Clash des politiques au Mali : De l’élitisme aux fantasmes

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Alors que le Mali retrouve progressivement la quiétude, et que les partenaires financiers reprennent leur coopération, surtout que le monde entier se mobilise pour aider notre pays à recouvrer son intégrité territoriale, d’autres choisissent ce climat apaisé pour semer le désordre.

Si tout va bien, en avril 2013, le Mali aura un nouveau président certainement plus proche du petit peuple, mais qui ne sera pas forcément cet homme sur qui la Franceafrique aura main mise. Selon nos informations, une réunion de crise s’est tenue en France. « Les frères » français sont inquiets de la montée en puissance des religieux qui ont affaibli de facto la classe politique totalement à terre. Le pouvoir qui a été retiré à leur co-sectateur ATT sans coup férir, risque d’échoir à un quasi inconnu. Sinon au meilleur des cas, à Ibrahim Boubacar Kéïta qui n’est pas la même obédience qu’eux, peut être le prochain président du Mali. Auquel cas donc, les maçons perdraient le Mali au moins pour cinq ans !

Ainsi, d’imminentes personnalités fines connaisseuses d’Afrique, dont justement Gilles HOLDER, Français d’origine juive (bien connu au Sénégal, au Mali et au Niger), sont désignées pour définir les stratégies de reconquête du pouvoir. Notre source est formelle, lors de ladite réunion tenue courant octobre 2012, après une profonde analyse, une alternative et deux pistes ont été trouvées.

L’alternative, c’est  soit faire remplacer l’actuel premier ministre par « un autre frère ». Le nom de SoumeylouBoubèyeMaïga est avancé ; soit laisser Cheick Modibo continuer et perdre tout contrôle sur les futures élections.

Les deux pistes :

1-         Soit faire éclater le Haut Conseil Islamique du Mali ; ou alors il faut mourir, politiquement parlant

2- Abattre IBK et le Chérif de Nioro, tous deux proches de Kati, reste la seule voix susceptible de reprendre le contrôle des affaires.

Pour couler le HCIM, ils auraient dit qu’Ousmane Madani Haïdara pourrait faire leur affaire. « Il est populaire mais intellectuellement limité », attestent les comploteurs. Il faut le monter contre Dicko plus intelligent et difficile à manipuler.

Pour commencer le boulot, « une équipe de spécialistes » se pourfendent dans la presse dans deux articles cosignés par Boubou Cissé, économiste à la Banque mondiale; Joseph Brunet-Jailly, économiste et Gilles Holder, anthropologue (CNRS) Les textes sont publiés dans le quotidien français « Le Monde » dans sa parution du 25.10.2012.

Ces articles distillés par les états-majors politiques au Mali etait largement diffusés dans la presse malienne la semaine dernière.

Tout le monde en prend pour son grade, la presse qualifiée d’aigrie, un premier ministre et un président imposés par un médiateur à la peine…

« Au-delà des aigreurs qu’exprime la presse… ». «Voila pourquoi dans ce pays, personne ne dispose plus la moindre autorité légitime ». D’autres articles suivront cette semaine faisant la promotion de leur éventuel premier ministre.

Par personnes interposées, ils sont parvenus à induire une partie de la presse en erreur. Elle sera malgré elle, le vecteur d’une information mensongère, selon laquelle Mahmoud Dicko (wahhabite) et Ousmane Madani Haïdara (malékite) sont à couteaux tirés. Ils vont jusqu’à dire que Haïdara est sur le point de quitter le HCIM.

Heureusement, celui qu’ils pensaient être « le moins intelligent »  a compris la cynique manœuvre. Il choisira la presse lors de la Zia-ara de Tamani pour dire qu’il est, et reste membre du Haut Conseil Islamique du Mali. Ceux qui pensent que le pouvoir est leur propriété exclusive au Mali les «élitistes», ne lâcheront pas prise facilement. Spécialistes de tous les fantasmes, ils tenteront tout à leurs risques et périls. Ils feront tout avant de rendre l’âme, (car c’en est fini pour eux politiquement).

Dans un dernier sursaut, ils iront jusqu’à raviver le conflit Wahhabite, même s’il faut brûler ce qui reste du Mali.

A leur entendement, diviser les musulmans maliens en disloquant le Haut Conseil, reste à leurs yeux la seule solution pour assouvir leur insatiable soif politique. Ils se trompent comme leur vénéré Lucifer.

Par A.K. Dramé,  Journaliste indépendant

SOURCE:  du   12 nov 2012.    

6 Réactions à Clash des politiques au Mali : De l’élitisme aux fantasmes

  1. Malibah

    nerci Mr le journaliste pour cet info…Les Maliens ont compris les complots desces politiciens…

  2. diarra seidou siratigui

    Antoum c’est ton père qui est lakassa dé

  3. Ntiarakataa!!!

    Dramé, c’est toi qui es un danger pour ce pays. Même si tu as la liberté de t’exprimer, sa ne se fait pas comme cela.

  4. Mande Boukari

    A.K.DRAME, DE QUELLE ECOLE DE JOURNALISME TU ES SORTI? DECIDEMENT CEUX QUI T’ONT FORME ONT OUBLIE QUE TU N’ETAIS QU’UN NULLARD.
    TU CROIS QUE LE JOURNALISME EST AUSSI FACILE? RETOURNE A L’ECOLE AU LIEU DE CREER DES MEDISANCES DE TOUT BORD.

  5. saidi

    du blabla one ne vfeut ni d ibk ni de kati encore mouins de Dicko vive le Mali !!

  6. Massaye

    Politique fiction sans aucune vérité .
    La désinformation est devenue la source journalistique de Challanger. Où sort-il une telle information? Une supitation de quelques fantasmes devient une information de soit disant de journalistes indépendants. Ces journalistes sont, à mon avis, dépendants. Soyez sérieux et donnez-nous la bonne information. Vous croyez que nous sommes au moment de la guerre froide où les Focard et compagnie agissent en coulisse pour faire et défaire les dirigeants africains ? La période de la France-Afrique est révolu . Votre article est une insulte pour le peuple malien qui en vingt ans a décidé pour lui des hommes devant lui conduire. Arrêté vos balivernes.