Concertations nationales : La Commission d’organisation souhaite une participation du FDR

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« Les responsables du FDR nous soupçonnent, mais, il n’en est rien. Allez leur dire qu’on a rien derrière la tête, qu’ils viennent qu’on fasse les concertations nationales  pour le Mali ». C’est en substance, le message que le Professeur Oumar Kanouté, Président de la Commission nationale d’organisation des concertations nationales des forces vives du Mali et non moins Directeur de cabinet du Premier ministre, a lancé pour inviter les leaders du FDR, à venir occuper leurs places aux assises nationales qu’il a annoncé pour les 26, 27 et 28 novembre 2012, au CICB.

Depuis sa mise en place, la Commission nationale d’organisation des concertations nationales des forces vives du Mali, était devant la presse le 17 novembre 2012, à la Maison de la Presse. La conférence a été animée par son Président le Professeur Oumar Kanouté, Directeur de Cabinet du Premier ministre et non moins secrétaire général du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR). Le Professeur Oumar Kanouté a rappelé que depuis le 22 mars 2012, le Mali traverse une phase difficile de son histoire caractérisée par une crise multiforme. Selon lui, au plan sécuritaire, le pays est divisé et les 2/3 du territoire sont occupés par des groupes armés rebelles et terroristes. Mais, pire, au plan institutionnel, il dira « la Constitution du 25 février 1992 a montré ses limites ». Selon lui, « les délais qu’elle prévoit pour l’organisation de la transition (21 jours au moins et 40 jours au plus) n’ayant pu être tenus, s’est ouverte alors une période d’incertitude et de confusion institu- tionnelle ». Qu’à cela ne tienne, il a rappelé que le 1er avril 2012, le CNRDRE a signé avec la CEDEAO, l’engagement solennel, prélude à l’accord-cadre du 6 avril 2012.  Selon lui, cet accord qui organise la transition  au Mali, a déclenché le processus de retour à l’ordre constitutionnel par la mise en œuvre des dispositions de l’article 36 de la Constitution du 25 février 1992. « Il a permis l’investiture d’un Président de la République par intérim, le Professeur Dioncounda Traoré, la nomination d’un Premier ministre disposant de pleins pouvoirs, Dr Cheick Modibo Diarra et la mise en place d’un Gouvernement de transition », a-t-il indiqué. Cependant, il a admis que nonobstant ces avancées notables, des difficultés institutionnelles et sécuritaies persistent.

« Les insuffisances de la Constitution et de l’Accord-cadre susmentionnées nécessitent un cadre de concertation entre les forces vives de la Nation pour aboutir à des solutions consensuelles pouvant gérer la Transition », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter « Dans cette perspective, la tenue d’une concertation nationale des forces vives du Mali a été une forte demande formulée par diverses instances et organisations tant au plan national qu’international ». Pour preuve, il a cité : l’Accord-cadre du 6 avril 2012 en son article 6, alinéa 2 ; la déclaration solennelle des Forces Vives du Mali du 15 avril 2012 à Ouagadougou en son point 3 ; le Communiqué final du Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO tenu le 3 mai 2012 à Dakar, en son point 9 ; Les consultations des forces vives avec le Premier ministre et le Président de la République par intérim, les initiatives de concertation de certains regroupements et organisations, la rencontre entre les familles fondatrices de Bamako et les forces vives à l’initiative des femmes du Mali le 22 juillet 2012, la déclaration du Haut Conseil Islamique du Mali, les exigences quasi-unanimes de la Communauté internationale pour le retour à l’ordre constitutionnel. Selon lui, pour matérialiser cette volonté des forces vives du Mali, le Premier ministre a mis en place, le 15 août 2012,  un Comité technique chargé d’élaborer des avant-projets de Termes de Référence, de règlements intérieurs des Concertations nationales et de la Commission nationale d’organisation. Et, le 19 septembre, il procédait à la nomination des membres de la Commission nationale d’organisation des concertations, composés de représentants de l’administration, du Haut conseil islamique, les familles fondatrices de Bamako, de regroupements politiques que sont : COPAM, FDR, IBK-2012, CSM, MP22, cadre de concertation des femmes des partis politiques. Il a tenu à faire remarquer que les représentants du FDR ont réservé leur participation aux travaux de la Commission, en dépit des multiples relances du Président de la commission et les bons offices du Premier ministre et du Président de la République par intérim. Après une brève présentation du bureau de la Commission d’organisation et des sous-commissions, Pr Oumar Kanouté a indiqué que « l’objectif général est de doter le pays d’organes capables de conduire le recouvrement de l’intégrité du territoire national afin d’assurer le retour et le fonctionnement régulier de l’Administration publique et d’organiser des élections démocratiques, transparentes et crédibles sur l’ensemble du territoire ».  Mieux, il dira que les objectifs spécifiques consistent à convenir d’une feuille de route pour la période de la transition comportant, entre autres, l’acte fixant les modalités d’organisation et de fonctionnement de la transition, le délai et le chronogramme de la transition, les tâches opérationnelles à accomplir par les différents organes de la transition. Selon lui, la rencontre vise aussi à compléter les organes de la transition à travers la définition d’organes complémentaires de la transition et la définition des attributions de tous les organes de la transition et des relations fonctionnelles entre eux. « Les Concertations nationales dont les dates ont été fixées par le Président de la République par intérim aux 26, 27 et 28 novembre 2012, sont prévues au CICB », a-t-il indiqué. Avant d’ajouter que « nous devons tenir ces concertations pour que les maliens réapprennent à se parler, à se faire confiance et à redevenir unis plus que jamais face à l’adversité ». Il a conclu qu’il souhaitait que le FDR vienne aux concertations, mais si d’aventure, il ne devait pas participer, que les maliens sachent que la concertation se fera quand même, si non le pays est en danger.

Assane Koné

 

 

Une Réaction à » Concertations nationales : La Commission d’organisation souhaite une participation du FDR

  1. Dr ANASSER AG RHISSA

    RÉSUMÉ D’UNE LETTRE OUVERTE PORTANT SUR UN GUIDE ET UNE PLATEFORME DE CONCERTATIONS NATIONALES ET DE NÉGOCIATION POUR UNE SORTIE DURABLE ET HONORABLE POUR TOUS DE LA CRISE MALIENNE

    Bonjour,
    Cette proposition s’adresse à son Excellence Monsieur le Président par intérim du Mali, Dioncounda Traoré, à son Excellence Monsieur le médiateur de la CEDEAO pour la crise Malienne, à son Excellence Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement de transition du Mali, à Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs les responsables du comité d’organisation des concertations nationales et à tous les Maliens.

    C’est le résumé d’une lettre ouverte publiée sur internet, en particulier sur maliweb, tamtaminfo, agora21 et facebook.

    Devant la gravité de la situation au Mali induite par les crises institutionnelle, sécuritaire mais aussi économique, je me permets de vous écrire cette lettre ouverte pour vous faire :

    (1) une proposition portant sur la gouvernance, l’utilité des concertations nationales et la condition de sortie de la crise Malienne. Téléchargeable depuis le portail agora21, sur internet, elle est intitulée :

    [Proposition] GOUVERNANCE, UTILITE DES CONCERTATIONS NATIONALES ET SORTIE DE LA CRISE MALIENNE

    (2) une proposition de sortie, honorable pour tous, de la crise Malienne. Téléchargeable depuis le portail agora21, elle est intitulée sur internet :

    Mali : SECURISER LA POPULATION PUIS OPTER POUR UNE SORTIE DE CRISE HONORABLE POUR TOUS EN GARANTISSANT LA RECONCILIATION ET L’UNITE NATIONALES PAR UNE SOLUTION NEGOCIEE VIA UNE CONFERENCE GLOBALE DE COMPROMIS ENTRE MALIENS

    (3) une proposition d’un guide et d’une plateforme de concertations nationales et de négociation pour une sortie durable et honorable pour tous de la crise Malienne. Elle fait l’objet de cette lettre ouverte.

    Ces propositions ont été enrichies par les très nombreux échanges que j’ai eus sur internet, en particulier sur maliweb, essor, tamtaminfo, agora21, facebook, avec des milliers d’internautes au sujet des conférences nationales et de la solution à la crise Malienne. Je profite pour les remercier pour leurs contributions et leur engagement.

    Je propose un guide et une plateforme, qu’il est souhaitable que tous les Maliens utilisent, pour aider à résorber durablement la crise.

    Il est souhaitable qu’ils soient utilisés par le gouvernement de transition du Mali et le comité d’organisation des concertations nationales comme faisant partie des bases de discussions et comme Guide et Plateforme de concertations nationales et de négociation pour une sortie durable et honorable pour tous de la crise Malienne.

    Ce guide et cette plateforme peuvent aussi être utilisés par le médiateur de la CEDEAO pour la crise malienne comme plateforme de négociation.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER G RHISSA
    EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
    E-mail: Webanassane@yahoo.com