Cissé Mariam Kaïdama Sidibé : Une véritable absente

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Dans notre dernière parution nous évoquions les tares du gouvernement actuel, à commencer par le premier des ministres. Cette équipe dont la feuille de route était pourtant assez claire et qui avait suscité tant d’espoirs se trouve aujourd’hui incapable de venir à bout du plus petit des soucis de nos populations.

Il ne sert à rien de se voiler la face : le pays va mal ; le Mali traverse une crise sans précédent. Le Nord, la famine, les contestations syndicales, estudiantines, le futur référendum contesté etc. Est-on vraiment gouverné ? Ou doit-on penser que nos gouvernants se soucient peu de trouver des solutions à nos difficultés, à commencer par le Chef du gouvernement ?

Elle qui a vu sa nomination saluée par nombre de nos compatriotes à l’intérieur comme à l’extérieur ; elle qui a vu la communauté internationale toute heureuse de constater que c’est désormais une femme qui préside aux destinées de l’exécutif au Mali ; elle a tout simplement déçu tout ce beau monde. En tout cas, tous ceux qui croyaient en elle et pensaient qu’il fallait au moins lui donner une chance.

Elle en a eu de la chance. Seulement, il est incapable d’apprendre à une grenouille à grimper aux arbres. C’est le constat amer que ses propres collaborateurs ont pu faire quelques jours seulement après sa prise de fonctions. Ceux qui gênaient quelque peu ont été purement et simplement remerciés à travers une purge ethnico-politique. Du  jamais-vu dans notre pays !

Seuls des proches de Madame ont droit à occuper des fonctions au sein de la Primature et pendant ce temps, c’est le directeur de cabinet adjoint qui est devenu le véritable patron de cette institution qui est censée gérer tout un gouvernement. C’est lui qui décide de tout, faisant même ombrage à son patron de directeur. Allant jusqu’à exiger -dit-on- à ce qu’il lui soit donné le bureau du chef de cabinet.

L’homme serait également impliqué dans la gestion opaque que confuse d’un budget de communication d’un montant de 128 millions FCFA. Pire, on pense que lui et le PM travailleraient pour un candidat à l’élection présidentielle de 2012, en l’occurrence un ressortissant du Nord et qu’ils financent même des missions à l’intérieur comme à l’extérieur dans ce cadre.

C’est ce qui marque l’absence -pas sur le petit écran, mais dans ses véritables fonctions-  de Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé. Cette dame peut-elle franchement organiser des élections ? Le doute est véritablement permis. Et il faut croire que non. Avec ce qu’elle a prouvé, compte tenu de tout ce que représente la prochaine présidentielle en termes d’enjeux, fermer les yeux et la laisser l’organiser, c’est nous emmener tout droit dans une crise post-électorale avec des conséquences incalculables.

À suivre.

Moussa Touré

 

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