Concertation sur la crise sécuritaire au Nord-Mali : Le PARENA dénonce des complaisances coupables

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Le parti pour la renaissance nationale (PARENA) a organisé, le week-end dernier à l’Hôtel de l’Amitié, une grande concertation des organisations sociopolitiques du Mali sur la crise sécuritaire dans la bande sahélo-saharienne. Cette rencontre de deux jours a ouvert ses portes, le samedi 10 décembre, sous la présidence du président du PARENA, Tiébilé Dramé, en présence de plusieurs personnalités dont le président de l’Assemblée nationale, Pr Dioncounda Traoré, des députés dont ceux membres du comité parlementaire sur le Nord, récemment  en  mission dans la zone et de nombreux experts et élus des régions septentrionales du pays. Pour le premier responsable du parti du bélier blanc, des complaisances multiples sont pour quelque chose dans cette insécurité galopante au Nord-Mali.

Cette rencontre avait pour objectif d’apporter une contribution au "protocole médical destiné à soigner les maux qui minent notre espace commun qui,  il n’y a pas longtemps, réservait la quiétude et une généreuse hospitalité aussi bien à ses habitants qu’à ceux qui venaient de loin nous rendre visite pour admirer la beauté de nos contrées", a déclaré Tiébilé Dramé à l’ouverture de la rencontre.

Et le président du PARENA d’indiquer : "Outre les menaces de grave famine qui pèsent sur la région, le Sahel est,  aujourd’hui,  la  principale victime de l’accélération de l’histoire dans le monde arabe,  la principale victime des dégâts collatéraux de la crise libyenne. Le fardeau est devenu pesant, lourd, trop lourd…. "

Pour le leader du parti du bélier blanc, qui est  prompt à organiser des rencontres d’échanges sur la situation au Nord, les autorités, la classe politique, la société civile doivent avoir le courage de reconnaître que "le Sahel est malade des décisions non prises quand il le fallait, des complaisances multiples, de renoncements et de l’accumulation des problèmes non gérés qui nous rattrapent".

Les activités d’AQMI, à en croire M. Dramé, les rapts d’étrangers libérés contre rançon, le trafic d’armes et de drogue sont, entre autres, les fléaux  qui gangrènent le Sahel. Avec le trafic de cocaïne, des côtes latino-américaines à celles de l’Afrique, a-t-il expliqué, le Sahel est devenu une plaque tournante des cartels alliés aux mafias locales.

"Entre 2004 et 2010, les chiffres les plus conservateurs estiment à  50 tonnes  la quantité de cocaïne traitée qui aura transité par le Sahel. A 40 000 euros le kilo, (puisque c’est l’Occident la destination de cette marchandise), on parle d’une masse monétaire de 2 milliards d’euros soit 1300 milliards de francs CFA.  Plus du budget annuel de plusieurs pays de la Cedeao " a précisé le leader du PARENA.

A la clôture de la rencontre, dans l’après-midi du dimanche 11 décembre, plusieurs recommandations ont été formulées et seront transmises à qui de droit pour une résolution rapide de cette crise qui n’a que trop duré.

 

Bruno D SEGBEDJI


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