Collectif «Touche pas à ma constitution» : Une marche prévue le 8 février 2012

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Pour mieux édifier l’opinion nationale et internationale, le Collectif ¨Touche pas a ma constitution¨ a organisé ce samedi 28 janvier 2012 à la Maison de la presse  une conférence débat dont le thème était : ¨ Inopportunité de la reforme constitutionnelle¨. La dite conférence était animée par Me Mamadou Gaoussou Diarra. Etaient également à cette conférence plusieurs cadres qui  protestent contre le projet du président de la République : Mme Sy Kadidiatou Sow,  Me Amadou T Diarra, des Associations et ONG et forte mobilisation de la jeunesse.

Le but de ce collectif, composé des syndicats, partis politiques, associations et organisations de la société civile, est d’arrêter toutes les reformes institutionnelles, à commencer par la révision constitutionnelle qui sera soumise à referendum le 29 Avril 2012. Le conférencier du jour, Me Mamadou Gaoussou Diarra,  a insisté sur le sens de l’histoire de progresser jusqu’au bout de la victoire. Le contexte du débat était centré sur la participation du citoyen aux élections et sa préoccupation pour le réforme. Me Diarra a surtout évoqué le problème de l’endettement public, le couplage  qui porte un problème juridique sur les élections, l’article 3 de la nouvelle Constitution qui met en  cause la participation des femmes à l’élection présidentielle  qu’il qualifie d’une phrase de trop,  voire contradictoire. Il a aussi déploré la lenteur de la divulgation du projet de la nouvelle Constitution.

Au cours de la conférence, des intervenants comme Mme Sy Kadidiatou Sow, Daniel Tessougué, Sékou Diarra, Dr  Bocoum, Me Sanata, Hamey Cissé, Bakary Camara, ont apporté des contributions en termes d’idées utiles, enrichissant ainsi le débat.

Me Amadou T. Diarra propose de changer le nom du collectif pour qu’il ait plus d’adhésion à la cause commune, sans jamais oublier son origine. Selon lui, on sert l’argent pour asseoir le pouvoir de prendre en compte la charte de Kurukanfuga. M. Ousmane M. Touré, président du Mouvement de la nouvelle  jeunesse africaine affirme «qu’il y a peu d’affluence, règne une confusion totale pour le mouvement démocratique, pendant que le chômage grimpe devant nos portes»

Au finish, le conférencier se dit incompétent de répondre à certaines questions pertinentes  qui mettent en cause l’intégrité du territoire. Les mots du président du collectif, M. Amadou Diakité,  ont mis fin au débat en rappelant aux et aux autres qu’une marche pacifique sera organisée le 8 Février 2012 à Bamako.

Gerard Dakouo

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