vie, car tout est informatisé, enregistré dépouillé, etc. C’est bien pour cela que je m’éloigne de plus en plus de ce monstre pour retrouver un sens à ma vie, mes priorités, mes désirs, mes objectifs. Beaucoup d’entre nous ne savent même plus pourquoi ils sont sur terre étant donné que chaque jour de leur vie est déjà réglé comme du papier à musique.

On se lève tous les matins pour s’engouffrer dans un métro plein à craquer et ainsi se rendre à notre travail. Un travail nécessaire pour pouvoir vivre mais qui va nous tuer à petit feu car c’est la performance qui compte, sinon c’est l’éjection.

La performance ! Voilà le maitre-mot qui est en train de diriger notre société à la baguette sans la moindre émotion. Celui qui travaille n’a pas le droit à la moindre erreur. Pis, il doit remplir toutes les conditions que son employeur lui demande, c’est-à-dire être hyper performant sinon on se retrouve à la porte. Et sans emploi, pas de salaire.

J’exagère un peu mais pas tant que cela, car nous sommes dans cette course sans fin où il est impossible de s’arrêter pour souffler un peu. L’outil Internet n’a fait qu’accentuer ce phénomène où nous ne sommes plus maîtres de notre destin. Avant on travaillait pour faire tourner une entreprise, on était un maillon de la chaîne qui permettait que cette entreprise fonctionne, on était donc revalorisé par le poste que l’on occupait et qui était nécessaire au bon fonctionnement. Maintenant, ce n’est plus le cas. L’employé est juste un numéro parmi tant d’autres et il n’est plus indispensable à l’entreprise.

L’employé est manipulable à souhait et une fois que l’on n’a plus besoin de lui, après l’avoir pressé jusqu’à la dernière goutte, on le jette comme un détritus sans le moindre remerciement, la moindre faveur. Alors, oui nous avons une technologie de pointe (Internet, le numérique…). Mais, au final, elle ne profite qu’à ceux qui en ont le moins besoin au détriment de ceux qui sont plus dans ce besoin.

Voili, voilou !

Sonia

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