Conférence d’entente nationale : La CMA prend le terrain en marche

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Absente lors de la cérémonie d’ouverture, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) a repris hier sa place à la Conférence d’entente nationale (CEN).

Ouverte depuis le lundi 27 mars 2017, la CEN a enregistré le retour des ex-rebelles de la CMA qui avaient boudé  la cérémonie d’ouverture.  Un  retour obtenu suite à de longues tractations avec les émissaires algériens et de l’Onu qui ont fait des concessions à la Cma. Selon le porte-parole de la CMA,  Lahdab Mohamed, ” au départ la CMA n’était pas prête à participer à la CEN dans le 1e schéma,  c’est-à dire faire une conférence de 5 jours, rédiger  des recommandations et  ça  s’arrête là.

« Si nous sommes là aujourd’hui, c’est parce que nous avons reçu un certain nombre d’assurances de la part du gouvernement et de la commission d’organisation et nous pensons que c’est des préoccupations qui seront prises en compte “.  Et d’ajouter  qu’il y a d’énormes insuffisances dans l’organisation de cette CEN.  “Les militants de la CMA n’ont pas été suffisamment associés dans  l’organisation. Nous souhaitons qu’il y ait des consultations profondes à la base pour évoquer les véritables problèmes. Il faut que la CEN soit un processus qui ne doit pas se limiter  en cinq jours, la crise est tellement profonde qu’on ne peut pas en cinq jours prétendre apporter des solutions durables  “, a-t-il souligné.  M Lahdab d’ajouter que  ” la CMA est prête à aborder tous les sujets, mais d’une manière sérieuse profonde, sans aucun tabou “. Il reste à faire revenir l’opposition. Ce qui est loin d’être gagné d’avance.

Zié Mamadou Koné

Ils ont dit

Hamata Ag Elmeydi, chargé de communication du Congrès pour la justice dans l’Azawad

” La Conférence d’entente nationale est survenue à un moment où l’application de l’accord est en train de connaitre un problème sérieux, notamment la mise en place des autorités intérimaires à Taoudéni et à Tombouctou.. Cette Conférence d’entente nationale nous a, en quelque sorte, surpris à cette date-là.  Nous avons accepté de participer à cette étape qui est la CEN pour essayer à l’intérieur, de nous faire entendre et en même temps, discuter sur les problèmes qui sont là, pour qu’ensemble nous trouvions une solution définitive concertée entre les différentes parties”.

Lahdab Mohamed, porte-parole de la CMA

“Au départ, la CMA n’était pas prête à participer à la CEN dans le 1e schéma, c’est-à dire faire une conférence de 5 jours, rédiger des recommandations et  ça  s’arrête là. Si nous sommes là aujourd’hui, c’est parce que nous avons reçu un certain nombre d’assurances de la part du gouvernement et de la commission d’organisation et nous pensons que nos préoccupations seront prise en compte. Il y a d’énormes insuffisances dans l’organisation de cette CEN. La CMA est prête à aborder  tous les sujets, mais d’une manière sérieuse profonde, sans aucun tabou”.

Issa Boncana Touré, représentant de la jeunesse de Gao

“Le gouvernement a fait un pas dans le cadre du processus du dialogue pour la paix. Il fallait cette étape, tous les fils du pays réunis autour d’une même table pour discuter sur les problématiques de la crise. Nous avions voulu que toutes les couches soient représentées, mais malheureusement ce n’est pas le cas. Ce que nous entendons de cette CEN, c’est  l’implication effective de la jeunesse de Gao qui s’est toujours battue pour ce pays. Il faut que ces jeunes qu’ils soient des acteurs et que leurs propos soient pris en compte”

Zié Mamadou Koné

Stagiaire

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